Six mesures d’urgence pour un emploi stable et un salaire garanti

, par LCR

1. Allocation pour la jeunesse

700 000 étudiants et des dizaines de milliers de lycéens sont obligés de travailler pour financer leurs études et obtenir les moyens d’un minimum d’autonomie. 900 000 jeunes se retrouvent exclus du système scolaire, sans emploi. sans droit au RMI, réservé aux plus de 25 ans. 20 % des jeunes vivent sous le seuil de pauvreté. Cette société refuse aux jeunes un droit fondamental : l’autonomie.

Allocation d’autonomie de 800 euros par mois pour les jeunes

Pour n’être ni dépendants de ses parents, ni totalement exploités par des patrons, et pouvoir aller aussi loin qu’on le souhaite dans ses études.

2. Un CDI pour toutes et tous

Depuis des années, patronat et gouvernement n’ont cessé d’inventer des contrats précaires : TUC, SIVP, CES, CDD… Mais ces contrats n’ont pas fait baisser le chômage, ni pour les jeunes ni pour les autres. En revanche, cela a permis aux patrons de payer moins cher et de précariser de plus en plus les salariés.

Un seul contrat de travail pour tous, le CDI, y compris pour les jeunes.

Un CDI à temps plein, sans dérogation vis-à-vis du code du travail et des conventions collectives. Tous les départs à la retraite doivent être remplacés et le temps de travail réduit, avec embauches correspondantes et augmentation des salaires

3. Interdiction des licenciements

En 2005, il y a eu 700 000 licenciements individuels et collectifs, simplement pour grossir les montants des dividendes

Interdiction des licenciements. Maintien du contrat de travail tout au long de la vie professionnelle.

Les salariés ne sont pas des marchandises jetables. Imposons la réquisition les entreprises (sous-traitants et donneurs d’ordre) en cas de licenciement collectif ou de fermeture.

4. Droit à la formation

La formation est un droit. Un droit tout au long de la scolarité, évidemment, mais aussi tout au long de la vie professionnelle.

Pour les salariés, la formation doit à être partie intégrante du temps de travail et rémunérée comme telle par le patronat.

Les chômeurs doivent aussi pouvoir suivre des formations qualifiantes et non pas des mini-stages bidons.

5. Des emplois pour le service public

La société manque de centaines de milliers d’emplois dans les services publics pour satisfaire les besoins sociaux de santé, d’enseignement et de transport, notamment.

300 000 embauches pour la santé. 90 000 pour l’Éducation nationale.

Il est également nécessaire de réintégrer dans le secteur public, les entreprises et les activités privatisées depuis vingt ans, dans les transports, l’énergie, les télécommunications, le traitement et la distribution de l’eau.

6. Stopper la ségrégation sociale

CPE et apprentissage à 14 ans, c’est évidemment ajouter la misère à la misère.

Arrêt des filières poubelles, des discriminations au faciès et de la ségrégation sociale.

Contre le démantèlement des services sociaux et des services publics, qui touche d’abord les quartiers où le taux de chômage est le plus élevé. Le premier respect auquel chacun a droit : que son lieu de vie bénéficie des mêmes services, des mêmes investissements que les autres, et même davantage, pour rétablir le déséquilibre créé par des décennies d’abandon.