Roland Lew : une bio-bibliographie partielle

, par LEW Roland, ROUSSET Pierre

Nous présentons ci-dessous une brève notice bibliographique concernant les publications de Roland Lew en français. Nous complétons progressivement cette bibliographie partielle.

Pour les ouvrages en anglais (ou éventuellement d’autres langues), voir : Roland Lew — A partial bibliography (English works and others).

Nous avons par ailleurs ajouté une « autoprésentation » de Roland Lew.

Roland Lew par lui-même

Roland lui-même a écrit sur lui-même - dans le texte sur l’autoémancipation sociale :

« Un mot encore sur l’auteur de ces lignes. Je viens d’une tradition socialiste de gauche, très jeune sioniste–socialiste (mais non stalinienne), je suis passé adolescent à la gauche socialiste belge (la Jeune Garde Socialiste), et de là au trotskysme, qui pour moi était un trotskysme luxembourgiste.

L’essentiel était pour moi moins le parti (je ne me sentais pas très léniniste) que le processus de l’auto-émancipation sociale, tel que je le comprenais, et surtout le méprenais, ainsi qu’un anti-stalinisme, raisonné et viscéral tout à la fois. C’est comme cela que j’interprétais (à tort ou à raison, je crois, en fait, à tort ET à raison) le message de mon organisation, et de sa figure de proue Ernest Mandel qui communiquait une passion (en partie inconséquente) pour tout ce qui concernait l’auto-émancipation sociale. Très jeune d’ailleurs je lisais Socialisme ou Barbarie, dont l’influence va s’imprégner en moi plus tard, mais fortement.

À l’approche de la trentaine, sans m’éloigner immédiatement de mes conceptions mi-luxembourgistes, mi-trotskystes, j’ai suivi un cheminement en dehors des organisations, participant à des activités de moins en moins militantes et de plus en plus intellectuelles, éditoriales. Je suis devenu un chercheur et un enseignant sur les réalités du socialisme, surtout de la Chine mais en continuelle comparaison avec l’URSS, de plus en plus sensible à la question de la continuité et de la discontinuité entre le socialisme historique du XIXe siècle (que j’avais négligé au départ) et le socialisme et le communisme réels au XXe siècle.

Je revenais inlassablement dans les sujets que j’abordais à la question de l’auto-émancipation, de ses difficultés, de son échec, ou pire, de son absence. Un constat qui est particulièrement frappant dans le cas du maoïsme, de la révolution chinoise, et plus encore de la République populaire, que j’ai traité dans nombre de cours et travaux divers.

Il restait, il reste à déplacer la question, à l’élargir, à revenir à son centre : le rapport entre émancipation et auto-émancipation sociale. »

Livres

— L’Intellectuel, l’État et la révolution, Collection « L’Homme et la société », L’Harmattan, Paris 1997, 350 p.
— Où va la Chine ?, Presses universitaires de France, Paris 1997.
— La Chine populaire, Presses universitaires de France, col. Que sais-je ?, Paris 1999.
— 1949, Mao prend le pouvoir, Seconde édition, Complexe, Paris 1999, 191 p. [La première édition date de 1981.]

Collectif

— C. Aubert, Y. Chevrier, J. -L.Domenach, C. -M.Hua, R. Lew, W. Zafanolli, La société chinoise après Mao : Entre autorité et modernité, Fayard, Paris 1986.
— « Masse et crise de société dans l’entre-deux-guerres : la question du totalitarisme et la nouvelle figure de la révolte » in Révolte et société. Actes du IVe colloque d’histoire au présent, Paris mai 1988, tome II, col. « Histoire au présent », Publications de la Sorbonne, pp. 222-230.
— « Régime, société et droits de l’homme à l’Est » in Centre d’action laïque, Guy Haarscher (ed.) Laïcité et droits de l’homme : deux siècles de conquêtes, Université de Bruxelles, Bruxelles 1989 (?), pp. 109-127.
— Membre du comité de rédaction de L’État de la Chine (sous la direction de Pierre Gentelle), La Découverte, Paris 1989. Auteur de deux contributions : « Les cadres, un monde devenu instable » (pp. 273-277) et « La classe ouvrière : quel statut demain ? » (pp. 276-279).
— Contribution à l’ouvrage collectif, Révision de l’Histoire. Totalitarismes, crimes et génocides nazis, Editions du Cerf, Paris 1990.
— « Chine », in Yves Lacoste (sous la direction de), Dictionnaire de géopolitique, Flammarion, Paris 1993, pp. 404-428.
— Michel Dreyfus, Bruno Groppo, Claudio Ingerflom, Roland Lew, Claude Pennetier, Bernard Pudal, and Serge Wolikow, Le Siècle des communismes, Les Editions de l’Atelier, Paris 2000. Roland Lew a écrit, seul ou en collaboration avec Michel Dreyfus, plusieurs des contributions.

Études

— « Le maoïsme à la conquête du pouvoir (1937-1945) », La Revue des Pays de l’Est, Bruxelles, n° 2, 1974.
— « La révolution chinoise et le maoïsme revisité » et « Dix ans de réformes : bouleversements et incertitudes », Document de travail de l’Insitut international de Recherche et de Formation n°3, IIIRF, Amsterdam 1989.

Articles

Roland Lew a écrit de nombreux articles dans différentes publications, dont Le Monde diplomatique, L’homme et la société, Critique communiste, Inprecor, International Viewpoint, Rouge, The Socialist Register, Toudi...

— « La trajectoire du maoïsme I », « Le Xe congrès du congrès du P.C.C. : quelques éléments à propos de la trajectoire du maoïsme », Critiques de l’économie politique n° 20, avril-juin 1975. [Suite dans CEP n°21]
— « La trajectoire du maoïsme II », « La politique étrangère chinoise », Critique de l’économie politique n° 21, juillet-septembre 1975. [Début dans CEP n°20]
— « La Chine... et la crise du monde capitaliste », Inprecor n° 27/28, 5 juin 1975.
— « Marxisme en Occident, marxisme en Orient (notes pour une recherche) », Critique communiste n° 24, septembre 1978.
— « Révolutions en Asie et le marxisme », Critique communiste n° 24, septembre 1978.
— « La “dissidence chinoise” et les réorientations de la bureaucratie », Inprecor n° 69, 7 février 1979.
— « Ethique et marxisme : Rubel et la question de l’éthique chez Marx », L’Homme et la société n°84 nouvelle série, 1987 / 2, pp. 55-69.
— avec Yannis Thanassekos, « Les enjeux du débat actuel sur le totalitarisme », Contradictions n° 51, 1987, pp. 47-115.
— « Chine : Un tournant historique » (interview), Inprecor n° 290, 12 juin 1989.
— « Chine : Un pouvoir dans l’incertitude », Inprecor n° 312, 29 juin-12 juillet 1990.
— « Ingouvernable continent chinois », Le Monde diplomatique, Mai 1990.
— « Questions sur les mutations à l’Est », Toudi, Culture et société 1990-1991, tome 4, pp. 366-383.
— « Chine : l’ultime bataille des vieux chefs ? », Inprecor, n° 353, 22 mai 1992.
— « Oublier Lénine ? », Critique communiste n° 150, automne 1997.
— « Jeux de pouvoir au sein du Parti Communiste » in Jean-Jacques Gandini (conception-coordination), Où va la Chine ? (dix ans après la répression de Tien’anmen vingt ans après le lancement des réformes économiques), Éditions du Félin, Paris février 2000, pp. 15-38.
— « Dit et non dit de l’émancipation sociale », Critique communiste n° 157, hiver 2000.
— « Où en êtes-vous avec la politique ? La question si inavoué, si inavouable de l’émancipateur... », Critique communiste n° 65, hiver 2002.
— « Le nouveau mouvement social et la politique », dans le cadre d’un dossier codirigé par Roland Lew : « Mouvement social et politique : inventer de nouveaux liens ?, Critique communiste n° 169-170, été/automne 2003.

Sur le site d’ESSF :

— « Fin de siècle, fin de période, fin de l’autoémancipation sociale ?
 ».
— « Fin de siècle et auto-émancipation sociale ».
— « Le nouveau mouvement social et la politique ».
— « Les ressorts cachés du dynamisme chinois ».
— « Cautious privatisation in China ».
— « Farewell to the land of the Little Red Book ».
— « China : Taking the capitalist road ».
— « China : Rebellion in the rust belt ».

Sur le site Éditions La Brèche Numérique :

— « Le Xe congrès du congrès du P.C.C. : quelques éléments à propos de la trajectoire du maoïsme ».
— « La trajectoire du maoïsme (introduction) ».