Interview

« On va trouver un autre candidat, une copine... » Élection présidentielle 2012

, par KRIVINE Alain

Dans une lettre publiée sur le site Bellaciao, Olivier Besancenot annonce qu’il renonce à se présenter à l’élection présidentielle. Alain Krivine, un des fondateurs de la LCR, commente sa décision sur leJDD.fr.

Alain Krivine confirme qu’Olivier Besancenot ne sera pas candidat en 2012. (Maxppp)
  • Olivier Besancenot ne sera pas candidat, vous confirmez ?

Il ne tient pas à se présenter. Entre nous, on s’en doutait. Je comprends. Prendre quelqu’un de connu, c’est la voie de la facilité. C’est un truc sans fin. Cela peut durer 107 ans. Dans la vie politique telle qu’elle est aujourd’hui, où il y a une telle personnalisation, c’est clair que ça choque. Les gens ne comprennent pas. Mais d’un autre côté, il faut essayer d’en sortir aussi. C’est plus facile pour nous d’avoir un candidat connu. Maintenant, on n’est pas un parti comme les autres. Ce qui compte c’est le message politique.

  • Pourquoi cette décision ?

On essaie de changer, de ne pas surjouer la personnalisation, justement. L’élection présidentielle est l’occasion de faire connaître d’autres gens. On va trouver un autre candidat, très vite : une « copine », une femme, ce serait bien. Olivier nous a toujours dit qu’il ne ferait pas comme Arlette Laguiller et qu’il ne serait pas le candidat éternel.

« Olivier restera à la direction du NPA »

  • Vous aurez de toutes manières un candidat ?

Oui... Il y a eu hier une rencontre avec le Front de gauche sur le thème « on veut absolument discuter avec vous », avec aucun préalable sur rien, même pas sur le candidat. Mais on sait que pour eux ça va être Mélenchon sauf changement de dernière minute. Et puis on est en désaccord sur une participation gouvernementale.

  • Olivier Besancenot s’était déjà retiré du porte-parolat...

Olivier Besancenot a réussi à faire en sorte qu’il y ait deux porte-paroles femmes et après réflexion, il faut faire pareil pour la présidentielle. Nous sommes un petit parti. Faire connaître des gens, c’est par la présidentielle. Quant à Olivier, il restera à la direction du NPA, ce n’est pas le problème. On a discuté avec lui, il veut absolument être en plein dans la campagne pour soutenir le ou la candidate. Là, il va surtout s’occuper des meetings à la porte des entreprises. Et faire un peu d’international. C’est cela qui lui plaît.

P.-S.

Propos recueillis par Arthur Nazaret.