Contre ce gouvernement du fric, la droite et l’extrême droite, prenons la rue le 1er et le 5 mai !

, par NPA (Nouveau Parti anticapitaliste)

La crise économique, l’offensive du gouvernement et du patronat contre le monde du travail comme la crise politique provoquée par les aveux de Jérôme Cahuzac nécessitent une riposte sur le terrain social et politique. Le NPA appelle à participer massivement aux manifestations le 1er et le 5 mai.

La fraude fiscale atteint entre 60 et 80 milliards d’euros en France, soit près de 20 % des recettes fiscales brutes. Ce qui représenterait le double des « économies » budgétaire inscrites dans la loi de finances 2013. De l’argent, il y en a  ! C’est la première chose que démontre cette affaire. Ce n’est pas à nous de payer ! Au nom de quoi faudrait-il se résigner au chômage de masse, à l’amputation des salaires, des retraites et des allocations, au démantèlement des acquis sociaux et des services publics  ? Plus que jamais, il est légitime de revendiquer des mesures d’urgence pour les salariéEs comme l’augmentation de tous les salaires de 300 euros, l’interdiction des licenciements et la baisse du temps de travail.

Leur République

François Hollande vantait « une république irréprochable » après que Sarkozy se fut revendiqué d’« une république exemplaire », il prétend maintenant moraliser la vie politique  ! C’est un vœu pieux que de vouloir moraliser les politiciens professionnels et les institutions de la Ve République, tout autant que de prétendre moraliser un système social fondé sur la rentabilité financière, la course au profit et les spéculations ! Ce système produit pour le servir des hommes politiques et des institutions à son image.

Comment y aurait-il une démocratie réelle tant que subsistent ces paradis fiscaux et leur corollaire, le secret bancaire ? Comment y aurait-il une réelle démocratie quand plus de la moitié des salariés gagnent un salaire net inférieur à 1 700 euros, que 14 % des ménages vivent avec moins de 1 000 euros, que le chômage frappe plus de 5 millions de travailleurs, que la précarité se généralise, que près de 10 millions de personnes vivent avec moins de 900 euros par mois alors qu’à l’autre pôle s’accumulent d’immenses fortunes ?

Notre démocratie

La démocratie, c’est l’égalité des droits, le pouvoir de contrôle pour la population mais aussi une autre répartition des richesses. C’est donc en premier lieu l’annulation de la dette, l’expropriation de ceux qui tirent les ficelles, les financiers, et la création d’un monopole public bancaire.

Une démocratie réelle ne s’arrêterait pas à la porte des entreprises, mais donnerait aux travailleurs les moyens de décider et de contrôler la marche de leur entreprise, de l’économie, de la société et de l’État. Une démocratie réelle n’est pas l’affaire de professionnels de la politique : un élu ne devrait assumer qu’un seul mandat à la fois et pas plus de deux ou trois mandats au cours sa vie pour reprendre son travail et laisser la place à d’autres. Il ne devrait pas gagner plus que salaire moyen de la population et être révocable.

Pour sortir de cette crise économique et politique, il n’y a pas d’autre voie que l’intervention directe des travailleurs, de la population sur le terrain politique pour conquérir la démocratie et imposer leurs droits sociaux et politiques. Ce gouvernement de riches au service des patrons n’est pas le nôtre. Il est plus que temps qu’une opposition de gauche au gouvernement se regroupe, se construise, et offre une alternative aux partis de l’alternance et de l’austérité.

Ne pas subir ni capituler, se battre !

Nos raisons de manifester sont totalement et diamétralement opposées à celles des réactionnaires et des homophobes qui combattent l’égalité des droits et le mariage pour toutes et tous. La droite la plus réactionnaire, l’extrême droite sont à l’offensive. La droite et l’extrême droite multiplient, sous couvert du collectif « Manif pour tous », les opérations coup de poing, les rassemblements et les violences homophobes. Face à leurs provocations, plus que jamais il ne faut rien céder dans la lutte contre le fascisme, le racisme et l’homophobie.

Jean-Luc Mélenchon a pris l’initiative d’appeler à manifester le 5 mai pour une VIe République. Nous ne partageons pas son objectif, mais nous voulons contribuer au plus large rassemblement possible avec toutes celles et ceux qui, à gauche, ne veulent ni subir ni capituler devant le gouvernement et les puissances de l’argent qu’il sert. Le NPA appelle à manifester le 1er et le 5 mai pour mettre en échec la politique du gouvernement et défendre la perspective d’une démocratie réelle, par en bas, qui mette les financiers et leurs amis politiciens hors d’état de nuire.