Déclaration du Comité éxécutif international de la IVe Internationale sur le cas de Mumia Abu-Jamal

, par Comité International de la IVe Internationale

Le cas de Mumia Abu-Jamal est tristement célèbre dans le monde en tant qu’un des pires exemples de l’injustice sociale et raciale aux États-Unis, un pays qui jouit du privilège peu enviable de figurer parmi les leaders mondiaux dans le domaine des exécutions capitales. Par les voix du Parlement européen, d’Amnesty International, du président sud-africain Nelson Mandela, des enseignants brésiliens, pour ne citer que quelques unes d’entre elles, l’opinion publique mondiale a bruyamment proclamé que le procès originel de Mumia était irrégulier et a exigé qu’il puisse bénéficier d’un nouveau jugement.

L’année 2001 sera décisive pour l’appel de Mumia ; elle déterminera en retour si l’exigence mondiale de la justice est prise en compte ou niée. Le juge de la Cour du District Fédéral, William Yohn, a la grande responsabilité de décider si, devant l’évidente faute du procureur et de la police, les témoins qui ont nié ou modifié leurs témoignages et tous les autres, y compris les experts scientifiques, qui n’ont jamais été entendus par le jury originel (faits qui ont convaincu l’opinion publique internationale), seront considérés par la Cour fédérale comme faisant partie de la procédure du procès en appel de Mumia.

Il est donc essentiel que tous ceux qui se sentent concernés par les questions fondamentales des droits humains et du respect de la justice redoublent leurs efforts en faveur de Mumia Abu-Jamal. Une victoire de la justice dans ce cas serait bien plus qu’une victoire pour Mumia. Ce serait une victoire pour des milliers d’autres à travers les États-Unis, détenus et condamnés à mort au cours de procès aussi peu respectueux des normes légales internationales que celui de Mumia, mais qui ont simplement reçu moins de publicité, ce serait une victoire pour tous les prisonniers politiques dans le monde.

Adopté à l’unanimité le 21 février 2001.