Trois questions à Olivier Besancenot, porte-parole du NPA

USTKE. Politiques et syndicalistes affichent leur soutien à Paris

, par BESANCENOT Olivier

Présence en soutien à l’USTKE
Olivier Besancenot pendant la manifestation de soutien à l’USTKE, le 15 septembre 2009 © MK
  • On vous a vu aux cotés des militants de l’USTKE et du LKP. Pensez-vous que l’on puisse établir un parallèle entre les situations calédoniennes et guadeloupéennes ?

Olivier Besancenot : Bien sûr. Les questions sociales reviennent en France par le biais de l’Outre-mer français. Leurs luttes doivent nous inspirer. Une justice coloniale y est appliquée, et l’Etat tente de se débarrasser de l’USTKE comme du LKP. On va même jusqu’à inventer des propos racistes et les prêter à Elie (Domota, leader du LKP, ndlr) alors que son discours prône le contraire. Par contre, tout le gouvernement se retrouve pour soutenir Brice Hortefeux après sa sortie raciste devant les militants...

  • Quels moyens et quelles solutions souhaitez-vous apporter aux militants de l’USTKE ?

Olivier Besancenot : Il ne faut pas rester dans le silence. Personne ne couvre cette actualité dans les médias, alors que lundi, j’étais à une réunion de soutien en compagnie d’Elie Domota, de José Bové, de Cécile Duflot, qui sont des personnalités politiques... Il faut que les médias s’y intéressent, que cela se sache.
L’USTKE et le Parti travailliste n’ont pas besoin de nous qui sommes ici pour savoir ce qu’ils ont à faire. En revanche, au nom de la solidarité internationale, nous devons relayer leurs combats. C’est de notre responsabilité de ne rien lâcher, aujourd’hui lors de ce petit meeting, jusqu’à ce qu’on parvienne à organiser des grands meetings qui alerteront l’opinion.

  • Comment percevez-vous les Etats généraux de l’Outre-mer ?

Olivier Besancenot : De la même façon que nos camarades... C’est une mascarade. Les gens sont allés voir le LKP pour résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Ce qui signifie qu’ils ont eu plus confiance en leur efficacité qu’en celle des politiques. Et l’Etat les ignore. Et là je vais reprendre les propos d’Elie Domota au sujet de ces Etats généraux, « Ils osent parler en notre nom, sans nous avoir consulté ».

P.-S.

Propos recueillis par Maité Koda.
Entretien paru sur RFO Nouvelle-Calédonie, édition du 15 septembre 2009.