Coupat : Besancenot réclame une commission d’enquête

, par BESANCENOT Olivier

Mesures sécuritaires de Nicolas Sarkozy, affaire Julien Coupat... Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) dénonce un « contexte de répression extrêmement fort » dans une « période d’insécurité sociale ».

Après la libération sous contrôle judiciaire hier de Julien Coupat, principal suspect dans l’affaire du sabotage des lignes TGV, Olivier Besancenot estime qu’il y a eu
« l’acharnement judiciaire ».

« Je pense qu’il devrait être disculpé. Les motifs d’inculpation sont toujours là. À part la raison d’État, je ne vois pas ce qui explique qu’il sorte maintenant [...] Tout ça sent mauvais depuis le départ. Cela s’inscrit dans un contexte de répression qui est extrêmement fort, c’est malheureusement dans l’ère du temps », estime t-il.

« Il y a une raison d’État qui vise à criminaliser le mouvement social, à essayer de rendre suspect voire terroriste tous ceux qui ne sont pas d’accord avec l’ordre établi », affirme le leader du NPA.

« On est dans une société de plus en plus inégalitaire et donc de plus en plus violente. Je crois que ce n’est pas la préoccupation majeure des Français. Il nous l’a fait une fois, deux fois, mais au bout d’un moment on va se lasser. C’est l’insécurité sociale qui préoccupe tout le monde », estime Olivier Besancenot en réponse au discours de Nicolas Sarkozy sur la sécurité d’hier matin.

Quant à la bataille que se livrent Olivier Besancenot et Marie-George Buffet pour le leadership de la gauche radicale pour les élections européennes du 7 juin, le leader du NPA s’explique : « On ne s’est pas mis d’accord sur le type d’alliance avec le parti socialiste ».

Question du jour, Olivier Besancenot
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P.-S.

Propos recueillis par Raphaëlle Duchemin.
Diffusé sur France Info, le 29 mai 2009.