Intervention du NPA06 lors de la fête fédérale du PCF à Nice du 27 juin 2009

, par MOLFESE Antonio

Plus bas, le texte de l’intervention de la porte-parole du NPA06 lors de la « fête du Château », à l’occasion du forum « Régionales 2010 : Quel programme ? Quel rassemblement ? »

Pour le NPA 06,
Antonio Molfese.

Chers Camarades,

Les militants des comités du Nouveau Parti Anticapitaliste des Alpes-Maritimes sont venus ici dans un esprit de débat franc et ouvert, fraternel, persuadés que ce qui nous rassemble est supérieur à ce qui nous divise.

Nous remercions nos camarades du PCF d’offrir, chaque année, à l’occasion de la fête du Château, ce moment précieux où l’on peut discuter avec un peu plus de recul des difficultés rencontrées dans notre combat quotidien commun de résistance au capitalisme dans cette région, ainsi que des perspectives qui pourraient permettre une contre-offensive du camp populaire, capable de faire émerger une société où les travailleurs, la classe populaire, auraient véritablement et durablement le pouvoir réel de prendre les décisions qui concernent leurs vies.

Cadre général pour les régionales

Vous nous avez invités dans le cadre d’une discussion tournant sur la question des régionales de 2010, et des questions tournant autour des rassemblements qui pourraient apparaitre à cette occasion.

Nous vous rappelons que notre parti, même si il est très attentif aux questions électorales, estime que le contexte social les résistances de la classe populaire à la plus grande crise du capitalisme depuis 80 ans, constituent la toile de fond qui gouverne les échéances électorales.

Autrement dit, nous attirons l’attention sur le fait qu’il ne peut y avoir de victoire électorale qui se construise en dehors des luttes sociales.

Le contexte social, justement, dans notre département, comme dans la région, pèse d’un poids énorme. Les inégalités de revenus réels, sont ici plus importantes qu’ailleurs en France, et trop nombreux sont les travailleurs en PACA, aux revenus trop bas, dont la situation ne cesse de s’aggraver du fait de l’augmentation continue du coût de la vie, déjà particulièrement élevé et destructeur.

L’accélération de la crise capitaliste a eu ici des effets dévastateurs sur un emploi déjà largement précaire, sur les contrats à durée déterminée, les intérims, les emplois saisonniers, ainsi que sur les conditions de travail et les salaires. En résumé, la structure même du capitalisme local — son développement particulier en témoigne — est une grosse machine à précariser qui a malheureusement largement fait ses preuves.

Pour toutes ces raisons, la capacité des travailleurs, de la classe exploitée, de la jeunesse qui ne se soumet pas, à se doter démocratiquement des outils nécessaires, pour résister et changer demain la donne sera donc déterminante.

Dans notre département, les gros scores électoraux des droites ne sont pas tant déterminés par une composition bourgeoise de la Côte d’Azur, ni par des questions particulières électorales mais surtout par les questions complexes d’une classe populaire immensément majoritaire comme ailleurs mais qui est morcelée, divisée, précarisée, dans des micro-entreprises, et pour laquelle nous devons faire preuve d’imagination et d’audace pour proposer des formes d’organisation de masse dans lesquelles elle se reconnait, dans lesquelles elle voit voit des outils efficaces.

Notre vieux mouvement ouvrier au sens large ne tient plus que dans des endroits tout à fait minoritaires et nous en venons souvent à ne plus raisonner que dans les limites de celui-ci. Nous avons tort.

Sans s’engager là dans le débat plus avant qui permettrait de traiter cette question, nous rappelons simplement ici le cadre de fond qui a hanté notre campagne électorale pour les européennes et qui hantera à n’en pas douter la campagne des régionales.

Nous ne pouvons donc faire campagne sans tenir compte de cet aspect essentiel. Aucune élection, aucune campagne électorale, aucune alliance politique, ne pourrait désormais se faire en oubliant les enjeux du développement d’organisations de résistance sociale et écologique aux méfaits du capitalisme. Pour nous, ceci constitue un enjeu essentiel. Celui qui permettra, éventuellement, au peuple de s’inviter, avec force et sur ses objectifs, dans les institutions et, si on le veut bien, de nous faire marcher droit si nous étions élus.

Dans ce cadre, des éléments concourront puissamment à la crédibilité d’une campagne électorale aux régionales D’abord la volonté de ne participer à aucune alliance qui se ferait sans affirmer dans les paroles mais surtout dans les actes une opposition à une gestion capitaliste des régions. Gestion qui a toujours fait et fera toujours le lit de la droite et de la bourgeoisie.

Nous sommes donc réunis ici pour réfléchir à l’avenir, et et aussi à la question des Régionales qui auront lieu en 2010. Deux questions sont posées : « Quel programme ? » et « Quel rassemblement » ? Nous pensons, au NPA que ces deux questions ne peuvent être déconnectées. Nous pensons qu’il faut en réalité répondre à une volonté de rassemblement nécessaire si l’on veut défendre dans notre région un programme au service des travailleurs et de leurs luttes pour vivre décemment ; un programme qui ne renonce pas à poser les questions :

  1. de la démocratie et des droits fondamentaux,
  2. de la solidarité, et du social dans notre région PACA ;
  3. de l’écologie et des solutions d’avenir raisonnables et qui échappe aux lobbies financiers

Bref, un programme qui ne renonce pas à poser dans la région PACA la question du pouvoir de l’argent et de la répartition des richesses. Un programme anticapitaliste au service de celles et ceux qui nous disent qu’ils n’en peuvent plus de vivre dans une région dominée par les profits, au mépris de la démocratie, de la solidarité et de l’écologie ! Des gens qui n’en peuvent plus de voir Estrosi et sa bande s’arroger ici tous les droits, menacer toutes les libertés et bafouer au quotidien les règles les plus élémentaires de la démocratie. Des gens qui, dans notre région, n’en peuvent plus de ne pas pouvoir se loger dignement, des gens qui en ont assez de risquer à tout moment de perdre leur emploi, qui s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants, pour la qualité de l’air qu’ils respirent et pour la protection de leur environnement, encore plus menacé ici qu’ailleurs.

A ce sujet, souvenons-nous que sans l’intervention d’associations de défense de l’environnement et de citoyens, le projet dit des « Balcons du Mercantour » aurait tranquillement vu le jour, projet monstrueux sur le plan de l’environnement et qui n’avait pour autre but que livrer notre patrimoine écologique aux appétits financiers toujours plus grands de l’industrie du tourisme de masse.

Et que dire de l’opération d’intérêt national touchant à la plaine du Var, qui sous couvert de créer des emplois « verts » ne ferait qu’asphyxier encore davantage notre département en y concentrant des activités industrielles dont l’impact sur l’environnement serait catastrophique ?

Il convient d’ailleurs de noter que la droite départementale et régionale continue d’inscrire sa politique d’aménagement du territoire dans une logique productiviste désastreuse, qui n’est plus viable sur le plan économique comme écologique.

Pour nous, la question des régionales de 2010 veut dire se mettre humblement au service de la population, et amener la classe exploitée à s’organiser pour se relever . C’est tout autre chose que des partis politiques qui s’accrochent à des postes et à des responsabilités au prix de toutes les compromissions et qui contribuent en cela à éloigner le citoyen de la chose publique. Tel est le cadre général dans lequel le NPA envisage les élections régionales, et nous espérons que les partis ici présents pourront le partager avec nous ces objectifs, pour que nous puissions mettre en commun notre énergie et nos idées au service de tous.

Bilan des européennes

Bien que cela ne soit pas directement la question, il me faut avant de poursuivre revenir un court instant sur la dernière séquence politique des élections européennes, pour répondre à des interrogations suscitées par la campagne, et revenir sur quelques malentendus.

En revenant sur cette séquence, je ne souhaite pas faire inutilement oeuvre de polémique, mais bien clarifier les positions du NPA, afin que nous puissions envisager ensemble l’avenir. Chacun le sait ici, le Nouveau Parti Anticapitaliste est un parti jeune, né en février dernier, de la volonté de milliers d’hommes et de femmes, salariés du privé et du public, militants syndicaux et associatifs, de construire une nouvelle force politique clairement anticapitaliste, au service des luttes et des espoirs de ceux qui veulent transformer la société, et en finir non seulement avec la droite, mais aussi avec le socio-libéralisme, cet accompagnement coupable du capitalisme dont le Parti Socialiste paye aujourd’hui les frais. Il était donc naturel pour nous de vouloir construire une unité durable lors des dernières élections européennes, une unité qui ne se limite pas à un rassemblement ponctuel, mais qui aille au-delà, au moins jusqu’aux élections régionales dont nous parlons justement aujourd’hui. C’est la proposition que nous avions faite au PCF et au Parti de Gauche. Faute d’accord sur ce point entre nos organisations, la gauche de gauche n’a pu se présenter unie à ces élections, et nous ne l’avons pas moins déploré que d’autres.

Toutefois, quand les centaines de congressistes du NPA, représentant les 500 comités nés un peu partout en France, ont décidé de construire une unité durable pour les élections européennes et pour les régionales, qu’ont-ils exprimé ? Sûrement pas le désir de faire cavalier seul ! Sûrement pas la volonté de diviser la gauche de gauche ! Sûrement pas le refus stérile du pouvoir ! Bien au contraire, ils ont voulu insister sur le fait qu’aucune unité de la gauche de gauche ne pouvait s’envisager sans fixer au préalable deux directions claires : d’une part la volonté de s’attaquer au profit et à l’exploitation capitalistes, d’autre part la nécessité de construire un rassemblement indépendant de la politique du Parti Socialiste et de sa gestion socio-libérale du capitalisme.

La crise actuelle démontre, encore un fois, la nécessité absolue d’abandonner définitivement le système capitaliste : le « moraliser », comme on l’entend si souvent en ce moment, n’est pas concevable et toutes les tentatives socio-démocrates pour le faire ont lamentablement échoué.

Quel rassemblement ?

Pour celles et ceux qui souffrent, qui luttent, et qui veulent transformer la société, le Parti Socialiste n’incarne plus un espoir crédible. Et c’est bien là, avec le bon score des listes de gauche radicale, le principal enseignement du scrutin européen : le Parti Socialiste n’est plus, aux yeux des citoyennes et citoyens de notre pays, une alternative au sarkozysme et à la droite au pouvoir.

Si nous mesurons bien l’ampleur de ce phénomène, nous devons en tirer les conséquences, et comprendre qu’il est désormais non seulement possible, mais nécessaire de construire un rassemblement dont le programme et la stratégie soient indépendants de la politique du Parti Socialiste.

Dans notre région en effet, le Parti Socialiste mène une politique qu’on peine parfois à distinguer de celle de la droite. Par exemple, ce sont des millions d’euros de subventions aux entreprises privées que le Conseil Régional PACA attribue chaque année à des centaines d’entreprises, sans exiger aucune contrepartie, sans exiger la garantie d’emplois durables, sans exiger le maintien des activités économiques sur notre région et pour les salariés ! Le résultat, c’est que là aussi l’argent public est dilapidé, pour des sociétés qui n’existent parfois que le temps de toucher les subventions, pour disparaître ensuite dans la nature ! Comment, dans ces conditions, vouloir d’un accord politique de fond avec le Parti Socialiste ? Comment ne pas comprendre la condition d’indépendance vis-à-vis du Parti Socialiste que le NPA avait posée pour une unité durable de la gauche de gauche, aux élections européennes, mais aussi aux élections régionales ?

C’est pourquoi le NPA, lors des prochaines élections régionales, emploiera toutes ses forces à participer à un rassemblement de la gauche alternative, qui portera un projet de gauche ambitieux, capable de battre la droite et de répondre à l’urgence sociale, écologique et démocratique dans notre région. Nous avons ainsi rencontré récemment nos camarades du parti des Alternatifs, et nous avons décidé de nous engager ensemble dans la construction de cette alternative à gauche. Nous prendrons dès le mois de septembre une série d’initiatives communes et publiques, ouvertes à toutes et tous, pour débattre d’un projet politique de gauche, dans les domaines de la démocratie, de l’écologie et du social. Car nous croyons que nous pouvons construire un projet de gauche alternatif avec toutes les forces du mouvement politique et social.

Qu’aurait à gagner la gauche de gauche, celle qui pense qu’il faut tourner définitivement la page du capitalisme pour inventer une société plus juste et plus généreuse, à s’allier avec un partenaire politique qui a agi, agit et continuera d’agir, c’est désormais inscrit dans les statuts du Parti Socialiste, dans les intérêts du Capital ?

Qu’aurait à gagner la gauche de gauche, celle qui défend tous les jours, dans la rue comme la où elle est élue, les services publics à s’allier avec un parti dont les euro-députés votent tous les jours, avec enthousiasme et comme les partis de la droite européenne, le démantelement de ces mêmes services essentiels ?

Qu’aurait enfin à gagner la gauche de gauche à s’allier avec un parti dont ses cadres envisagent, sans sourciller, des alliances avec le MODEM, oui, le MODEM, ce parti pro-capitaliste plus connu pour voter comme l’UMP que pour son opposition à ce dernier. « Il faut envisager à terme “un contrat de gouvernement” entre le PS et le MODEM » déclarait d’ailleurs récemment Vincent Peillon à un journal de droite bien connu. Propos confirmés dans les actes avec des alliances aux municipales d’Aix-en-Provence ou de Perpignan.

La réponse à ces question est simple : à long terme, rien. Pire encore, les partis de la gauche de gauche y perdraient non seulement leur âme mais toute leur crédibilité.

Des raisons de croire à l’unité de la gauche de gauche

Les récentes déclarations de Marie-George Buffet et de Jean-Luc Mélenchon, après les élections européennes, nous confortent d’ailleurs dans cette prise de position. D’abord, parce que Jean-Luc Mélenchon a appelé à la construction d’un « Front de Gauche permanent », ce qui semble logique car nous comprendrions mal qu’il rejoigne le PS après l’avoir quitté ! Mais ce sont aussi les militants du PCF qui, partout en France, osent espérer une unité de gauche durable enfin libérée de la tutelle du Parti Socialiste, et les propos de Marie-Georges Buffet appelant à un « élargissement » du Front de Gauche confirment cette volonté ! Là encore, nous ne comprendrions pas que nos camarades du PCF, qui nous ont reproché par le passé de ne pas assez jouer la carte de l’unité lors du dernier scrutin, acceptent de retourner dans le giron d’un Parti Socialiste en pleine déroute non seulement électorale mais surtout idéologique ! Car nous vous avons entendus, camarades, au cours de cette campagne pour les élections européennes, nous appeler à plus d’unité, à travailler ensemble, à faire front avec vous indépendamment du Parti Socialiste, comme vous l’avez fait aux dernière élections européennes ! Nous vous avons entendu dire à quel point vous vouliez construire un Front de Gauche que vous avez voulu indépendant du Parti Socialiste !

Pour toutes ces raisons, nous disons « Osons construire ensemble ! » à nos camarades du PCF, du PG, de LO, des Alternatifs et de la Fédération. Oui, l’unité durable est possible aujourd’hui à gauche ! Oui elle peut se faire sur des bases clairement anticapitalistes, et oui elle peut se faire autrement qu’en suivant la politique du Parti Socialiste ! Nous voyons se multiplier sous nos yeux des expériences d’unité entre nos partis : comme aux élections municipales d’Aix-en-Provence, où le NPA, La Fédération, le PCF et le PG ont présenté une liste commune ! Comme aux élections cantonales partielles de Mantes-la-Jolie, où le NPA, le PCF, le Décil (Démocratie et Citoyenneté Locale), les Verts, Le PG, les Alternatifs et Alternative Citoyenne ont fait front ensemble ! Et la liste ne serait pas complète sans l’exemple incroyable des élections cantonales partielles d’Anduze, dans le Gard, où la liste de la Gauche Alternative (NPA, Verts, Alternatifs et de nombreux collectifs de citoyens) a triomphé au second tour à près de 60 % contre l’UMP qui n’a fait que 40 %, la Parti Socialiste ayant appelé à voter pour nous pour battre la droite ! Oui, vous m’avez bien entendu : à Anduze, c’est le Parti Socialiste qui a appelé à voter pour la Gauche Alternative, qui a gagné ! C’est du jamais vu ! On ne saurait donc, d’une année sur l’autre, construire un Front sans le PS pour ensuite le rejoindre ! Et dans quels buts ? Le peuple de gauche ne veut plus d’unité à géométrie variable, un jour sans le PS, un jour avec lui ! Il ne veut plus d’une politique qui se contente de faire bouger timidement quelques lignes mais il veut, comme à Anduze, que la politique invente de nouvelles lignes, qu’elle redessine des projets neufs et alternatifs, qu’elle ait l’audace de croire qu’il y a un avenir pour la gauche de gauche indépendamment du programme du Parti Socialiste !

Quels axes de réflexion pour un programme ?

Alors, nous disons oui à cette unité-là aux prochaines élections régionales :

  • Oui à une unité de la gauche de gauche enfin débarassée de la tutelle du Parti Socialiste !
  • Oui à une région PACA qui refuse les partenariats public-privé sans conditions et la dilapidation de l’argent public au profit d’une minorité !
  • Oui à une région PACA qui défend la démocratie à tous les niveaux, qui consulte les citoyennes et les citoyens avant d’entériner des projets comme l’OIN qui nous engageraient pour des décennies économiquement et surtout socialement dans une impasse !
  • Oui à une région PACA scrupuleusement respectueuse de l’environnement, et qui attaque le problème écologique à la racine, en sanctionnant les entreprises privées et les usines qui polluent, non pas en les taxant un peu plus (ce qui reviendrait à accorder un droit à polluer...), mais en les contraignant à trouver un moyen réalisable pour y parvenir.
  • Oui à une région PACA qui se donnera le pouvoir de résister à la mégalomanie de la droite et d’Estrosi, et qui ne subventionnera plus ses projets tous plus délirants les uns que les autres !
  • Oui à une région PACA qui se désengage immédiatement du projet « Eco-Vallées », et qui ne bétonne pas ce qu’il reste encore de nature dans notre région !
  • Oui à une région PACA qui pèse de toutes ses forces pour changer le tracé de la LGV afin qu’elle desserve les métropoles de notre région, rendant ainsi au transport en commun tout son sens !
  • Oui à une région PACA solidaire, qui donne à ceux qui en ont vraiment besoin, chômeurs, précaires, parents isolés et qui finance massivement leur formation et leur ré-insertion professionnelle, avec un suivi à échelle humaine, qui ne laisserait la place à aucun abus et qui permettrait aux plus précaire de retrouver une vie décente au travers du travail (il n’est pas question ici de travailler plus... mais déjà de travailler).
  • Oui à une région PACA qui crée et soutient des emplois durables au lieu d’accompagner leur destruction, et qui n’hésite pas à sanctionner lourdement les grandes et très grandes entreprises qui licencient pour faire monter leur cours de leurs actions en bourse !
  • Oui à une région PACA qui ne tolère pas que, sur son territoire, des policiers donnent la mort à un jeune innocent comme Hakim à Grasse !
  • Oui à une région PACA qui défend de toutes ses forces les services publics.
  • Oui à une région PACA qui taxe les profits et qui redistribue les richesses ! Mais nous disons surtout oui à une région PACA où les élus s’effacent derrière les préoccupation de la population, et où les intérêts partisans s’éteignent pour se mettre au service des besoins et des luttes de tous !

Tout cela est possible à condition que nous unissions dès maintenant nos forces et nos intelligences pour travailler main dans la main, sans pour autant effacer nos sensibilités. Ce scrutin peut et doit marquer le renouveau de la gauche de gauche dans notre région. Il ne s’agira pas seulement de faire entendre une voix mais de rendre durablement aux plus fragiles d’entre nous et à leurs luttes une représentation politique digne de ce nom et dont la droite régionale et départementale les prive, avec la complicité coupable du Parti Socialiste, depuis maintenant trop longtemps !

Alors, chers camarades nous disons :

  • Oui à un rassemblement des forces de gauche qui refusent de se résigner au capitalisme !
  • Oui à un force de gauche qui rendra aux travailleurs leur dignité !
  • Oui une gauche qui lutte, parce que nos vies valent plus que leurs profits !

Le 29 juin 2009,
Les comités NPA 06.