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	<title>La Br&#232;che num&#233;rique</title>
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	<description>Archivage, num&#233;risation de toutes les traces visuelles, sonores, &#233;crites (avec reconnaissance optique de caract&#232;res) majoritairement francophones au format texte + XML + PDF + DjVu de la Quatri&#232;me Internationale - Secr&#233;tariat unifi&#233;, du Nouveau Parti anticapitaliste, de la Soci&#233;t&#233; Louise Michel. Espace de formation marxiste-r&#233;volutionnaire &amp; Travail, ch&#244;mage et soci&#233;t&#233; ; D&#233;bat interne du NPA, &#171; Strat&#233;gie du Ph&#233;nix &#187; ; Questions f&#233;ministes et NPA, &#171; F&#233;minix &#187;. Avec la mise &#224; jour du site (SPIP 3), des probl&#232;mes sont apparus. Il n'y a plus de lecteur pour les vid&#233;os et les fiches d'auteur n'affichent plus l'appartenance politique... La situation sera de nouveau normale dans quelques jours ou peut-&#234;tre quelques semaines. Merci de votre compr&#233;hension.</description>
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<item
xml:lang="fr"><title>Cahuzac, sympt&#244;me de la collusion entre monde des affaires et direction de l'Etat</title><link>http://www.preavis.org/breche-numerique/article2619.html</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.preavis.org/breche-numerique/article2619.html</guid> <dc:date>2013-05-04T01:19:44Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>DEMARCQ Sandra, KHALFA Pierre, PELLETIER Willy</dc:creator> <description>L'indignation face &#224; &#171; l'affaire Cahuzac &#187; est justifi&#233;e. Elle ne repr&#233;sente pourtant que la face &#233;merg&#233;e d'un immense iceberg. Sa faute est individuelle, certes inexcusable. Elle t&#233;moigne d'une inconscience r&#233;v&#233;latrice &#224; l'&#233;gard de la conception qu'un homme d'Etat devrait se faire de sa fonction. Mais &lt;a href=&quot;http://www.preavis.org/breche-numerique/article2619.html&quot; class='spip_in pts_suite'&gt; (...)&lt;/a&gt;
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&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/rubrique56.html" rel="directory"&gt;Le Monde&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'indignation face &#224; &#171; l'affaire Cahuzac &#187; est justifi&#233;e. Elle ne repr&#233;sente pourtant que la face &#233;merg&#233;e d'un immense iceberg. Sa faute est individuelle, certes inexcusable. Elle t&#233;moigne d'une inconscience r&#233;v&#233;latrice &#224; l'&#233;gard de la conception qu'un homme d'Etat devrait se faire de sa fonction. Mais cette faute proc&#232;de d'une d&#233;rive collective des &#233;lites au pouvoir ; une d&#233;rive de longue dur&#233;e. Car de quoi Cahuzac est-il le sympt&#244;me ? De l'indiff&#233;renciation entretenue entre les affaires de l'Etat, publiques s'il en est, et les affaires priv&#233;es de l'industrie et de la haute finance. Cette collusion entre monde des affaires et direction de l'Etat et le positionnement interchangeable du personnel politique et des managers priv&#233;s sont devenus affaire courante, que ce soit &#224; droite ou &#224; gauche depuis que cette derni&#232;re s'est convertie pour partie aux logiques n&#233;olib&#233;rales dominantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le grand public n'en conna&#238;t que les exemples les plus frappants : Jean Peyrelevade passant de Matignon au Cr&#233;dit Lyonnais, Jean-Charles Naouri des finances &#224; Rothschild puis &#224; Casino, Louis Gallois de Matignon &#224; EADS, Lo&#239;ck Le Floch-Prigent du minist&#232;re de l'Industrie &#224; ELF, Louis Schweitzer de Matignon &#224; Renault, etc. Tous firent des affaires en hommes d'affaires, avant, parfois, d'&#234;tre missionn&#233;s par des gouvernements, et ce quelle que soit leur couleur politique, pour indiquer &#224; l'Etat comment se mettre plus efficacement au service des entreprises. Combien d'autres membres de cabinets minist&#233;riels firent de m&#234;me ? Ils sont l&#233;gion. Certains d&#233;veloppements r&#233;cents ont laiss&#233; pantois. Un secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral adjoint de l'Elys&#233;e qui devient pr&#233;sident de Natixis. Le directeur de cabinet de la ministre de l'&#233;conomie promu pr&#233;sident de France Telecom. Entre autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On dira que ce type de collusion a toujours exist&#233;. C'est vrai. Mais deux &#233;l&#233;ments sont relativement nouveaux dans la situation actuelle. D'une part, la circulation entre haute fonction publique d'Etat et direction des entreprises du CAC 40 est plus rapide et syst&#233;matique qu'elle ne le f&#251;t jamais et se trouve facilit&#233;e &#224; mesure que Sciences Po, l'ENA et m&#234;me Polytechnique, se transforment, elles aussi, sans cesse davantage, en business schools. C'est ainsi que les recettes et les mod&#232;les du priv&#233;, int&#233;rioris&#233;s tr&#232;s t&#244;t par les futures noblesses d'Etat comme seules solutions &#171; r&#233;alistes &#187; et m&#234;me pensables, leur font appr&#233;hender comme parfaitement &#171; naturelles &#187; ou &#171; incontournables &#187; les recettes de &#171; gouvernance &#187; ou de &#171; management &#187; qu'ont mises en place leurs pr&#233;d&#233;cesseurs dans les cabinets minist&#233;riels ant&#233;rieurs. De sorte, qu'au mieux ils les modifient de fa&#231;on cosm&#233;tique, et que, commun&#233;ment, ils les reproduisent et les prolongent. D'autre part, la continuit&#233; des politiques d&#233;velopp&#233;es par la gauche et la droite au pouvoir, favoris&#233;e par cette &#233;volution de la haute administration, ent&#233;rine, pour l'essentiel, le fonctionnement du &lt;a href='http://www.preavis.org/breche-numerique/mot1148.html' name='mot1148_0' class='cs_glossaire'&gt;&lt;span class='gl_mot'&gt;capitalisme&lt;/span&gt;&lt;span
class=&quot;gl_js&quot; title=&quot;capitalisme&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span
class=&quot;gl_jst&quot; title=&quot;Le capitalisme est un mode d'organisation sociale. Il ne se d&#233;finit donc pas par l'existence de la monnaie, des banques ou des march&#233;s, qui ont exist&#233; avant. Le capital est un rapport social : les d&#233;tenteurs des moyens de production (les capitalistes) embauchent les salari&#233;s, leur donnent des ordres et des objectifs. Ils s'approprient l'ensemble du surplus social, autrement dit les richesses nouvelles, et n'en versent qu'une partie, sous forme de salaire, &#224; ceux qui les ont produites. La diff&#233;rence constitue le profit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les capitalistes choisissent d'investir l&#224; o&#249; ils esp&#232;rent un profit maximum, mais ils ont aussi besoin de d&#233;bouch&#233;s. Cette contradiction fondamentale est renforc&#233;e par l'absence de coordination entre des capitaux priv&#233;s en concurrence les uns contre les autres. Le capitalisme est donc instable et soumis &#224; des crises p&#233;riodiques. Mais il aussi une histoire et on peut distinguer un capitalisme relativement r&#233;gul&#233;, celui des &#171; Trente glorieuses &#187; (1946-1975) auquel succ&#232;de &#224; partir des ann&#233;es 1980 un capitalisme n&#233;olib&#233;ral qui se lib&#232;re de ses &#171; entraves &#187;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le capitalisme a conduit &#224; un essor consid&#233;rable de la productivit&#233; du travail. Mais il se heurte aujourd'hui &#224; ses limites : in&#233;galit&#233; croissante dans la r&#233;partition des richesses, refus de satisfaire les besoins sociaux non rentables et incompatibilit&#233; avec la ma&#238;trise du changement climatique. La crise syst&#233;mique qui a &#233;clat&#233; en 2007 pose donc la question de son d&#233;passement dans le sens d'une d&#233;mocratie sociale et &#233;cologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&quot;auteur5.html&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Michel Husson&lt;/a&gt; pour &lt;i&gt;Attacpedia&lt;/i&gt; (f&#233;vrier 2010).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/a&gt; financier, et l&#233;gitime ainsi certains modes de comportement personnel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand rien n'est fait pour casser la cupidit&#233; des march&#233;s financiers, quand l'activit&#233; &#233;conomique des grandes entreprises n'a plus pour objet que de verser des dividendes toujours plus importants aux actionnaires, quand les r&#233;mun&#233;rations des grands patrons explosent, comment s'&#233;tonner que des individus, si haut plac&#233;s soient-ils, ou parce qu'ils sont haut plac&#233;s justement, ne se laissent pas eux aussi tenter ? Qu'a fait Jer&#244;me Cahuzac ? Il &#233;tait conseiller du ministre de la sant&#233;, il s'est reconverti dans l'entreprise priv&#233;e (en chirurgie capillaire) et le conseil aux multinationales (pharmaceutiques).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On veut faire de lui un cas particulier. Il n'est que la manifestation la plus &#233;clatante et la plus symbolique &#8212; un ministre charg&#233; de lutter contre la fraude fiscale qui fraude &#8212;, de l'effacement progressif des fronti&#232;res entre monde des affaires et haute fonction d'Etat. La fraude fiscale dont s'est rendu coupable J&#233;r&#244;me Cahuzac n'est que la manifestation de l'avidit&#233; &#233;rig&#233;e en syst&#232;me, son mensonge celle de la croyance en la toute-puissance du pouvoir. Il est d&#232;s lors trop simple d'accabler le seul J&#233;r&#244;me Cahuzac, malgr&#233; ses fautes, de tous les maux. Mieux vaudrait analyser quels processus sociaux et politiques ont favoris&#233; un tel parcours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les mesures annonc&#233;es par le pr&#233;sident de la R&#233;publique seront un empl&#226;tre sur une jambe de bois. D'abord, parce que l'une d'entre elles t&#233;moigne d'une m&#233;connaissance de la Constitution, les juges &#233;tant seuls &#224; m&#234;me de d&#233;cider de la dur&#233;e des peines &#224; l'issue d'un proc&#232;s. Et ensuite, parce que, en cette affaire, l'ind&#233;pendance de la justice n'est pas en cause, m&#234;me si une refonte du Conseil sup&#233;rieur de la magistrature s'av&#232;re n&#233;cessaire. Mais surtout ces mesures ne disent rien quant &#224; la n&#233;cessit&#233; de transformer les repr&#233;sentations actuelles de la r&#233;ussite sociale, ce qui suppose s'attaquer &#224; la racine du mal, un syst&#232;me &#233;conomique et social bas&#233; sur la recherche du profit maximum et qui produit des individus &#224; son image.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> </item>
<item
xml:lang="fr"><title>Le 5 mai, c'est la rue qu'il faut tenir, pas le balai !</title><link>http://www.preavis.org/breche-numerique/article2618.html</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.preavis.org/breche-numerique/article2618.html</guid> <dc:date>2013-05-04T01:11:53Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>BESANCENOT Olivier, POUPIN Christine, POUTOU Philippe</dc:creator> <dc:subject>J&#233;r&#244;me Cahuzac</dc:subject> <dc:subject>Front de gauche</dc:subject> <dc:subject>Front national (France)</dc:subject> <description>La crise &#233;conomique, l'offensive du gouvernement et du patronat contre le monde du travail, ainsi que le s&#233;isme politique provoqu&#233; par les aveux de J&#233;r&#244;me Cahuzac, n&#233;cessitent une riposte sur le terrain social et politique. C'est d'autant plus urgent que la droite et l'extr&#234;me droite, elles, &lt;a href=&quot;http://www.preavis.org/breche-numerique/article2618.html&quot; class='spip_in pts_suite'&gt; (...)&lt;/a&gt;
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&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot1251.html" rel="tag"&gt;J&#233;r&#244;me Cahuzac&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot721.html" rel="tag"&gt;Front de gauche&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot290.html" rel="tag"&gt;Front national (France)&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La crise &#233;conomique, l'offensive du gouvernement et du patronat contre le monde du travail, ainsi que le s&#233;isme politique provoqu&#233; par les aveux de J&#233;r&#244;me Cahuzac, n&#233;cessitent une riposte sur le terrain social et politique. C'est d'autant plus urgent que la droite et l'extr&#234;me droite, elles, n'h&#233;sitent pas &#224; battre le pav&#233; contre l'&#233;galit&#233;. Une course de vitesse est enclench&#233;e. Il est grand temps qu'&#224; la gauche du gouvernement, une opposition se fasse enfin entendre et qu'elle reprenne le chemin de la rue. J&#233;r&#244;me Cahuzac n'a fait qu'appliquer &#224; son propre patrimoine le traitement que le gouvernement PS autorise pour l'ensemble des classes dominantes : &#171; &lt;i&gt;Le serrage de ceinture pour la majorit&#233; laborieuse, et l'enrichissement pour une minorit&#233; privil&#233;gi&#233;e&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien plus que le patrimoine des ministres, c'est la vraie nature de la politique du gouvernement qui vient d'&#234;tre d&#233;voil&#233; aux yeux de millions de personnes : choyer la classe dominante en esp&#233;rant vainement qu'elle fasse revenir la croissance.Vraie nature qui pousse le PS, apr&#232;s avoir act&#233; un premier cadeau de 20 milliards d'euros de cr&#233;dit d'imp&#244;ts pour les entreprises, &#224; en voter un second : la &#171; &lt;i&gt;flexis&#233;curit&#233;&lt;/i&gt; &#187; qui donne de nouveaux pouvoirs au patronat pour disposer des salari&#233;s comme ils l'entendent, au nom bien s&#251;r de la comp&#233;titivit&#233;. De l'argent il y en a !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au nom de quoi faudrait-il se r&#233;signer au ch&#244;mage de masse, &#224; l'amputation des salaires, des retraites et des allocations, au d&#233;mant&#232;lement des acquis sociaux et des services publics ? Dans la foul&#233;e du 1er mai, nous proposons de manifester massivement le dimanche 5 contre le gouvernement et sa politique d'aust&#233;rit&#233;, de manifester pour en finir avec le pouvoir du syst&#232;me bancaire et financier, pour sa socialisation sous le contr&#244;le des travailleurs et de la population. De manifester aussi pour l'&#233;galit&#233; des droits, droits des homos au mariage, &#224; l'adoption, &#224; la PMA, droit de vote pour tous les r&#233;sidents et r&#233;gularisation de tous les sans-papiers. Manifester encore pour une d&#233;mocratie r&#233;elle qui rompe avec les institutions de la V&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; R&#233;publique, qui interdise la concentration des pouvoirs et le cumul des mandat, qui impose le contr&#244;le direct de la population sur les &#233;lus r&#233;vocables, r&#233;mun&#233;r&#233;s &#224; un niveau du salaire moyen.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'affaire Cahuzac, comme les pr&#233;c&#233;dentes -&#8211; Bettencourt, Woerth, Takieddine...&#8212; ne sont que quelques casseroles. Mais c'est bien toute la cuisine qu'il faut changer. Les &#171; &lt;i&gt;coups de balai&lt;/i&gt; &#187; ne suffisent pas, car le syst&#232;me n'est pas seulement poussi&#233;reux, il est moisi. Il ne s'agit pas seulement de changer de gouvernement, de pr&#233;sident ou de personnel politique, en rempla&#231;ant les uns par les autres, ou de changer le num&#233;ro de la r&#233;publique, il est question de changer toutes les r&#232;gles du jeu, que la population souverainement &#233;labore et l&#233;gif&#232;re sa propre repr&#233;sentation d&#233;mocratique. Puisque les politiciens et les riches s'enlisent dans les affaires, il est temps de prendre les n&#244;tres en main.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les grands acquis sociaux et d&#233;mocratiques ont &#233;t&#233; arrach&#233;s par de grandes luttes, comme en juin 1936 ou en Mai 68, lorsque les couches populaires ont su s'inviter avec fracas dans l'ar&#232;ne sociale et politique, l&#224; o&#249; les politiciens professionnels ne veulent pas qu'on aille. Partout en Europe, en Gr&#232;ce, Espagne, Portugal, la rue refait de la politique, gr&#226;ce aux mouvements des Indign&#233;s, aux grandes marches sociales, et &#224; des gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales r&#233;guli&#232;res. La France ne vivra pas dans une bulle &#224; part bien longtemps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces mouvements ne d&#233;cr&#232;tent pas, ils se pr&#233;parent d&#232;s aujourd'hui, dans la convergence des luttes actuelles. Jean-Luc M&#233;lenchon a pris unilat&#233;ralement l'initiative d'appeler &#224; manifester le 5 mai pour une VI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; R&#233;publique. Nous ne partageons pas la fa&#231;on de faire, ni les appels cocardiers, souverainistes, voire nationalistes car notre drapeau est &#224; jamais celui de l'internationalisme. Mais, nous voulons contribuer au plus large rassemblement possible pour mettre en &#233;chec la politique du gouvernement, pour ne pas laisser le rue aux r&#233;acs homophobes et d&#233;fendre la perspective d'une d&#233;mocratie r&#233;elle, par en bas, qui mette les financiers et leurs amis politiciens hors d'&#233;tat de nuire. Voil&#224; pourquoi, le 5 mai, nous appelons tous et toutes &#224; descendre dans la rue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> </item>
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xml:lang="fr"><title>Si M&#233;lenchon va &#224; Matignon, son balai se transformera en plumeau</title><link>http://www.preavis.org/breche-numerique/article2616.html</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.preavis.org/breche-numerique/article2616.html</guid> <dc:date>2013-05-03T19:29:41Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>BESANCENOT Olivier</dc:creator> <dc:subject>Jean-Luc M&#233;lenchon</dc:subject> <dc:subject>France</dc:subject> <dc:subject>Fran&#231;ois Hollande</dc:subject> <dc:subject>NPA (Nouveau Parti anticapitaliste)</dc:subject> <dc:subject>Parti de Gauche</dc:subject> <dc:subject>Parti Socialiste (France)</dc:subject> <dc:subject>J&#233;r&#244;me Cahuzac</dc:subject> <description>INTERVIEW DE LA SEMAINE - Dimanche, Olivier Besancenot r&#233;pondra pr&#233;sent &#224; la marche organis&#233;e &#224; Paris par Jean-Luc M&#233;lenchon, &#224; l'occasion du premier anniversaire de la pr&#233;sidence Hollande. Mais l'ancien candidat &#224; la pr&#233;sidentielle n'est pas pour autant sur la m&#234;me ligne que le leader du Front de &lt;a href=&quot;http://www.preavis.org/breche-numerique/article2616.html&quot; class='spip_in pts_suite'&gt; (...)&lt;/a&gt;
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&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/rubrique750.html" rel="directory"&gt;Le Journal du dimanche&lt;/a&gt;
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&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot748.html" rel="tag"&gt;Jean-Luc M&#233;lenchon&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot994.html" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot419.html" rel="tag"&gt;Fran&#231;ois Hollande&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot208.html" rel="tag"&gt;NPA (Nouveau Parti anticapitaliste)&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot559.html" rel="tag"&gt;Parti de Gauche&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot204.html" rel="tag"&gt;Parti Socialiste (France)&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot1251.html" rel="tag"&gt;J&#233;r&#244;me Cahuzac&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;INTERVIEW DE LA SEMAINE - Dimanche, Olivier Besancenot r&#233;pondra pr&#233;sent &#224; la marche organis&#233;e &#224; Paris par Jean-Luc M&#233;lenchon, &#224; l'occasion du premier anniversaire de la pr&#233;sidence Hollande. Mais l'ancien candidat &#224; la pr&#233;sidentielle n'est pas pour autant sur la m&#234;me ligne que le leader du Front de gauche, dont il d&#233;nonce &#171; l'ambigu&#239;t&#233; &#187;. &#171; Il faut arr&#234;ter de b&#233;gayer lorsque la question d'&#234;tre ou de ne pas &#234;tre dans l'opposition est pos&#233;e &#187;, juge Olivier Besancenot. Quant &#224; Fran&#231;ois Hollande, il estime qu'il est &#171; en train de faire &#187; ce que &#171; Nicolas Sarkozy a promis &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Vous irez manifester dimanche. Comment vous d&#233;marquer du Front de gauche de Jean-Luc M&#233;lenchon ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;dl class='spip_document_689 spip_documents spip_documents_left'
style='float:left;'&gt;&lt;dt&gt;&lt;a
href=&quot;http://www.preavis.org/breche-numerique/IMG/jpg/olivier-besancenot_jdd_03052013.jpg&quot; title='JPEG - 112.8&#160;ko'
type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img
src='http://www.preavis.org/breche-numerique/local/cache-vignettes/L200xH128/olivier-besancenot_jdd_03052013-b91b2-126d8.jpg' width='200' height='128' alt='JPEG - 112.8&#160;ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;&lt;dt
class='crayon document-titre-689 spip_doc_titre' style='width:200px;'&gt;&lt;strong&gt;Olivier Besancenot, jeudi, &#224; Paris. (JDD.fr)&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;&lt;/dl&gt; &lt;p&gt; On n'y va pas pour se d&#233;marquer de qui que ce soit mais pour apporter nos propres revendications. D&#232;s qu'il y a eu l'affaire Cahuzac, on a expliqu&#233; qu'il fallait une initiative unitaire de toute la gauche non gouvernementale sur ces questions-l&#224;. M&#234;me si sur la forme et le fond, il y a en effet des motifs de d&#233;saccords avec le Front de gauche, on pense qu'il faut frapper ensemble. On revendique ais&#233;ment qu'en mobilisant un maximum, on peut transformer cette marche en premi&#232;re grosse manifestation de la gauche anti-gouvernementale.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Vous semblez sceptique quant &#224; l'id&#233;e de Jean-Luc M&#233;lenchon de donner un &#171; coup de balai &#187;. Pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;La VI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; R&#233;publique con&#231;ue par Jean-Luc M&#233;lenchon, &#231;a n'est pas notre tasse de th&#233;. Un &#171; coup de balai &#187; reviendrait &#224; remplacer le personnel politique, mettre des bons &#224; la place des mauvais, remplacer les uns par les autres. Et puis finalement, le changement de num&#233;ro de R&#233;publique, &#224; bien &#233;couter Jean-Luc M&#233;lenchon, &#231;a pourrait presque se r&#233;duire &#224; un changement de Premier ministre.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Consid&#233;rez-vous Jean-Luc M&#233;lenchon comme un tribun populiste ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&#199;a n'est pas mon sujet. Il est dans son domaine, avec ses ambitions, ses objectifs politiques. Moi je ne roule pas pour lui, je roule pour Philippe Poutou. Depuis le d&#233;but, la direction du Front de gauche, Jean-Luc M&#233;lenchon compris, explique qu'ils ne sont ni au gouvernement ni dans l'opposition. Il faut arr&#234;ter de b&#233;gayer lorsque la question d'&#234;tre ou de ne pas &#234;tre dans l'opposition est pos&#233;e. &#192; l'&#233;preuve des faits, il faudra donner une perspective politique commune.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Trouvez-vous la position du Front de gauche ambigu&#235; ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Ils n'assument pas leurs statuts d'opposants. &#192; la fois, Jean-Luc M&#233;lenchon cartonne Fran&#231;ois Hollande et r&#233;clame d'&#234;tre son Premier ministre. C'est en effet une ambig&#252;it&#233; politique qui ne peut pas r&#233;sister aux faits. Si on assumait de dire que tous ceux qui sont en col&#232;re &#224; gauche, r&#233;volt&#233;s contre le gouvernement, viennent manifester avec nous dimanche, &#231;a nous aiderait. Notre perspective politique est de trouver une voix &#224; la fois unitaire et radicale.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt; &lt;a href=&quot;http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Melenchon-dans-la-peau-du-Premier-ministre-604107&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Et si Jean-Luc M&#233;lenchon &#233;tait &#224; Matignon&lt;/a&gt;, comme il le souhaite, cela changerait-il la donne ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;S'il va &#224; Matignon, son balai sera transform&#233; en plumeau et il nettoiera le mobilier. Qu'est-ce que &#231;a changera ? L'option du changement de personnel, je n'y crois pas. C'est du relooking, m&#234;me pas extr&#234;me. &#192; partir du moment o&#249; les casseroles de gauche s'accumulent aux casseroles de droite, toute la cuisine est bousill&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Vous parlez d'un &#171; r&#233;veil du mouvement social de la gauche &#187;. Mais certains syndicats ont pourtant sign&#233; &lt;a href=&quot;http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/L-accord-sur-l-emploi-seme-la-pagaille-a-gauche-599814&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;l'accord sur l'emploi&lt;/a&gt; soutenu par le gouvernement&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&#192; chaque fois que le PS est au pouvoir, il y a une partie des organisations syndicales qui jouent le jeu du gouvernement. Du coup, le mouvement syndical est fractur&#233;. On l'a vu sur l'accord comp&#233;titivit&#233;-emploi, qui est une machine &#224; remonter le temps. C'est revenir sur 140 ans qui ont &#233;t&#233; arrach&#233;s sur la l&#233;gislation collective du travail. Il faut assumer pour ceux qui ne signent pas ce type d'accord d'aller au carton contre le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Qu'entendez-vous concr&#232;tement par &#171; aller au carton &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Assumer le bras de fer. Oui, il faut manifester. Oui, il faut faire gr&#232;ve. Oui, il faut la convergence des luttes. On est tous des travailleurs de PSA ou d'ArcelorMittal et quand ils perdent, on perd. Quand vous regardez partout ce qu'il se passe en Europe, tous les ingr&#233;dients qui existent dans les autres pays vont s'inviter d'une mani&#232;re ou d'une autre dans la situation fran&#231;aise. En France, on est dans l'&#339;il du cyclone, c'est le calme avant la temp&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt; &lt;a href=&quot;http://www.lejdd.fr/Societe/Social/Actualite/1er-mai-colere-dans-le-cortege-parisien-605136&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Lors du d&#233;fil&#233; du 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; mai&lt;/a&gt;, beaucoup de manifestants scandaient &#171; Hollande et Sarkozy, c'est la m&#234;me chose &#187;. Est-ce aussi votre point de vue ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;C'est la grande continuit&#233;. Sur les questions &#233;conomiques et sociales principalement. L'accord de comp&#233;titivit&#233;-emploi &#233;tait une promesse de Sarkozy pendant la campagne. Ce que Sarkozy a promis, Hollande est en train de le faire. Sans parler de ce qui est d&#233;j&#224; programm&#233; sur la r&#233;forme des retraites. Le PS &#233;tait contre quand il &#233;tait dans l'opposition, il est pour au gouvernement. C'est une mascarade.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Vous attendiez-vous &#224; ce que Fran&#231;ois Hollande m&#232;ne cette politique ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;On a mis un bulletin dans l'urne pour mettre une grande claque &#224; Nicolas Sarkozy, je ne le regrette pas. On a expliqu&#233; &#224; tous qu'avec le PS, on n'obtiendrait rien. Quand on n'avait pas d'esp&#233;rance, on n'a pas de d&#233;sillusions. On savait qu'il serait rattrap&#233; par la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Soutenez-vous les ministres &lt;a href=&quot;http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Montebourg-Duflot-et-Hamon-veulent-moins-d-austerite-601164&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Arnaud Montebourg, C&#233;cile Duflot et Beno&#238;t Hamon&lt;/a&gt; qui ont mis en garde contre les politiques d'aust&#233;rit&#233; en Europe ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Je ne vais pas individualiser les postes et les ministres. Je prends le gouvernement dans sa coh&#233;rence et toute sa globalit&#233;. Donc tous ceux qui sont au gouvernement assument le bilan du gouvernement sur les questions &#233;conomiques, sociales, de soci&#233;t&#233;, ou m&#234;me sur les questions d'amnistie sociale. Je me souviens parfaitement que Beno&#238;t Hamon et C&#233;cile Duflot avaient tenu des propos tr&#232;s forts sur la question. Mais quand on rentre au gouvernement, on avale la politique du gouvernement et toutes ses couleuvres. C'est toujours la m&#234;me histoire. Avant d'y rentrer, on me dit dans les yeux : &#171; Promis, jur&#233;, Olivier : si je n'ai pas &#231;a, je me barre ! &#187; &#199;a fait trente ans que j'entends &#231;a. C'est l'effet &#8220;KissCool&#8221;, l'effet magique du pouvoir. Dans l'opposition, vous &#234;tes chaud-bouillant comme la braise et quand vous arrivez au pouvoir, vous faites &#171; coin-coin &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Le gouvernement consid&#232;re qu'il doit &#171; avoir une seule r&#233;ponse, le respect de la loi r&#233;publicaine pour tous &#187;&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Je m'en bats les reins ! C'est du flan. Il faut comprendre pourquoi les gens luttent et r&#233;sistent ! On parle de gens qui perdent leur boulot ! Qu'ont-ils fait ? Ils &#233;taient simplement aux avants postes du combat contre Sarkozy.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Les d&#233;put&#233;s socialistes ont d&#233;pos&#233; mardi &lt;a href=&quot;http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/Cession-de-site-rentable-les-dirigeants-risquent-une-amende-604902&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;un projet de loi pour favoriser la reprise des sites industriels rentables&lt;/a&gt;. Est-ce selon vous un premier pas ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;C'est plut&#244;t un pas en arri&#232;re par rapport au premier pas qu'ils avaient annonc&#233;. &#199;a arrive beaucoup trop tard, par rapport notamment aux salari&#233;s du site ArcelorMittal de Florange. Ce sont des effets d'annonces qui ne vont rien r&#233;gler pour ceux qui sont dans les usines.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Arnaud Montebourg a pourtant men&#233; diff&#233;rentes batailles contre des plans sociaux, allant jusqu'&#224; &#233;voquer des nationalisations temporaires...&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Sa menace n'a fait peur &#224; personne. Quelles nationalisations temporaires ont eu lieu ? Ce ne sont pas les mots qui m'int&#233;ressent, mais les actes. Ce gouvernement ne nationalisera rien. Il n'est pas capable de prendre des mesures sociales, m&#234;me &#8220;ultra-lights&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt; &lt;a href=&quot;http://www.lejdd.fr/Affaire-Cahuzac&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;L'affaire Cahuzac&lt;/a&gt; discr&#233;dite-t-elle l'ensemble de la classe politique, la gauche radicale comprise ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Moi, je ne suis pas un homme politique, mais un militant. Au NPA, nous n'avons pas de retomb&#233;es n&#233;gatives de ce point de vue.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Qu'avez-vous pens&#233; &lt;a href=&quot;http://www.lejdd.fr/www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Comment-Hollande-veut-moraliser-la-vie-politique-603809&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;des mesures sur la moralisation de la vie publique&lt;/a&gt; annonc&#233;es apr&#232;s l'affaire Cahuzac ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Sur les paradis fiscaux, c'est du Sarkozy dans le texte. Au final, rien n'est fait. Quant &#224; la publication du patrimoine des &#233;lus, &#231;a ne r&#232;gle rien en soit. C'est juste l'occasion de se rendre compte que la classe politique n'est pas &#224; l'image de 80 % de la population. Dans le mouvement altermondialiste, on appelait cela &#171; l'effet Dracula &#187; : vous projetez de la lumi&#232;re en esp&#233;rant que &#231;a puisse culpabiliser les gens et ainsi que &#231;a s'arr&#234;te tout seul. Mais les patrons du CAC 40 sont riches, tout le monde le sait et ils ne culpabilisent pas pour autant.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Cette affaire nourrit toutefois le discours de &#171; politiques, tous pourris &#187;...&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Ce ne sont pas &#171; les politiques &#187; qui sont &#171; tous pourris &#187;, mais le syst&#232;me dans son ensemble. Moi, je ne suis pas populiste, je ne fustige pas les individus. Je suis un internationaliste, un anticapitaliste qui propose des solutions alternatives au syst&#232;me. C'est pourquoi j'attends un sursaut, un r&#233;veil d&#233;mocratique &#171; du bas &#187;, de la base de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt; &lt;a href=&quot;http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Le-NPA-la-chute-finale-589492&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le NPA&lt;/a&gt;, port&#233; par Philippe Poutou, n'a fait que 1,15% &#224; la derni&#232;re &#233;lection pr&#233;sidentielle. Auriez-vous envie de vous repr&#233;senter en 2017 ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Chez nous, &#231;a tourne. Nous avons plusieurs visages et aucun d'entre nous ne cherche &#224; s'accrocher &#224; son poste. Nous nous obligeons &#224; &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Quel avenir imaginez-vous pour le NPA ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Nous avons v&#233;cu des moments difficiles sur lesquelles nous n'avons rien &#224; cacher. Mais, depuis un an, le milieu ouvrier se retourne vers nous. Ces gens ne partagent pas toutes nos id&#233;es mais pensent que nous pouvons &#234;tre utiles. &#192; gauche du Front de gauche, il y a encore un espace politique, plus petit mais r&#233;el.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Caroline Vigoureux et Ga&#235;l Vaillant &#8211; &lt;i&gt;le JDD.fr&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> </item>
<item
xml:lang="fr"><title>Contre ce gouvernement du fric, la droite et l'extr&#234;me droite, prenons la rue le 1er et le 5 mai !</title><link>http://www.preavis.org/breche-numerique/article2615.html</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.preavis.org/breche-numerique/article2615.html</guid> <dc:date>2013-05-01T22:26:28Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>NPA (Nouveau Parti anticapitaliste)</dc:creator> <dc:subject>Jean-Luc M&#233;lenchon</dc:subject> <dc:subject>R&#233;publique fran&#231;aise</dc:subject> <dc:subject>Fran&#231;ois Hollande</dc:subject> <description>La crise &#233;conomique, l'offensive du gouvernement et du patronat contre le monde du travail comme la crise politique provoqu&#233;e par les aveux de J&#233;r&#244;me Cahuzac n&#233;cessitent une riposte sur le terrain social et politique. Le NPA appelle &#224; participer massivement aux manifestations le 1er et le 5 mai. &lt;br /&gt;La &lt;a href=&quot;http://www.preavis.org/breche-numerique/article2615.html&quot; class='spip_in pts_suite'&gt; (...)&lt;/a&gt;
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&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/rubrique839.html" rel="directory"&gt;Communiqu&#233;s et d&#233;clarations&lt;/a&gt;
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&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot748.html" rel="tag"&gt;Jean-Luc M&#233;lenchon&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot532.html" rel="tag"&gt;R&#233;publique fran&#231;aise&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot419.html" rel="tag"&gt;Fran&#231;ois Hollande&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La crise &#233;conomique, l'offensive du gouvernement et du patronat contre le monde du travail comme la crise politique provoqu&#233;e par les aveux de J&#233;r&#244;me Cahuzac n&#233;cessitent une riposte sur le terrain social et politique. Le NPA appelle &#224; participer massivement aux manifestations le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; et le 5 mai.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La fraude fiscale atteint entre 60 et 80 milliards d'euros en France, soit pr&#232;s de 20 % des recettes fiscales brutes. Ce qui repr&#233;senterait le double des &#171; &#233;conomies &#187; budg&#233;taire inscrites dans la loi de finances 2013. De l'argent, il y en a ! C'est la premi&#232;re chose que d&#233;montre cette affaire. Ce n'est pas &#224; nous de payer ! Au nom de quoi faudrait-il se r&#233;signer au ch&#244;mage de masse, &#224; l'amputation des salaires, des retraites et des allocations, au d&#233;mant&#232;lement des acquis sociaux et des services publics ? Plus que jamais, il est l&#233;gitime de revendiquer des mesures d'urgence pour les salari&#233;Es comme l'augmentation de tous les salaires de 300 euros, l'interdiction des licenciements et la baisse du temps de travail.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Leur R&#233;publique&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois Hollande vantait &#171; une r&#233;publique irr&#233;prochable &#187; apr&#232;s que Sarkozy se fut revendiqu&#233; d'&#171; une r&#233;publique exemplaire &#187;, il pr&#233;tend maintenant moraliser la vie politique ! C'est un v&#339;u pieux que de vouloir moraliser les politiciens professionnels et les institutions de la V&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; R&#233;publique, tout autant que de pr&#233;tendre moraliser un syst&#232;me social fond&#233; sur la rentabilit&#233; financi&#232;re, la course au profit et les sp&#233;culations ! Ce syst&#232;me produit pour le servir des hommes politiques et des institutions &#224; son image.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment y aurait-il une d&#233;mocratie r&#233;elle tant que subsistent ces paradis fiscaux et leur corollaire, le secret bancaire ? Comment y aurait-il une r&#233;elle d&#233;mocratie quand plus de la moiti&#233; des salari&#233;s gagnent un salaire net inf&#233;rieur &#224; 1 700 euros, que 14 % des m&#233;nages vivent avec moins de 1 000 euros, que le ch&#244;mage frappe plus de 5 millions de travailleurs, que la pr&#233;carit&#233; se g&#233;n&#233;ralise, que pr&#232;s de 10 millions de personnes vivent avec moins de 900 euros par mois alors qu'&#224; l'autre p&#244;le s'accumulent d'immenses fortunes ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Notre d&#233;mocratie&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;La d&#233;mocratie, c'est l'&#233;galit&#233; des droits, le pouvoir de contr&#244;le pour la population mais aussi une autre r&#233;partition des richesses. C'est donc en premier lieu l'annulation de la dette, l'expropriation de ceux qui tirent les ficelles, les financiers, et la cr&#233;ation d'un monopole public bancaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une d&#233;mocratie r&#233;elle ne s'arr&#234;terait pas &#224; la porte des entreprises, mais donnerait aux travailleurs les moyens de d&#233;cider et de contr&#244;ler la marche de leur entreprise, de l'&#233;conomie, de la soci&#233;t&#233; et de l'&#201;tat. Une d&#233;mocratie r&#233;elle n'est pas l'affaire de professionnels de la politique : un &#233;lu ne devrait assumer qu'un seul mandat &#224; la fois et pas plus de deux ou trois mandats au cours sa vie pour reprendre son travail et laisser la place &#224; d'autres. Il ne devrait pas gagner plus que salaire moyen de la population et &#234;tre r&#233;vocable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour sortir de cette crise &#233;conomique et politique, il n'y a pas d'autre voie que l'intervention directe des travailleurs, de la population sur le terrain politique pour conqu&#233;rir la d&#233;mocratie et imposer leurs droits sociaux et politiques. Ce gouvernement de riches au service des patrons n'est pas le n&#244;tre. Il est plus que temps qu'une opposition de gauche au gouvernement se regroupe, se construise, et offre une alternative aux partis de l'alternance et de l'aust&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Ne pas subir ni capituler, se battre !&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Nos raisons de manifester sont totalement et diam&#233;tralement oppos&#233;es &#224; celles des r&#233;actionnaires et des homophobes qui combattent l'&#233;galit&#233; des droits et le mariage pour toutes et tous. La droite la plus r&#233;actionnaire, l'extr&#234;me droite sont &#224; l'offensive. La droite et l'extr&#234;me droite multiplient, sous couvert du collectif &#171; Manif pour tous &#187;, les op&#233;rations coup de poing, les rassemblements et les violences homophobes. Face &#224; leurs provocations, plus que jamais il ne faut rien c&#233;der dans la lutte contre le fascisme, le racisme et l'homophobie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean-Luc M&#233;lenchon a pris l'initiative d'appeler &#224; manifester le 5 mai pour une VI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; R&#233;publique. Nous ne partageons pas son objectif, mais nous voulons contribuer au plus large rassemblement possible avec toutes celles et ceux qui, &#224; gauche, ne veulent ni subir ni capituler devant le gouvernement et les puissances de l'argent qu'il sert. Le NPA appelle &#224; manifester le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; et le 5 mai pour mettre en &#233;chec la politique du gouvernement et d&#233;fendre la perspective d'une d&#233;mocratie r&#233;elle, par en bas, qui mette les financiers et leurs amis politiciens hors d'&#233;tat de nuire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> </item>
<item
xml:lang="fr"><title>Les 1er et 5 mai, la rue est &#224; nous !</title><link>http://www.preavis.org/breche-numerique/article2614.html</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.preavis.org/breche-numerique/article2614.html</guid> <dc:date>2013-05-01T03:19:22Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>NPA (Nouveau Parti anticapitaliste)</dc:creator> <dc:subject>R&#233;publique fran&#231;aise</dc:subject> <dc:subject>J&#233;r&#244;me Cahuzac</dc:subject> <dc:subject>Fran&#231;ois Hollande</dc:subject> <description>Cette manifestation a &#233;t&#233; appel&#233;e au d&#233;part par les partis membres du Front de Gauche. M&#234;me s'il ne partage pas l'obsession autour du &#171; changement de num&#233;ro &#187; de la R&#233;publique, le NPA, soucieux de l'unit&#233; la plus large dans la rue, s'associera &#224; cette initiative sur ses mots d'ordre. C'est bien la soci&#233;t&#233; &lt;a href=&quot;http://www.preavis.org/breche-numerique/article2614.html&quot; class='spip_in pts_suite'&gt; (...)&lt;/a&gt;
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&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot532.html" rel="tag"&gt;R&#233;publique fran&#231;aise&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot1251.html" rel="tag"&gt;J&#233;r&#244;me Cahuzac&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot419.html" rel="tag"&gt;Fran&#231;ois Hollande&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cette manifestation a &#233;t&#233; appel&#233;e au d&#233;part par les partis membres du Front de Gauche. M&#234;me s'il ne partage pas l'obsession autour du &#171; changement de num&#233;ro &#187; de la R&#233;publique, le NPA, soucieux de l'unit&#233; la plus large dans la rue, s'associera &#224; cette initiative sur ses mots d'ordre. C'est bien la soci&#233;t&#233; qu'il faut changer !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous reproduisons ci-dessous la d&#233;claration de la direction du NPA appelant &#224; participer aux deux manifestations du 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; et du 5 mai.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;claration du NPA &#224; propos des manifestations des 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; et 5 mai.&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Le NPA appelle &#224; manifester le 1er mai et le 5 mai. La crise &#233;conomique, l'offensive du gouvernement et du patronat contre le monde du travail, ainsi que le s&#233;isme politique provoqu&#233; par les aveux de J&#233;r&#244;me Cahuzac, n&#233;cessitent une riposte sur le terrain social et politique. La stup&#233;faction provoqu&#233;e par les mensonges arrogants de J&#233;r&#244;me Cahuzac c&#232;de la place &#224; une l&#233;gitime col&#232;re, &#224; une r&#233;volte. L'&#233;vidente complaisance de Fran&#231;ois Hollande, du gouvernement et du Parti socialiste vis-&#224;-vis de ce sinistre personnage choque &#224; juste titre. Comment ces gens-l&#224; osent-ils, avec autant de morgue et de culot, se faire les champions de l'aust&#233;rit&#233; ? Le plus scandaleux mensonge de Cahuzac est bien de vouloir convaincre les salari&#233;s et les classes populaires que l'aust&#233;rit&#233; est n&#233;cessaire pour sortir de la crise. C'est le m&#234;me mensonge qui soude les d&#233;put&#233;s du PS votant la &#171; flexis&#233;curit&#233; &#187; qui donne de nouveaux pouvoirs au patronat pour disposer des salari&#233;s comme ils l'entendent, en fonction de leurs seuls besoins et int&#233;r&#234;ts, en invoquant la comp&#233;titivit&#233;. Qui soude aussi ceux de l'UMP qui ont laiss&#233; faire le PS en s'abstenant, apr&#232;s avoir, sous Sarkozy, particip&#233; &#224; la m&#234;me politique dict&#233;e par le Medef. Ce mensonge d'&#201;tat r&#233;unit tous les ministres et anciens ministres ou d&#233;put&#233;s de la droite et de la gauche lib&#233;rale. Et dans ce monde de menteurs, le Front national ne se distingue que par sa particuli&#232;re d&#233;magogie et grossi&#232;ret&#233;. La millionnaire Marine Le Pen ne compte-t-elle pas dans ses amis l'avocat d'affaires qui a ouvert le compte suisse de Cahuzac ? Pour ces amoureux du pognon, user de tous les moyens pour &#233;chapper au fisc est tout &#224; fait normal, naturel. La fraude fiscale atteindrait 60 &#224; 80 milliards d'euros en France, soit pr&#232;s de 20 % des recettes fiscales brutes. Ce qui repr&#233;senterait le double des &#171; &#233;conomies &#187; budg&#233;taire inscrites dans la loi de finances 2013 ! Ce sont environ 590 milliards d'euros d'avoirs fran&#231;ais qui sont cach&#233;s dans les paradis fiscaux, dont 108 milliards en Suisse. Ces derni&#232;res ann&#233;es, les plus grandes banques fran&#231;aises ont multipli&#233; la cr&#233;ation de soci&#233;t&#233;s situ&#233;es dans les &#238;les Vierges britanniques, les &#238;les Samoa ou Singapour afin de permettre &#224; leurs clients les plus fortun&#233;s d'&#233;chapper au contr&#244;le du fisc.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;De l'argent, il y en a ! &lt;/h3&gt; &lt;p&gt;C'est la premi&#232;re chose que d&#233;montre cette affaire. Ce n'est pas &#224; nous de payer ! Au nom de quoi faudrait-il se r&#233;signer au ch&#244;mage de masse, &#224; l'amputation des salaires, des retraites et des allocations, au d&#233;mant&#232;lement des acquis sociaux et des services publics ? &#192; l'image des salari&#233;s de PSA Aulnay ou des Goodyear, il est plus que jamais l&#233;gitime de lutter contre les licenciements et contre la d&#233;gradation de nos acquis. Plus que jamais, il est l&#233;gitime de revendiquer des mesures d'urgence pour la salari&#233;s, comme l'augmentation de 300 euros de tous les salaires, l'interdiction des licenciements et la baisse du temps de travail.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Dans ce monde de l'argent roi, l'argent domine la politique&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois Hollande vantait &#171; une R&#233;publique irr&#233;prochable &#187; apr&#232;s que Sarkozy se fut revendiqu&#233; d'&#171; une R&#233;publique exemplaire &#187;, il pr&#233;tend maintenant moraliser la vie politique ! C'est un v&#339;u pieux que de vouloir moraliser les politiciens professionnels et les institutions de la V&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; R&#233;publique, tout autant que de pr&#233;tendre moraliser un syst&#232;me social fond&#233; sur la rentabilit&#233; financi&#232;re, la course au profit et les sp&#233;culations ! Ce syst&#232;me produit, pour le servir, des hommes politiques et des institutions &#224; son image. Comment y aurait-il une d&#233;mocratie r&#233;elle tant que subsistent les paradis fiscaux et leur corollaire, le secret bancaire ? Comment y aurait-il une r&#233;elle d&#233;mocratie quand plus de la moiti&#233; des salari&#233;s gagnent un salaire net inf&#233;rieur &#224; 1 700 euros, que le ch&#244;mage frappe plus de 5 millions de travailleurs, que la pr&#233;carit&#233; se g&#233;n&#233;ralise, que pr&#232;s de 10 millions de personnes vivent avec moins de 900 euros par mois, alors que, &#224; l'autre p&#244;le, s'accumulent d'immenses fortunes ? Comment y aurait-il une r&#233;elle d&#233;mocratie quand les finances publiques, les finances de l'&#201;tat, sont entre les mains de cette oligarchie &#224; laquelle l'&#201;tat verse une rente annuelle de plus 50 milliards d'euros au titre des int&#233;r&#234;ts de la dette. Que cette m&#234;me oligarchie a la mainmise sur toute la vie &#233;conomique et sociale ? Comment y aurait-il une r&#233;elle d&#233;mocratie alors que les m&#233;dias sont aux mains de cette oligarchie financi&#232;re ? L'affaire Cahuzac, apr&#232;s les affaires Bettencourt, Woerth et autres, agit comme un r&#233;v&#233;lateur de la corruption g&#233;n&#233;ralis&#233;e du syst&#232;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils s'enlisent dans les affaires, prenons les n&#244;tres en main ! Ce gouvernement de riches au service des patrons n'est pas le n&#244;tre. Pour mettre l'argent et l'&#233;conomie au service de la population, nous ne pouvons compter que sur nos luttes. Il faudra construire des mobilisations exceptionnelles du type de celles de Juin 1936 ou de Mai 1968. Elle se pr&#233;pare, aujourd'hui, dans la convergence des luttes contre les licenciements et toutes les mesures antisociales. Nous voulons en finir avec le carri&#233;risme et l'affairisme politique. Le r&#233;gime pr&#233;sidentiel qui concentre des pouvoirs exorbitants entre les mains d'un seul est un archa&#239;sme monarchique. Le S&#233;nat n'est qu'un repaire pour politiciens &#224; la retraite. Nous sommes pour une seule assembl&#233;e &#233;lue &#224; la proportionnelle. Nous voulons d&#233;professionnaliser la politique : interdiction du cumul des mandats, de faire plus de deux ou trois mandats au cours de sa vie pour reprendre son travail, fixation du revenu des &#233;lus &#224; la hauteur du salaire moyen de la population. Nous sommes pour une d&#233;mocratie directe qui ne s'arr&#234;te pas &#224; la porte des entreprises et qui ne se limite pas &#224; voter pour des repr&#233;sentant.e.s. Nous revendiquons l'autogestion des entreprises par les travailleurs et les travailleuses et le contr&#244;le des services publiques par les salari&#233;.e.s et les usagers. La d&#233;mocratie, c'est la reprise en main par la population de ses affaires, &#224; tous les niveaux de la soci&#233;t&#233;, et le refus de confier le pouvoir &#224; des experts ou &#224; des dirigeants professionnels. Cela suppose un r&#233;el pouvoir d'&#233;laboration des politiques par toutes et tous afin de rompre avec la passivit&#233; dans laquelle l'oligarchie actuelle enferme la majorit&#233; de la population. La d&#233;mocratie, c'est l'&#233;galit&#233; des droits, le pouvoir de contr&#244;le pour la population mais aussi une autre r&#233;partition des richesses. C'est la lev&#233;e du secret bancaire et industriel ; la confiscation des avoirs des fraudeurs ; la fin des paradis et cadeaux fiscaux ; l'expropriation des principales entreprises, sous contr&#244;le des salari&#233;s et de la population ; l'annulation de la dette ; l'expropriation de ceux qui tirent les ficelles, les financiers ; la cr&#233;ation d'un monopole public bancaire. Pour sortir de cette crise &#233;conomique et politique, il n'y a pas d'autre voie que l'intervention directe des travailleurs, de la population, sur le terrain politique, pour conqu&#233;rir la d&#233;mocratie et imposer leurs droits sociaux et politiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien plus que changer de R&#233;publique, c'est toute la soci&#233;t&#233; qu'il s'agit de transformer. Nous serons dans la rue, le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; comme le 5 mai, pour porter ces exigences et perspectives tout en &#339;uvrant au rassemblement de toutes les forces, de toutes celles et tous ceux qui veulent agir pour changer le cours des choses, pour imposer une autre politique r&#233;pondant aux besoins de toute la soci&#233;t&#233;. Nos raisons de manifester sont totalement et diam&#233;tralement oppos&#233;es &#224; celles des r&#233;actionnaires et des homophobes qui combattent l'&#233;galit&#233; des droits et le mariage pour toutes et tous. La droite la plus r&#233;actionnaire et l'extr&#234;me droite sont &#224; l'offensive et multiplient, sous couvert du collectif &#171; Manif pour tous &#187;, les rassemblements et les violences homophobes. Face &#224; leurs provocations, plus que jamais il ne faut rien c&#233;der dans la lutte contre l'extr&#234;me droite, le racisme et l'homophobie. Il est plus que temps qu'une opposition de gauche au gouvernement se regroupe, se construise, et offre une alternative aux partis de l'aust&#233;rit&#233; Jean-Luc M&#233;lenchon et le Front de Gauche ont pris unilat&#233;ralement l'initiative d'appeler &#224; manifester le 5 mai pour une VI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; R&#233;publique. Nous ne partageons ni cette fa&#231;on de faire ni son objectif , mais nous voulons contribuer au plus large rassemblement possible pour mettre en &#233;chec la politique du gouvernement et d&#233;fendre la perspective d'une d&#233;mocratie r&#233;elle, par en bas, qui mette les financiers et leurs amis politiciens hors d'&#233;tat de nuire. Le NPA sera dans la rue, le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; mai et le 5 mai, avec toutes celles et ceux qui, &#224; gauche, ne veulent ni subir ni capituler devant le gouvernement et les puissances de l'argent qu'il sert, tout en d&#233;fendant nos propres propositions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> </item>
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xml:lang="fr"><title>&#171; Maintenir la pression &#187;</title><link>http://www.preavis.org/breche-numerique/article2612.html</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.preavis.org/breche-numerique/article2612.html</guid> <dc:date>2013-04-29T14:40:00Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>POUTOU Philippe</dc:creator> <dc:subject>automobile</dc:subject> <dc:subject>Ford</dc:subject> <dc:subject>ch&#244;mage</dc:subject> <dc:subject>Gironde</dc:subject> <description>&#192; l'usine Ford, les inqui&#233;tudes persistent dans les rangs des salari&#233;s. Elles concernent principalement la p&#233;rennisation des 1000 emplois sur le site blanquefortais, promesse faite par les dirigeants de l'entreprise en d&#233;cembre dernier. Philippe Poutou, responsable CGT, se montre tr&#232;s vigilant quant &#224; &lt;a href=&quot;http://www.preavis.org/breche-numerique/article2612.html&quot; class='spip_in pts_suite'&gt; (...)&lt;/a&gt;
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&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot1254.html" rel="tag"&gt;Ford&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot90.html" rel="tag"&gt;ch&#244;mage&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot1242.html" rel="tag"&gt;Gironde&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'usine Ford, les inqui&#233;tudes persistent dans les rangs des salari&#233;s. Elles concernent principalement la p&#233;rennisation des 1000 emplois sur le site blanquefortais, promesse faite par les dirigeants de l'entreprise en d&#233;cembre dernier. Philippe Poutou, responsable CGT, se montre tr&#232;s vigilant quant &#224; la suite du dossier. Et le comit&#233; de pilotage qui a lieu aujourd'hui en pr&#233;sence de certaines huiles du groupe Ford, ne le rassure pas davantage. Entretien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Un nouveau comit&#233; de pilotage se tient ce matin &#224; la r&#233;sidence pr&#233;fectorale. Qu'attendez-vous de cette rencontre ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;C'est difficile &#224; dire... &#231;a fait 4 ans que l'on se bat pour avoir du boulot et l'on a remport&#233; pas mal de batailles, pour l'instant, car l'entreprise devait &#234;tre ferm&#233;e et au final elle ne l'a pas &#233;t&#233;. Mais ce qu'on voudrait surtout dire aux dirigeants qui y participent, c'est qu'on ne l&#226;chera pas l'affaire. Actuellement, le discours officiel para&#238;t plut&#244;t rassurant puisqu'ils disent qu'ils vont maintenir les 1000 emplois, mais nous allons maintenir la pression. On n'est pas en danger imm&#233;diat mais on essaie de voir &#224; long terme...&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Il y a une vraie inqui&#233;tude dans vos propos.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Pour l'instant, il n'y a pas assez d'activit&#233;s sur le site pour occuper les 1000 emplois m&#234;me si les dirigeants annoncent des productions plus importantes que pr&#233;vues (avec notamment la production de la future bo&#238;te automatique 6 vitesses l'ann&#233;e prochaine, ndlr). Avec ce qu'ils nous donnent comme documents, on est persuad&#233; que le chiffre des 1000, on ne l'atteint pas ! On est convaincu qu'ils veulent encore nous faire accepter des pertes d'emploi dans les deux ann&#233;es qui viennent. Visiblement au bout du compte, ils aimeraient bien nous faire accepter une usine o&#249; il y aurait 600-700 emplois sans nous le dire aujourd'hui. Les dirigeants de Ford doivent s'engager fermement &#224; respecter leur promesse des 1000 emplois, on ne doit pas &#234;tre en dessous de ce chiffre ! C'est maintenant qu'il faut se battre.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Et quelle forme prendra ce combat ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Nous manifesterons au Mondial de l'auto &#224; Paris le 29 septembre prochain devant le stand Ford. On veut continuer &#224; maintenir la pression sur les dirigeants de Ford mais aussi sur les pouvoirs publics car cette multinationale, qui fait des milliards de profits, touche des aides publiques. Il est donc hors de question que les emplois ne soient pas maintenus.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;&#192; ce sujet, avez-vous le sentiment que les pouvoirs publics vous soutiennent ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;En ce moment, ils sont bien gentils mais ils laissent trop faire les choses. C'est compl&#232;tement anormal, c'est &#224; eux d'agir pour que la multinationale respecte ses engagements.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Mais la cr&#233;ation d'un minist&#232;re du redressement productif n'&#233;tait pas de nature &#224; vous rassurer ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;On savait tr&#232;s bien que ce n'est pas parce que le gouvernement changeait que &#231;a allait vraiment faire bouger les choses, et l&#224; on le voit. D&#232;s le d&#233;but on a envoy&#233; un courrier &#224; Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, comme d'ailleurs plein d'autres entreprises en difficult&#233; le font. Et il ne nous a toujours pas r&#233;pondu... Il faut davantage compter sur nos luttes et notre capacit&#233; &#224; faire parler de nous que sur le gouvernement lui-m&#234;me. &lt;br /&gt;Mais le probl&#232;me ne se pose pas uniquement pour Ford. Il faut que l'on r&#233;ussisse &#224; faire le lien avec les autres entreprises concern&#233;es, PSA, Fralib et toutes les autres de mani&#232;re &#224; agir ensemble pour emp&#234;cher partout les suppressions d'emplois. Il faut refuser ce c&#244;t&#233; fataliste que l'on veut insinuer dans nos t&#234;tes. Notre boulot c'est notre vie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Propos recueillis par Nicolas Bochereau.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> </item>
<item
xml:lang="fr"><title>Allemagne-Gr&#232;ce : deux poids, deux mesures - Voici 60 ans, l'annulation de la dette allemande</title><link>http://www.preavis.org/breche-numerique/article2604.html</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.preavis.org/breche-numerique/article2604.html</guid> <dc:date>2013-04-28T23:13:01Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>TOUSSAINT &#201;ric</dc:creator> <dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject> <dc:subject>Allemagne</dc:subject> <dc:subject>Guerre froide</dc:subject> <description>Voici 60 ans, en f&#233;vrier 1953, &#224; Londres &#233;tait sign&#233; un accord historique sur la dette allemande. Les termes de l'accord sign&#233; tranchent radicalement avec la mani&#232;re dont est aujourd'hui trait&#233;e la Gr&#232;ce. Apr&#232;s la seconde guerre mondiale, de multiples conditions ont &#233;t&#233; r&#233;unies pour permettre &#224; &lt;a href=&quot;http://www.preavis.org/breche-numerique/article2604.html&quot; class='spip_in pts_suite'&gt; (...)&lt;/a&gt;
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&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot538.html" rel="tag"&gt;Allemagne&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot1208.html" rel="tag"&gt;Guerre froide&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voici 60 ans, en f&#233;vrier 1953, &#224; Londres &#233;tait sign&#233; un accord historique sur la dette allemande. &lt;/strong&gt; Les termes de l'accord sign&#233; tranchent radicalement avec la mani&#232;re dont est aujourd'hui trait&#233;e la Gr&#232;ce. Apr&#232;s la seconde guerre mondiale, de multiples conditions ont &#233;t&#233; r&#233;unies pour permettre &#224; l'Allemagne de l'Ouest de se d&#233;velopper rapidement en permettant la reconstruction de son appareil industriel. Non seulement la dette contract&#233;e par l'Allemagne en-dehors des deux guerres mondiales a &#233;t&#233; r&#233;duite de plus de 60%, mais le r&#232;glement des dettes de guerre et le paiement des r&#233;parations aux victimes civiles et aux Etats ont &#233;t&#233; report&#233;s &#224; une date ind&#233;termin&#233;e : de fait, &#224; la r&#233;unification allemande qui est intervenue en 1990 et au trait&#233; de paix qui a &#233;t&#233; sign&#233; &#224; Moscou la m&#234;me ann&#233;e entre les autorit&#233;s des deux Allemagnes en cours d'unification, les Etats-Unis, l'URSS, le Royaume-Uni et la France. Le poids des r&#233;parations sur l'&#233;conomie allemande a donc &#233;t&#233; longtemps diff&#233;r&#233;. Et dans le cas des r&#233;parations dues &#224; la Gr&#232;ce, celles-ci n'ont pas repr&#233;sent&#233; le moindre effort de la part de l'Allemagne puisque les autorit&#233;s allemandes refusent de donner suite aux demandes grecques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; la diff&#233;rence de ce qui s'&#233;tait pass&#233; &#224; l'issue de la premi&#232;re guerre mondiale, les puissances occidentales ont voulu apr&#232;s la seconde guerre mondiale &#233;viter de faire peser sur l'Allemagne le poids de remboursements insoutenables car elles ont consid&#233;r&#233; qu'ils avaient favoris&#233; l'accession du r&#233;gime nazi au pouvoir. Les puissances occidentales voulaient &#233;galement une Allemagne de l'Ouest forte &#233;conomiquement (mais d&#233;sarm&#233;e et occup&#233;e militairement) face &#224; l'Union sovi&#233;tique et ses alli&#233;s. Rien de tel n'est de mise avec la Gr&#232;ce et les autres pays de la P&#233;riph&#233;rie au sein de l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour atteindre cet objectif, non seulement le fardeau de la dette a &#233;t&#233; tr&#232;s fortement all&#233;g&#233; et des aides &#233;conomiques sous forme de dons ont &#233;t&#233; octroy&#233;es &#224; l'Allemagne, mais surtout on lui a permis d'appliquer une politique &#233;conomique tout &#224; fait favorable &#224; son red&#233;ploiement. Les grands groupes industriels priv&#233;s ont pu se consolider, ceux-l&#224; m&#234;mes qui avaient jou&#233; un r&#244;le cl&#233; dans l'aventure militaire de la premi&#232;re guerre mondiale, dans le soutien aux nazis, dans le g&#233;nocide des peuples juifs, tsiganes&#8230;, dans la spoliation des pays occup&#233;s ou annex&#233;s, dans la production militaire et l'effort logistique gigantesque de la seconde guerre mondiale. L'Allemagne a pu d&#233;velopper d'impressionnantes infrastructures publiques, elle a pu soutenir ses industries afin de satisfaire la demande locale et de conqu&#233;rir des march&#233;s ext&#233;rieurs. L'Allemagne a m&#234;me &#233;t&#233; autoris&#233;e &#224; rembourser une grande partie de sa dette dans sa monnaie nationale. Pour rendre cela concret, il suffit de r&#233;fl&#233;chir &#224; la situation qui a suivi l'accord de Londres de 1953. L'Allemagne rembourse par exemple &#224; la Belgique et &#224; la France une partie de ses dettes de l'entre deux guerres en deutsche marks. Ces deutsche marks qui n'avaient pas d'int&#233;r&#234;t dans les &#233;changes avec le reste du monde, Belges et Fran&#231;ais ont essay&#233; de s'en d&#233;barrasser rapidement en achetant des marchandises et des &#233;quipements fournis par l'&#233;conomie allemande et contribu&#233; &#224; refaire de l'Allemagne une grande puissance exportatrice.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De leur c&#244;t&#233;, la Gr&#232;ce, le Portugal, l'Irlande, l'Espagne, l'Estonie, la Slov&#233;nie et les autres pays p&#233;riph&#233;riques de la zone euro doivent rembourser leurs dettes publiques en euros alors qu'ils en manquent vu leur d&#233;ficit commercial face aux pays les plus forts de la zone euro. Dans le m&#234;me temps, les puissances qui dominent la zone euro les obligent, via la Commission europ&#233;enne et les trait&#233;s adopt&#233;s, &#224; mener des politiques qui les emp&#234;chent tant de satisfaire la demande de leur march&#233; que d'exporter. S'ils veulent quand m&#234;me r&#233;ussir &#224; exporter, ils sont pouss&#233;s &#224; r&#233;duire encore plus les salaires, ce qui comprime un peu plus la demande int&#233;rieure et accentue la r&#233;cession. Le programme de privatisation ach&#232;ve de porter des coups &#224; leur appareil industriel, &#224; leurs infrastructures et &#224; leur patrimoine en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'accord de Londres de 1953 sur la dette allemande&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;L'all&#232;gement radical de la dette de la R&#233;publique f&#233;d&#233;rale d'Allemagne (RFA) et sa reconstruction rapide apr&#232;s la seconde guerre mondiale ont &#233;t&#233; rendus possibles gr&#226;ce &#224; la volont&#233; politique de ses cr&#233;anciers, c'est-&#224;-dire les &#201;tats-Unis et leurs principaux alli&#233;s occidentaux (Grande-Bretagne, France). En octobre 1950, ces trois alli&#233;s formulent un projet dans lequel le gouvernement f&#233;d&#233;ral allemand reconna&#238;t l'existence des dettes des p&#233;riodes pr&#233;c&#233;dant et suivant la guerre. Les alli&#233;s y joignent une d&#233;claration signifiant que &#171; les trois pays sont d'accord que le plan pr&#233;voit un r&#232;glement ad&#233;quat des exigences avec l'Allemagne dont l'effet final ne doit pas d&#233;s&#233;quilibrer la situation financi&#232;re de l'&#233;conomie allemande via des r&#233;percussions ind&#233;sirables ni affecter excessivement les r&#233;serves potentielles de devises. Les trois pays sont convaincus que le gouvernement f&#233;d&#233;ral allemand partage leur position et que la restauration de la solvabilit&#233; allemande est assortie d'un r&#232;glement ad&#233;quat de la dette allemande qui assure &#224; tous les participants une n&#233;gociation juste en prenant en compte les probl&#232;mes &#233;conomiques de l'Allemagne &#187;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Deutsche Auslandsschulden, 1951, p. 7 et suivantes, in Philipp Hersel, &#171; El (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La dette r&#233;clam&#233;e &#224; l'Allemagne concernant l'avant-guerre s'&#233;l&#232;ve &#224; 22,6 milliards de marks si on comptabilise les int&#233;r&#234;ts. La dette de l'apr&#232;s-guerre est estim&#233;e &#224; 16,2 milliards. Lors d'un accord conclu &#224; Londres le 27 f&#233;vrier 1953&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Texte int&#233;gral en fran&#231;ais de l'Accord de Londres du 27 f&#233;vrier 1953 : (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ces montants sont ramen&#233;s &#224; 7,5 milliards de marks pour la premi&#232;re et &#224; 7 milliards de marks pour la seconde&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='1 US dollar valait &#224; l'&#233;poque 4,2 marks. La dette de l'Allemagne occidentale (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En pourcentage, cela repr&#233;sente une r&#233;duction de 62,6%.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De surcro&#238;t, l'accord &#233;tablit la possibilit&#233; de suspendre les paiements pour en ren&#233;gocier les conditions si survient un changement substantiel limitant la disponibilit&#233; des ressources&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='Les cr&#233;anciers refusent toujours d'inscrire ce type de clause dans les (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour s'assurer que l'&#233;conomie de l'Allemagne occidentale est r&#233;ellement relanc&#233;e et qu'elle constitue un &#233;l&#233;ment stable et central dans le bloc atlantique face au bloc de l'Est, les Alli&#233;s cr&#233;anciers font des concessions tr&#232;s importantes aux autorit&#233;s et aux entreprises allemandes endett&#233;es qui vont bien au-del&#224; d'une r&#233;duction de dette. On part du principe que l'Allemagne doit &#234;tre en condition de rembourser tout en maintenant un niveau de croissance &#233;lev&#233; et une am&#233;lioration des conditions de vie de la population. Rembourser sans s'appauvrir. Pour cela, les cr&#233;anciers acceptent primo que l'Allemagne rembourse dans sa monnaie nationale, le deutsche mark, l'essentiel de la dette qui lui est r&#233;clam&#233;e. &#192; la marge, elle rembourse en devises fortes (dollars, francs suisses, livres sterling...). Secundo, alors qu'au d&#233;but des ann&#233;es 1950, le pays a encore une balance commerciale n&#233;gative (la valeur des importations d&#233;passant celle des exportations), les puissances cr&#233;anci&#232;res acceptent que l'Allemagne r&#233;duise ses importations, elle peut produire elle-m&#234;me des biens qu'elle faisait auparavant venir de l'&#233;tranger. En permettant &#224; l'Allemagne de substituer &#224; ses importations des biens de sa propre production, les cr&#233;anciers acceptent donc de r&#233;duire leurs exportations vers ce pays. Or, 41 % des importations allemandes venaient de Grande-Bretagne, de France et des &#201;tats-Unis pour la p&#233;riode 1950-51. Si on ajoute &#224; ce chiffre la part des importations en provenance des autres pays cr&#233;anciers participant &#224; la conf&#233;rence (Belgique, Hollande, Su&#232;de et Suisse), le chiffre total s'&#233;l&#232;ve m&#234;me &#224; 66%.&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;i&gt;Tertio&lt;/i&gt;, les cr&#233;anciers autorisent l'Allemagne &#224; vendre ses produits &#224; l'&#233;tranger, ils stimulent m&#234;me ses exportations afin de d&#233;gager une balance commerciale positive. Ces diff&#233;rents &#233;l&#233;ments sont consign&#233;s dans la d&#233;claration mentionn&#233;e plus haut : &#171; La capacit&#233; de paiement de l'Allemagne, de ses d&#233;biteurs priv&#233;s et publics, ne signifie pas uniquement la capacit&#233; de r&#233;aliser r&#233;guli&#232;rement les paiements en marks allemands sans cons&#233;quences inflationnistes, mais aussi que l'&#233;conomie du pays puisse couvrir ses dettes en tenant compte de son actuelle balance des paiements. L'&#233;tablissement de la capacit&#233; de paiement de l'Allemagne demande de faire face &#224; certains probl&#232;mes qui sont : 1. la future capacit&#233; productive de l'Allemagne avec une consid&#233;ration particuli&#232;re pour la capacit&#233; productive de biens exportables et la capacit&#233; de substitution d'importations ; 2. la possibilit&#233; de la vente des marchandises allemandes &#224; l'&#233;tranger ; 3. les conditions de commerce futures probables ; 4. les mesures fiscales et &#233;conomiques internes qui seraient n&#233;cessaires pour assurer un superavit pour les exportations. &#187;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='Auslandsschulden, 1951, p. 64 et suivantes in Philip Hersel, El acuerdo de (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En outre, en cas de litige avec les cr&#233;anciers, en g&#233;n&#233;ral, les tribunaux allemands sont comp&#233;tents. Il est dit explicitement que, dans certains cas, &#171; les tribunaux allemands pourront refuser d'ex&#233;cuter [&#8230;] la d&#233;cision d'un tribunal &#233;tranger ou d'une instance arbitrale. &#187; C'est le cas, lorsque &#171; l'ex&#233;cution de la d&#233;cision serait contraire &#224; l'ordre public &#187; (p. 12 de l'Accord de Londres).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autre &#233;l&#233;ment tr&#232;s important, le service de la dette est fix&#233; en fonction de la capacit&#233; de paiement de l'&#233;conomie allemande, en tenant compte de l'avanc&#233;e de la reconstruction du pays et des revenus d'exportation. Ainsi, la relation entre service de la dette et revenus d'exportations ne doit pas d&#233;passer 5%. Cela veut dire que l'Allemagne occidentale ne doit pas consacrer plus d'un vingti&#232;me de ses revenus d'exportation au paiement de sa dette. Dans la pratique, l'Allemagne ne consacrera jamais plus de 4,2% de ses revenus d'exportation au paiement de la dette (ce montant est atteint en 1959). De toute fa&#231;on, dans la mesure o&#249; une grande partie des dettes allemandes &#233;tait rembours&#233;e en deutsche marks, la banque centrale allemande pouvait &#233;mettre de la monnaie, en d'autres mots mon&#233;tiser la dette.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une mesure exceptionnelle est &#233;galement d&#233;cid&#233;e : on applique une r&#233;duction drastique des taux d'int&#233;r&#234;ts qui oscillent entre 0 et 5%.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une faveur d'une valeur &#233;conomique &#233;norme est offerte par les puissances occidentales &#224; l'Allemagne de l'Ouest : l'article 5 de l'accord conclu &#224; Londres renvoie &#224; plus tard le r&#232;glement des r&#233;parations et des dettes de guerre (tant celles de la premi&#232;re que de la deuxi&#232;me guerre mondiale) que pourraient r&#233;clamer &#224; la RFA les pays occup&#233;s, annex&#233;s ou agress&#233;s (ainsi qu'&#224; leurs ressortissants).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, il faut prendre en compte les &lt;i&gt;dons&lt;/i&gt; en dollars des &#201;tats-Unis &#224; l'Allemagne occidentale : 1,17 milliard de dollars dans le cadre du Plan Marshall entre le 3 avril 1948 au 30 juin 1952 (soit environ 10 milliards de dollars aujourd'hui) auxquels s'ajoutent au moins 200 millions de dollars (environ de 2 milliards de dollars d'aujourd'hui) entre 1954 et 1961 principalement via l'agence internationale de d&#233;veloppement des &#201;tats-Unis (USAID).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; ces conditions exceptionnelles, l'Allemagne occidentale se redresse &#233;conomiquement tr&#232;s rapidement et finit par absorber l'Allemagne de l'Est au d&#233;but des ann&#233;es 1990. Elle est aujourd'hui de loin l'&#233;conomie la plus forte d'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Allemagne 1953 / Gr&#232;ce 2010-2012&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Si nous risquons une comparaison entre le traitement auquel la Gr&#232;ce est soumise et celui qui a &#233;t&#233; r&#233;serv&#233; &#224; l'Allemagne apr&#232;s la seconde guerre mondiale, les diff&#233;rences et l'injustice sont frappantes. En voici une liste non-exhaustive en 11 points :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; Proportionnellement, la r&#233;duction de dette accord&#233;e &#224; la Gr&#232;ce en mars 2012 est infiniment moindre que celle accord&#233;e &#224; l'Allemagne.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les conditions sociales et &#233;conomiques qui sont assorties &#224; ce plan (et &#224; ceux qui ont pr&#233;c&#233;d&#233;) ne favorisent en rien la relance de l'&#233;conomie grecque alors qu'elles ont contribu&#233; largement &#224; relancer l'&#233;conomie allemande.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La Gr&#232;ce se voit imposer des privatisations en faveur des investisseurs &#233;trangers principalement alors que l'Allemagne &#233;tait encourag&#233;e &#224; renforcer son contr&#244;le sur les secteurs &#233;conomiques strat&#233;giques, avec un secteur public en pleine croissance.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les dettes bilat&#233;rales de la Gr&#232;ce (vis-&#224;-vis des pays qui ont particip&#233; au plan de la Tro&#239;ka) ne sont pas r&#233;duites (seules les dettes &#224; l'&#233;gard des banques priv&#233;es l'ont &#233;t&#233;) alors que les dettes bilat&#233;rales de l'Allemagne &#233;taient r&#233;duites de 60% ou plus. Sans oublier les r&#233;parations de guerre report&#233;es &#224; une date ind&#233;termin&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La Gr&#232;ce doit rembourser en euros alors qu'elle est en d&#233;ficit commercial (donc en manque d'euros) avec ses partenaires europ&#233;ens (notamment l'Allemagne et la France), tandis que l'Allemagne remboursait l'essentiel de ses dettes en deutsche marks fortement d&#233;valu&#233;s.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La banque centrale grecque ne peut pas pr&#234;ter de l'argent au gouvernement grec alors que la Deutsche Bank pr&#234;tait aux autorit&#233;s allemandes et faisait fonctionner (certes mod&#233;r&#233;ment) la planche &#224; billets.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'Allemagne &#233;tait autoris&#233;e &#224; ne pas consacrer plus de 5% de ses revenus d'exportation au paiement de la dette alors qu'aucune limite n'est fix&#233;e dans le cas actuel de la Gr&#232;ce.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les nouveaux titres de la dette grecque qui remplacent les anciens dus aux banques ne sont plus de la comp&#233;tence des tribunaux grecs, ce sont les juridictions du Luxembourg et du Royaume-Uni qui sont comp&#233;tentes (et on sait combien elles sont favorables aux cr&#233;anciers priv&#233;s) alors que les tribunaux de l'Allemagne (cette ancienne puissance agressive et envahissante) &#233;taient comp&#233;tents.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; En mati&#232;re de remboursement de la dette ext&#233;rieure, les tribunaux allemands pouvaient refuser d'ex&#233;cuter des sentences des tribunaux &#233;trangers ou des tribunaux arbitraux au cas o&#249; leur application mena&#231;ait l'ordre public. En Gr&#232;ce, la Tro&#239;ka refuse bien s&#251;r que des tribunaux puissent invoquer l'ordre public pour suspendre le remboursement de la dette. Or, les &#233;normes protestations sociales et la mont&#233;e des forces n&#233;o-nazies sont directement la cons&#233;quence des mesures dict&#233;es par la Tro&#239;ka et par le remboursement de la dette. Malgr&#233; les protestations de Bruxelles, du FMI et des &#171; march&#233;s financiers &#187; que cela provoquerait, les autorit&#233;s grecques pourraient parfaitement invoquer l'&#233;tat de n&#233;cessit&#233; et l'ordre public pour suspendre le paiement de la dette et abroger les mesures antisociales impos&#233;es par la Tro&#239;ka.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Dans le cas de l'Allemagne, l'accord &#233;tablit la possibilit&#233; de suspendre les paiements pour en ren&#233;gocier les conditions si survient un changement substantiel limitant la disponibilit&#233; des ressources. Rien de tel n'est pr&#233;vu pour la Gr&#232;ce.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Dans l'accord sur la dette allemande, il est explicitement pr&#233;vu que le pays puisse produire sur place ce qu'il importait auparavant afin d'atteindre un superavit commercial et de renforcer ses producteurs locaux. Or la philosophie des accords impos&#233;s &#224; la Gr&#232;ce et les r&#232;gles de l'Union europ&#233;enne interdisent aux autorit&#233;s grecques d'aider, de subventionner et de prot&#233;ger ses producteurs locaux, que ce soit dans l'agriculture, l'industrie ou les services, face &#224; leurs concurrents des autres pays de l'UE (qui sont les principaux partenaires commerciaux de la Gr&#232;ce).&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt; &lt;p&gt;On pourrait ajouter que l'Allemagne, apr&#232;s la seconde guerre mondiale, a re&#231;u des dons dans une proportion consid&#233;rable, notamment, comme on l'a vu plus haut, dans le cadre du Plan Marshall.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis 2010, dans les pays les plus forts de la zone euro, la plupart des dirigeants politiques, appuy&#233;s par les m&#233;dias dominants, vantent les m&#233;rites de leur suppos&#233;e g&#233;n&#233;rosit&#233; &#224; l'&#233;gard du peuple grec et d'autres pays fragilis&#233;s de la zone euro qui font la une de l'actualit&#233; (Irlande, Portugal, Espagne&#8230;). Dans ce contexte, on appelle &#171; plans de sauvetage &#187; des mesures qui enfoncent encore un peu plus l'&#233;conomie des pays qui les re&#231;oivent et qui contiennent des reculs sociaux in&#233;dits au cours des 65 derni&#232;res ann&#233;es en Europe. S'y ajoute l'arnaque du plan de r&#233;duction de la dette grecque adopt&#233; en mars 2012 qui implique une r&#233;duction des cr&#233;ances dues par la Gr&#232;ce aux banques priv&#233;es de l'ordre de 50%&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='footnote' title='Les cr&#233;ances des banques priv&#233;es sur la Gr&#232;ce passent grosso modo de 200 &#224; 100 (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; alors que ces cr&#233;ances avaient perdu entre 65 et 75% de leur valeur sur le march&#233; secondaire. La r&#233;duction des cr&#233;ances des banques priv&#233;es est compens&#233;e par une augmentation des cr&#233;ances publiques aux mains de la Tro&#239;ka et d&#233;bouche sur de nouvelles mesures d'une brutalit&#233; et d'une injustice ph&#233;nom&#233;nales. Cet accord de r&#233;duction de la dette vise &#224; encha&#238;ner d&#233;finitivement le peuple grec &#224; une aust&#233;rit&#233; permanente, il constitue une insulte et une menace pour tous les peuples d'Europe et d'ailleurs. Selon les services d'&#233;tude du FMI, en 2013, la dette publique grecque repr&#233;sentera 164% du Produit int&#233;rieur brut, c'est dire que la r&#233;duction annonc&#233;e en mars 2012 n'aboutira pas &#224; un all&#232;gement r&#233;el et durable du fardeau de la dette qui p&#232;se sur le peuple grec.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour voir une v&#233;ritable solution au drame de la dette et de l'aust&#233;rit&#233;, il faudra encore de puissantes mobilisations sociales en Gr&#232;ce et dans le reste de l'Union europ&#233;enne ainsi que l'accession au pouvoir d'un gouvernement du peuple &#224; Ath&#232;nes. Il faudra un acte unilat&#233;ral de d&#233;sob&#233;issance provenant des autorit&#233;s d'Ath&#232;nes (soutenues par le peuple), telles la suspension du remboursement et l'abrogation des mesures antisociales, pour forcer les cr&#233;anciers &#224; des concessions d'envergure et imposer enfin l'annulation de la dette ill&#233;gitime. La r&#233;alisation &#224; une &#233;chelle populaire d'un audit citoyen de la dette grecque doit servir &#224; pr&#233;parer le terrain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Deutsche Auslandsschulden&lt;/i&gt;, 1951, p. 7 et suivantes, in Philipp Hersel, &#171; El acuerdo de Londres de 1953 (III) &#187;, &lt;a href=&quot;http://www.lainsigna.org/2003/enero/econ_005.htm&quot; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://www.lainsigna.org/2003/enero...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; Texte int&#233;gral en fran&#231;ais de l'Accord de Londres du 27 f&#233;vrier 1953 : &lt;a href=&quot;http://www.admin.ch/ch/f/rs/i9/0.946.291.364.fr.pdf&quot; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://www.admin.ch/ch/f/rs/i9/0.94...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; 1 US dollar valait &#224; l'&#233;poque 4,2 marks. La dette de l'Allemagne occidentale apr&#232;s r&#233;duction (soit 14,5 milliards de marks) &#233;quivalait donc &#224; 3,45 milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; Les cr&#233;anciers refusent toujours d'inscrire ce type de clause dans les contrats &#224; l'&#233;gard des pays en d&#233;veloppement ou des pays comme la Gr&#232;ce, le Portugal, l'Irlande, l'Europe centrale et orientale...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; Auslandsschulden, 1951, p. 64 et suivantes in Philip Hersel, El acuerdo de Londres (IV), 8 de enero de 2003, &lt;a href=&quot;http://www.lainsigna.org/2003/enero/econ_010.htm&quot; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://www.lainsigna.org/2003/enero...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; Les cr&#233;ances des banques priv&#233;es sur la Gr&#232;ce passent grosso modo de 200 &#224; 100 milliards d'euros. La dette publique totale de la Gr&#232;ce d&#233;passe 305 milliards d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> </item>
<item
xml:lang="fr"><title>Marx ou Keynes, il est grand temps de choisir</title><link>http://www.preavis.org/breche-numerique/article2602.html</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.preavis.org/breche-numerique/article2602.html</guid> <dc:date>2013-04-28T23:12:34Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>ROLLINAT Robert</dc:creator> <dc:subject>Crise de la dette dans la zone euro [2010]</dc:subject> <dc:subject>crise [automne-hiver 2008]</dc:subject> <dc:subject>John Maynard Keynes</dc:subject> <dc:subject>Karl Marx</dc:subject> <dc:subject>&#233;conomie</dc:subject> <dc:subject>Richard Nixon</dc:subject> <dc:subject>&#201;tats-Unis</dc:subject> <description>C'est au d&#233;but des ann&#233;es 1970, qu'aux Etats-Unis, le r&#233;publicain Richard Nixon avait pu affirmer : &#171; Nous sommes tous keyn&#233;siens maintenant &#187;. Plus r&#233;cemment, la crise qui a, depuis 2008, d&#233;ferl&#233; sur le monde entier a remis au go&#251;t du jour certains concepts et m&#233;canismes du keyn&#233;sianisme. L'&#233;chec patent &lt;a href=&quot;http://www.preavis.org/breche-numerique/article2602.html&quot; class='spip_in pts_suite'&gt; (...)&lt;/a&gt;
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&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/rubrique1025.html" rel="directory"&gt;Club socialisme maintenant&lt;/a&gt;
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&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot1234.html" rel="tag"&gt;Crise de la dette dans la zone euro [2010]&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot714.html" rel="tag"&gt;crise [automne-hiver 2008]&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot1163.html" rel="tag"&gt;John Maynard Keynes&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot175.html" rel="tag"&gt;Karl Marx&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot1245.html" rel="tag"&gt;&#233;conomie&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot1246.html" rel="tag"&gt;Richard Nixon&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot182.html" rel="tag"&gt;&#201;tats-Unis&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est au d&#233;but des ann&#233;es 1970, qu'aux Etats-Unis, le r&#233;publicain Richard Nixon avait pu affirmer : &#171; &lt;i&gt;Nous sommes tous keyn&#233;siens maintenant&lt;/i&gt; &#187;. Plus r&#233;cemment, la crise qui a, depuis 2008, d&#233;ferl&#233; sur le monde entier a remis au go&#251;t du jour certains concepts et m&#233;canismes du keyn&#233;sianisme. L'&#233;chec patent du &#171; n&#233;o-lib&#233;ralisme &#187; sauvage initi&#233; dans les ann&#233;es 1980, avec l'&#233;conomie de &#171; march&#233; &#187; comme horizon ind&#233;passable, s'est notamment traduit par le retour &#224; &#171; l'imp&#233;ratif keyn&#233;sien &#187;, celui d'une intervention &#171; raisonn&#233;e &#187; de l'Etat par le biais de politiques macro-&#233;conomiques adapt&#233;es &#224; la nouvelle conjoncture et cens&#233;es pr&#233;parer le d&#233;passement et la sortie de la crise. De nombreux &#233;conomistes, jusque-l&#224; consid&#233;r&#233;s comme parfaitement &#171; orthodoxes &#187; se sont ralli&#233;s &#224; ces politiques. D'autres, se r&#233;clamant parfois du marxisme, les ont plus ou moins avalis&#233;es et reprises &#224; leur compte.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Du New Deal &#224; la guerre : th&#233;orie keynesienne et keynesianisme &#171; pratique &#187;&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Avant d'&#233;voquer les formes plus r&#233;centes de r&#233;surgence des conceptions keyn&#233;siennes, pas seulement au niveau des explications th&#233;oriques de la crise, mais aussi quant &#224; la mise en &#339;uvre des politiques &#233;conomiques permettant de la surmonter, il peut &#234;tre utile de r&#233;examiner la grande crise des ann&#233;es 1930 et les positions prises par Keynes &#224; cette occasion. C'est en effet dans ce contexte de crise que Keynes &#233;labore son &#339;uvre et plus particuli&#232;rement son livre le plus abouti, &lt;i&gt;La Th&#233;orie G&#233;n&#233;rale de l'emploi, de l'int&#233;r&#234;t et de la monnaie&lt;/i&gt; qui sera publi&#233; en 1936. La crise a fortement &#233;branl&#233; les certitudes des tenants du &#171; laisser-faire &#187; et remis en question les fondements m&#234;mes de la loi &#171; d'&#233;quilibre &#187; de Say postulant que la production g&#233;n&#233;rerait n&#233;cessairement sa propre demande, contribuant ainsi automatiquement &#224; stabiliser le syst&#232;me. Le constat est l&#224; : les millions de ch&#244;meurs attestent qu'un &#171; &#233;quilibre de plein-emploi &#187; n'est plus concevable, qu'il faut donc que le &lt;a href='http://www.preavis.org/breche-numerique/mot1148.html' name='mot1148_0' class='cs_glossaire'&gt;&lt;span class='gl_mot'&gt;capitalisme&lt;/span&gt;&lt;span
class=&quot;gl_js&quot; title=&quot;capitalisme&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span
class=&quot;gl_jst&quot; title=&quot;Le capitalisme est un mode d'organisation sociale. Il ne se d&#233;finit donc pas par l'existence de la monnaie, des banques ou des march&#233;s, qui ont exist&#233; avant. Le capital est un rapport social : les d&#233;tenteurs des moyens de production (les capitalistes) embauchent les salari&#233;s, leur donnent des ordres et des objectifs. Ils s'approprient l'ensemble du surplus social, autrement dit les richesses nouvelles, et n'en versent qu'une partie, sous forme de salaire, &#224; ceux qui les ont produites. La diff&#233;rence constitue le profit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les capitalistes choisissent d'investir l&#224; o&#249; ils esp&#232;rent un profit maximum, mais ils ont aussi besoin de d&#233;bouch&#233;s. Cette contradiction fondamentale est renforc&#233;e par l'absence de coordination entre des capitaux priv&#233;s en concurrence les uns contre les autres. Le capitalisme est donc instable et soumis &#224; des crises p&#233;riodiques. Mais il aussi une histoire et on peut distinguer un capitalisme relativement r&#233;gul&#233;, celui des &#171; Trente glorieuses &#187; (1946-1975) auquel succ&#232;de &#224; partir des ann&#233;es 1980 un capitalisme n&#233;olib&#233;ral qui se lib&#232;re de ses &#171; entraves &#187;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le capitalisme a conduit &#224; un essor consid&#233;rable de la productivit&#233; du travail. Mais il se heurte aujourd'hui &#224; ses limites : in&#233;galit&#233; croissante dans la r&#233;partition des richesses, refus de satisfaire les besoins sociaux non rentables et incompatibilit&#233; avec la ma&#238;trise du changement climatique. La crise syst&#233;mique qui a &#233;clat&#233; en 2007 pose donc la question de son d&#233;passement dans le sens d'une d&#233;mocratie sociale et &#233;cologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&quot;auteur5.html&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Michel Husson&lt;/a&gt; pour &lt;i&gt;Attacpedia&lt;/i&gt; (f&#233;vrier 2010).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/a&gt; s'accommode durablement du sous-emploi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Keynes r&#233;affirme &#224; cette occasion ses convictions exprim&#233;es d&#232;s 1924 dans le discours-manifeste : &#171; La fin du laisser-faire &#187;. Le &#171; laisser-faire &#187; n'est plus l'unique moyen d'acc&#233;der &#224; la prosp&#233;rit&#233;, il faut explorer d'autres voies. &#171; L'orthodoxie mon&#233;taire &#187; doit aussi &#234;tre rejet&#233;e. C'est la raison pour laquelle Keynes avait, d&#232;s 1925, condamn&#233; la d&#233;cision de Winston Churchill de r&#233;tablir en Angleterre l'&#233;talon-or et la parit&#233; d'avant-guerre de la livre sterling.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il accusait alors celui-ci (&#171; Les Cons&#233;quences &#233;conomiques de M. Churchill &#187;) de mener une politique d&#233;flationniste de baisse des salaires. On peut donc estimer que la d&#233;valuation de la livre anglaise finalement d&#233;cid&#233;e en 1931 et qui satisfaisait les int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques et nationaux de l'Angleterre, constituait une confirmation de ses positions th&#233;oriques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En revanche, l'influence de Keynes sur le programme et l'id&#233;ologie du New Deal de Roosevelt semble avoir &#233;t&#233; relativement restreinte. En juin 1932, le programme &#233;lectoral de Roosevelt pr&#233;sent&#233; &#224; la Convention du Parti D&#233;mocrate de Chicago n'a rien qui puisse effrayer les milieux d'affaires. Rejetant la responsabilit&#233; de la crise sur l'Administration pr&#233;c&#233;dente de Hoover accus&#233;e de soutien aux monopoles et &#224; la concentration, le programme promet &#171; le retour &#224; un budget &#233;quilibr&#233; &#187; (r&#233;duction de 25% des d&#233;penses f&#233;d&#233;rales), une monnaie saine, des droits de douane comp&#233;titifs et le retrait du gouvernement de tous les secteurs r&#233;gis par l'entreprise priv&#233;e (sauf le secteur des travaux publics).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En fait, c'est la dynamique m&#234;me de la crise qui va contraindre Roosevelt, apr&#232;s la victoire &#233;lectorale de 1933, &#224; penser &#224; &#171; l'homme oubli&#233; &#187;, aux cohortes de ch&#244;meurs, &#224; la mis&#232;re des fermiers en faillite. Mais l'orientation fondamentale du New Deal est d'abord celle de &#171; l'assistance par le travail &#187;. L'esprit du NIRA (New Industrial Reconstruction Act), c'est tenter de mettre en &#339;uvre le redressement industriel mais par des accords n&#233;goci&#233;s entre le gouvernement et les branches d'industrie (codes industriels de &#171; concurrence loyale &#187;, quotas de production par branches avec fixation des prix de ventes, utilisation du label de production am&#233;ricaine &#8220;Blue Eagle&#8221;). Les &#171; grands projets &#187;, spectaculaires mais peu nombreux (exemple-type, celui de la Tennesse Valley Authority) associent int&#233;r&#234;ts publics et priv&#233;s. La &#171; d&#233;pense publique &#187;, rarement effectu&#233;e au niveau f&#233;d&#233;ral, n'entre pas dans la logique d'une &#171; relance &#187; keyn&#233;sienne par l'Etat comme l'ont trop rapidement affirm&#233;, a posteriori, certains &#233;pigones.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De nombreux historiens critiques de cette p&#233;riode ont depuis lors montr&#233; que le programme du New Deal &#233;tait avant tout un projet &#171; n&#233;o-corporatiste &#187; associant Etat, milieux d'affaires et bureaucratie syndicale de l'American Federation of Labour afin de stabiliser la situation &#233;conomique et sociale. Ce n'est qu'en 1934-1935 que la radicalisation politique, le d&#233;veloppement des gr&#232;ves, ainsi que l'&#233;mergence et le renforcement spectaculaire du Committee for Industrial Organisation (le C.I.O., syndicat industriel de masse) contraindront Roosevelt &#224; s'engager vers des premiers &#233;l&#233;ments de politique sociale (loi Wagner de reconnaissance des syndicats vot&#233;e en 1935, mise en place d'un syst&#232;me embryonnaire d'assurance ch&#244;mage et de S&#233;curit&#233; sociale).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que cette politique &#233;conomique du New Deal commen&#231;ait &#224; &#234;tre mise en &#339;uvre, Keynes dans une lettre &#224; Roosevelt de d&#233;cembre 1933, l'invitait simplement &#224; repr&#233;senter tous ceux qui, dans chaque pays, veulent changer la situation &#171; &lt;i&gt;par une exp&#233;rimentation raisonn&#233;e dans le cadre du syst&#232;me actuel&lt;/i&gt; &#187;, faute de quoi, pr&#233;cisait-t-il, le &#171; changement rationnel &#187; serait gravement compromis partout dans le monde, laissant aux prises &#171; l'orthodoxie et la r&#233;volution &#187;. &#192; l'occasion de la Conf&#233;rence de Londres de juin 1933 convoqu&#233;e par les grandes puissances afin de tenter de &lt;br class='autobr' /&gt;stabiliser les parit&#233;s entre les principales monnaies, notamment entre le dollar, le franc, la livre, Keynes approuvera la d&#233;cision unilat&#233;rale de Roosevelt de rompre brutalement les n&#233;gociations, ent&#233;rinant ainsi l'abandon de l'&#233;talon-or et la d&#233;valuation du dollar par les Etats-Unis&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Keynes &#233;crira &#224; ce sujet : &#8220;President Roosevelt has been wonderfully right&#8221;. (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;How to Pay for the War&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Comment financer la guerre&lt;/i&gt;) publi&#233; en 1940 alors que les Etats-Unis s'engagent dans la guerre, Keynes plaide pour une politique fiscale rigoureuse. Il faut r&#233;duire la demande priv&#233;e en augmentant les imp&#244;ts et en instituant une &#233;pargne obligatoire (forced saving). Le rationnement, le contr&#244;le des prix et des salaires sont aussi une composante du programme. Keynes insiste sur le fait que la r&#233;alisation de ces mesures de contr&#244;le direct d&#233;pendrait au final de la restriction de pouvoir d'achat priv&#233; obtenu par le biais de la fiscalit&#233;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Friedrich HAYEK dira &#224; propos de How to Pay for the War : &#171; Il est rassurant (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Paul Mattick a pu ironiser sur les vertus de ce &#171; keyn&#233;sianisme &#224; l'envers &#187; : &#171; &lt;i&gt;non plus l'incitation &#224; l'&#233;pargne mais l'&#233;pargne forc&#233;e, non plus l'&#233;conomie d'abondance et la multiplication des pains mais l'aust&#233;rit&#233; sous toutes ses formes... En fait, son fameux plan destin&#233; &#224; assurer le financement de la guerre proposait simplement d'ex&#233;cuter par la voie de la dictature ce qu'il s'agissait auparavant d'accomplir gr&#226;ce &#224; la persuasion&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='MATTICK Paul : [2010]. Marx et Keynes. Les limites de l'&#233;conomie mixte. (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donc, le &#171; keyn&#233;sianisme &#187; des ann&#233;es 1930, plus particuli&#232;rement dans le contexte de crise de l'&#233;conomie mondiale, ne fournit gu&#232;re d'&#233;l&#233;ments de compr&#233;hension et d'analyse de la crise en cours, ni &#224; fortiori de solutions de politique &#233;conomique ou mon&#233;taire susceptibles d'en sortir. Le keyn&#233;sianisme &#171; pratique &#187; appara&#238;t comme une s&#233;rie de prises de position assez disparates, largement inadapt&#233;es &#224; la gravit&#233; du contexte &#233;conomique de l'&#233;poque. Contrairement &#224; une reconstruction &#171; th&#233;orique &#187; effectu&#233;e apr&#232;s coup par certains adeptes, le New Deal n'a pas &#233;t&#233; le champ d'exp&#233;rimentation de &#171; l'interventionnisme keyn&#233;sien &#187;, notamment en mati&#232;re sociale ou de d&#233;pense publique.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les &#171; vertus &#187; du keynesianisme militaire&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Le d&#233;clenchement de la seconde guerre mondiale a &#233;t&#233; aussi &#233;t&#233; l'occasion de v&#233;rifier les conceptions de Keynes en mati&#232;re d'interventionnisme de l'Etat dans l'&#233;conomie, notamment quant &#224; l'usage de la d&#233;pense publique &#171; militaire &#187; comme moyen de r&#233;tablir la croissance et le niveau de l'emploi. Bien que Keynes ait admis dans &lt;i&gt;La Th&#233;orie g&#233;n&#233;rale&lt;/i&gt; que les d&#233;penses militaires puissent produire des b&#233;n&#233;fices &#224; court terme mais rester improductives &#224; long terme puisqu'orientant la production &#171; &lt;i&gt;vers des usages n'ayant aucune utilit&#233; sociale&lt;/i&gt;, on peut consid&#233;rer que ce plan &#171; keyn&#233;sien de guerre &#187;, pourtant, selon lui, &#171; politiquement impossible dans une d&#233;mocratie &#187; a bien &#233;t&#233; une r&#233;f&#233;rence pour la nouvelle bureaucratie de guerre dont une part importante &#233;tait issue du personnel politico-administratif du premier New Deal. &#171; L'&#232;re des r&#233;formes &#187; &#233;tait bel et bien termin&#233;e mais il fallait toujours une forte intervention de l'Etat, non pas pour la r&#233;forme sociale mais pour imposer l'alliance fructueuse entre le monde des affaires, le &lt;i&gt;military business&lt;/i&gt; et le pouvoir politico-militaire&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='BRINKLEY Alan [1995] : The End of Reform. New Deal Liberalism in Recession (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'utilisation massive des d&#233;penses d'armement comme moyen de surmonter, par la guerre, la stagnation et la crise a &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;e par certains keyn&#233;siens de gauche comme une grave d&#233;viance th&#233;orique par rapport au keyn&#233;sianisme originel puisque n'&#233;tant pas en mesure de distinguer entre &#171; bons &#187; et &#171; mauvais &#187; usages de gestion et de stimulation de la demande. Le lien entre la &#171; demande effective &#224; la Keynes &#187; et le militarisme &#233;tait fait dans la mesure o&#249;, comme l'avait not&#233; KALECKI, d&#232;s les ann&#233;es 30 aux Etats-Unis, les d&#233;penses d'armement effectu&#233;es sur le Budget de l'Etat n'avaient nul besoin de se soucier du secteur priv&#233; et de la demande sociale. Joan ROBINSON avait qualifi&#233; ce keyn&#233;sianisme militaire de &#171; keyn&#233;sianisme b&#226;tard &#187;, un keyn&#233;sianisme capable de convaincre les hommes politiques qu'il n'y avait finalement aucun mal &#224; laisser les Etats creuser leurs d&#233;ficits et laisser le complexe militaro-industriel en tirer b&#233;n&#233;fice.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, c'est dans le fonctionnement du &lt;a href='http://www.preavis.org/breche-numerique/mot1148.html' name='mot1148_1' class='cs_glossaire'&gt;&lt;span class='gl_mot'&gt;capitalisme&lt;/span&gt;&lt;span
class=&quot;gl_js&quot; title=&quot;capitalisme&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span
class=&quot;gl_jst&quot; title=&quot;Le capitalisme est un mode d'organisation sociale. Il ne se d&#233;finit donc pas par l'existence de la monnaie, des banques ou des march&#233;s, qui ont exist&#233; avant. Le capital est un rapport social : les d&#233;tenteurs des moyens de production (les capitalistes) embauchent les salari&#233;s, leur donnent des ordres et des objectifs. Ils s'approprient l'ensemble du surplus social, autrement dit les richesses nouvelles, et n'en versent qu'une partie, sous forme de salaire, &#224; ceux qui les ont produites. La diff&#233;rence constitue le profit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les capitalistes choisissent d'investir l&#224; o&#249; ils esp&#232;rent un profit maximum, mais ils ont aussi besoin de d&#233;bouch&#233;s. Cette contradiction fondamentale est renforc&#233;e par l'absence de coordination entre des capitaux priv&#233;s en concurrence les uns contre les autres. Le capitalisme est donc instable et soumis &#224; des crises p&#233;riodiques. Mais il aussi une histoire et on peut distinguer un capitalisme relativement r&#233;gul&#233;, celui des &#171; Trente glorieuses &#187; (1946-1975) auquel succ&#232;de &#224; partir des ann&#233;es 1980 un capitalisme n&#233;olib&#233;ral qui se lib&#232;re de ses &#171; entraves &#187;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le capitalisme a conduit &#224; un essor consid&#233;rable de la productivit&#233; du travail. Mais il se heurte aujourd'hui &#224; ses limites : in&#233;galit&#233; croissante dans la r&#233;partition des richesses, refus de satisfaire les besoins sociaux non rentables et incompatibilit&#233; avec la ma&#238;trise du changement climatique. La crise syst&#233;mique qui a &#233;clat&#233; en 2007 pose donc la question de son d&#233;passement dans le sens d'une d&#233;mocratie sociale et &#233;cologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&quot;auteur5.html&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Michel Husson&lt;/a&gt; pour &lt;i&gt;Attacpedia&lt;/i&gt; (f&#233;vrier 2010).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/a&gt; de guerre et d'apr&#232;s-guerre que certains aspects du keyn&#233;sianisme vont resurgir. Certains &#233;conomistes li&#233;s au stalinisme, comme Eugen VARGA mettent en &#233;vidence l'exemple de l'Allemagne des ann&#233;es 30 o&#249; le militarisme, gr&#226;ce &#224; la production massive d'armements avait contribu&#233;, en augmentant suffisamment la &#171; demande effective &#187;, &#224; r&#233;soudre la question du ch&#244;mage. L'id&#233;e qu'une certaine forme de keyn&#233;sianisme, le &#171; &lt;strong&gt;keyn&#233;sianisme militaire&lt;/strong&gt; &#187; puisse contribuer &#224; r&#233;soudre le probl&#232;me de la &#171; sous-consommation &#187; des masses est implicitement reprise par Paul SWEEZY dans son ouvrage &lt;i&gt;La th&#233;orie du d&#233;veloppement capitaliste&lt;/i&gt;, publi&#233; en 1942. Apr&#232;s la guerre, l'&#233;cole de la &lt;i&gt;Monthly Review&lt;/i&gt; &#187; plus ou moins li&#233;e au Parti communiste am&#233;ricain, remet au premier plan le r&#244;le de l'armement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Le capitalisme monopoliste&lt;/i&gt;, traduit en France en 1970, BARAN et SWEEZY consid&#232;rent que l'industrie d'armement, de plus en plus concentr&#233;e, contribue &#224; g&#233;n&#233;rer un &#171; surplus &#187; croissant (le concept marxiste de plus-value est abandonn&#233;) qui a un effet d'entra&#238;nement sur la demande et, au bout du compte, sur la croissance. Implicitement, dans les pays &#171; centraux &#187; et plus particuli&#232;rement aux Etats-Unis, l'extension de l'&#233;conomie d'armement avait pour effet de favoriser la croissance et le revenu par t&#234;te. &#171; L'&#233;conomie permanente d'armement &#187;, (titre d'un ouvrage de Paul KIDRON) aurait ainsi permis une relative stabilisation des &#233;conomies &#171; du centre &#187;, les contradictions ayant alors plut&#244;t tendance &#224; se d&#233;placer &#224; la &#171; p&#233;riph&#233;rie &#187;, dans les pays en d&#233;veloppement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.preavis.org/breche-numerique/auteur38.html&quot; class='spip_in'&gt;Ernest MANDEL&lt;/a&gt;, analysant la fonction sp&#233;cifique de cette &#171; l'&#233;conomie permanente d'armement &#187; notait &#224; juste titre que &#171; &lt;i&gt;le capital exc&#233;dentaire n'est r&#233;investi de mani&#232;re productive que dans le cas o&#249; un d&#233;bouch&#233; rentable lui est garanti&lt;/i&gt; &#187;. Ce d&#233;bouch&#233; rentable &#233;tant de plus en plus difficile &#224; trouver dans la production &#171; normale &#187; de biens ou de services, une &#171; demande suppl&#233;mentaire &#187; pouvait donc &#234;tre cr&#233;&#233;e par l'Etat, en partie gr&#226;ce aux imp&#244;ts, en partie par l'&#233;mission d'emprunts&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='MANDEL Ernest [1997] : Le troisi&#232;me &#226;ge du capitalisme, Editions de la (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'effort de guerre, version keyn&#233;sienne, conduisait bien &#224; une augmentation de la &#171; demande effective &#187; mais une demande g&#233;n&#233;r&#233;e par les d&#233;penses de guerre de l'Etat et non plus par la demande de &#171; consommateurs &#187; dont on avait au pr&#233;alable, par la contrainte, ponctionn&#233; l'&#233;pargne et restreint le pouvoir d'achat. Evidemment, le d&#233;compte des morts de la seconde guerre mondiale n'entrait pas dans le bilan de cette &#171; &#233;conomie interventionniste du bien-&#234;tre &#187; dont les &#233;pigones de l'apr&#232;s-guerre feront de Keynes l'initiateur.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;gulationnistes et post-keyn&#233;siens&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;En qu&#234;te d'une alternative &#224; l'&#233;conomie standard et conscient des carences analytiques du keyn&#233;sianisme, sp&#233;cialement en temps de crise, un courant de recherche &#171; post-keyn&#233;sien &#187;, assez h&#233;t&#233;rog&#232;ne, va chercher &#224; pr&#233;ciser de nouvelles perspectives. En rupture avec le consensus dominant qui pr&#233;tendait synth&#233;tiser les apports des &#171; nouveaux classiques &#187; et des &#171; nouveaux keyn&#233;siens &#187; (qui avaient surtout d&#233;velopp&#233; les fondements micro-&#233;conomiques d'une interpr&#233;tation n&#233;o-classiques de Keynes) les post-keyn&#233;siens veulent revenir aux m&#233;canismes fondamentaux de la croissance et de la r&#233;partition des revenus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la lign&#233;e de Kaldor, mais aussi de Joan Robinson (&lt;i&gt;L'Accumulation du Capital&lt;/i&gt; [1956]), il s'agit de sp&#233;cifier les interactions entre la croissance &#233;conomique et la r&#233;partition du revenu, notamment en revenant &#224; des mod&#232;les macro&#233;conomiques structurels et &#224; une d&#233;marche permettant de s&#233;parer &#171; stocks et flux &#187;. La prise en compte des stocks est consid&#233;r&#233;e comme essentielle, pas seulement pour les variables r&#233;elles, mais aussi et surtout pour les variables financi&#232;res. Elle permet notamment de concilier les deux &#171; traditions &#187; keyn&#233;siennes antagonistes de la monnaie : la monnaie comme flux (monnaie endog&#232;ne), la monnaie comme stock (pr&#233;f&#233;rence pour la liquidit&#233;) [Ascencio et alii, 2011, &lt;i&gt;op.cit&lt;/i&gt;].&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='footnote' title='Cette d&#233;marche pr&#233;tend logiquement rompre avec la probl&#233;matique &#171; d'&#233;quilibre (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quels sont les liens qui pourraient alors se nouer entre cette approche post-keyn&#233;sienne et la th&#233;orie fran&#231;aise de la r&#233;gulation ? Tel a &#233;t&#233; l'objet d'un d&#233;bat qui s'est tenu en Octobre 2011 &#224; Paris entre les partisans de chacune des approches&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='footnote' title='Les &#233;l&#233;ments de ce d&#233;bat sont disponibles dans Revue de la R&#233;gulation. (...)' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Robert BOYER souligne &#171; l'origine commune des deux mod&#232;les &#187;, les uns et les autres recherchant une alternative &#171; &lt;i&gt;tant au mod&#232;le n&#233;oclassique de croissance qu'&#224; l'appauvrissement du message keyn&#233;sien li&#233; &#224; la diffusion du mod&#232;le IS-LM&lt;/i&gt; &#187;. Une convergence pourrait ainsi, selon lui, se faire &#224; travers l'analyse des diff&#233;rents &#171; r&#233;gimes de croissance &#187;, y compris les r&#233;gimes de croissance &#171; tir&#233;s par la finance &#187;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='footnote' title='Il s'agit ici d'int&#233;grer les apports de Minsky, un &#171; marxo-keyn&#233;sien &#187; qui a (...)' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Concernant les politiques &#233;conomiques, alors que les post-keyn&#233;siens privil&#233;gient l'action sur la demande effective comme moyen de &#171; stabiliser &#187; l'&#233;conomie, les r&#233;gulationnistes pensent n&#233;cessaire de consid&#233;rer &#233;galement des &#171; r&#233;formes institutionnelles &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais la ligne de clivage essentielle reste la prise en compte de la &#171; dynamique &#187; d'accumulation et des processus d'&#233;volution du capitalisme : pour les r&#233;gulationnistes, il faut examiner le &#171; temps historique &#187;, les m&#233;canismes d'accumulation en longue p&#233;riode, tant au niveau national qu'international. Certes Kalecki avait privil&#233;gi&#233; l'analyse des m&#233;canismes de l'accumulation et en avait d&#233;duit l'impossibilit&#233; d'un plein emploi durable mais il faudrait tenir compte de la diversit&#233; des conjonctures historiques car les crises p&#233;riodiques emp&#234;chent la perp&#233;tuation de r&#233;gimes d'accumulation dot&#233;s de &#171; stabilit&#233; structurelle &#187; dans le long terme. Et l&#224; &#233;videmment, la nature des institutions, le contexte politique devraient &#234;tre pris en consid&#233;ration. Il faudrait enfin, nous dit R. Boyer, &#171; introduire dans les th&#233;orisations post-keyn&#233;siennes, la notion de grande crise.. &#187;. En effet, aussi bien sur les march&#233;s financiers que boursiers, peuvent se d&#233;velopper des &#171; phases d'emballement &#187;, puis, par mim&#233;tisme, de &#171; brutal effondrement &#187;. C'est certainement la raison pour laquelle, la &#171; grande crise &#187;, celle que nous vivons certainement aujourd'hui, n'avait pu &#234;tre anticip&#233;e, ni par les uns, ni par les autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y aurait donc des &#171; convergences &#187; entre l'approche post-keyn&#233;sienne modernis&#233;e et la d&#233;marche r&#233;gulationniste mais une synth&#232;se, voire une fusion analytique entre deux programmes, pourtant pr&#233;sent&#233;s l'un et l'autre comme &#171; h&#233;t&#233;rodoxes &#187;, resterait encore bien probl&#233;matique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous avons peut-&#234;tre ici r&#233;sum&#233;es les limites d'un post-keyn&#233;sianisme &#171; actualis&#233; &#187;, cens&#233; d&#233;passer les insuffisances du keyn&#233;sianisme &#171; basique &#187;, largement discr&#233;dit&#233;. Son principal m&#233;rite consisterait alors &#224; revenir &#224; un certain keyn&#233;sianisme originel tendant &#224; privil&#233;gier le r&#244;le central de la demande effective (et les m&#233;canismes de r&#233;partition qui lui sont li&#233;s) ainsi que le r&#244;le des politiques publiques pour stimuler cette demande&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='footnote' title='C'est cette d&#233;marche analytique qui est aujourd'hui reprise par les keyn&#233;siens (...)' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La fonction politique du keyn&#233;sianisme aujourd'hui&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Depuis 2008, des responsables politiques, des universitaires, des experts en tous genres&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb10' class='spip_note' rel='footnote' title='Un seul exemple, celui de Martin WOLFF, &#233;ditorialiste du r&#233;put&#233; quotidien (...)' id='nh10'&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; se sont d&#233;couverts plus ou moins keyn&#233;siens, stigmatisant vigoureusement l'aveuglement et les perversit&#233;s de l'&#233;conomie de march&#233;, condamnant le capitalisme &#171; sauvage &#187; et r&#233;clamant haut et fort l'intervention de l'Etat r&#233;gulateur, notamment dans la sph&#232;re bancaire et financi&#232;re, consid&#233;r&#233;e comme &#224; l'origine de tous les maux. Certains &#171; gourous &#187; de la Finance et de la Banque, peut-&#234;tre pris de remords de conscience et soucieux de laver leurs p&#233;ch&#233;s de sp&#233;culateurs se sont aussi prononc&#233;s pour un minimum de &#171; r&#233;gulation &#187;. La crise qui se poursuit depuis maintenant pr&#232;s de cinq ans et qui, en d&#233;pit des pr&#233;visions de nombreux augures n'a cess&#233; depuis lors de s'aggraver, constitue en fait un excellent r&#233;v&#233;lateur de la th&#233;orie &#233;conomique keyn&#233;sienne, aussi bien au niveau du diagnostic que des politiques &#233;conomiques susceptibles d'&#234;tre mises en &#339;uvre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'un point de vue macro-&#233;conomique global, pour &#233;valuer aujourd'hui la place et la fonction politique du keyn&#233;sianisme (ainsi que le r&#244;le des &#233;pigones, anciens ou plus r&#233;cemment convertis), la confrontation avec le marxisme s'impose d'elle-m&#234;me. Pour les marxistes, il est presque trivial de rappeler que d&#232;s l'instant o&#249; le capitalisme est consid&#233;r&#233; comme une soci&#233;t&#233; de classes restant fondamentalement constitu&#233;e, d'un c&#244;t&#233; de d&#233;tenteurs de capitaux, de l'autre de travailleurs ne disposant que de leur force de travail, c'est ce rapport capital-travail qui doit servir de fondement &#224; l'analyse du syst&#232;me. D'un c&#244;t&#233; une richesse produite, d&#233;j&#224; appropri&#233;e, de l'autre une force de travail &#171; sociale &#187; qui fait face &#224; ce capital. Entre les deux, un rapport d'exploitation, &#171; d'ali&#233;nation &#187; pourrait-on dire aussi, qui permet la mise en valeur du capital gr&#226;ce &#224; la force de travail mise en &#339;uvre, aux travailleurs int&#233;gr&#233;s dans le processus productif. C'est &#224; partir de l&#224; que l'on peut d&#233;finir les principales &#171; cat&#233;gories &#187; de l'&#233;conomie politique dont le salaire et le profit. C'est du profit que d&#233;pend la plus-value extraite sur le travail ainsi que les autres formes de d&#233;tention de la richesse capitaliste dont la rente fonci&#232;re. La cat&#233;gorie de &#171; plus-value &#187; consid&#233;r&#233;e comme &#171; travail non pay&#233; &#187; est centrale dans l'analyse car elle permet d'affirmer, face aux d&#233;tenteurs de capitaux, la position sociale de la classe salari&#233;e dans la production globale. Les mutations contemporaines du salariat, son caract&#232;re de plus en plus atomis&#233; par la crise n'ont en rien modifi&#233; cette opposition fondamentale de classe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour sa part, l'analyse keyn&#233;sienne du capitalisme met au premier plan le revenu et la consommation, la consommation restant &#171; la seule fin et le seul objet de toute l'activit&#233; &#233;conomique &#187;. C'est l'une des raisons pour laquelle, KEYNES insiste, d&#232;s le d&#233;but de la &#171; Th&#233;orie G&#233;n&#233;rale &#187; sur l'importance &#171; du principe de la demande effective &#187; dans un cadre simpliste d'&#233;quilibre offre-demande&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb11' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; Nous appellerons &#8220;demande effective&#8221; le montant du produit attendu D au (...)' id='nh11'&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'&#339;uvre de KEYNES, souvent confuse et contradictoire, emprunte certes beaucoup &#224; une orthodoxie qu'elle pr&#233;tend combattre mais c'est autour de cette primaut&#233; de la demande et du revenu que les ex&#233;g&#232;tes les plus r&#233;cents, nous l'avons vu, tentent de reconstruire sa d&#233;marche. Quels sont les d&#233;terminants de cette demande ? Tout d&#233;pendra, comme chez les n&#233;o-classiques, du comportement des individus et de leurs &#171; propensions &#224; consommer &#187;, la &#171; confrontation &#187; avec les &#171; incitations &#224; investir &#187; des entrepreneurs venant, dans une d&#233;marche purement fonctionnaliste, assurer une probl&#233;matique relation entre ces deux &#233;l&#233;ments.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Du point de vue de l'analyse des crises, il est bien difficile de &#171; comparer &#187; MARX et KEYNES dans la mesure o&#249; la d&#233;marche conceptuelle, les cat&#233;gories &#233;conomiques utilis&#233;es sont tr&#232;s diff&#233;rentes. Alors que chez MARX, la recherche immanente du profit et l'accumulation qui en d&#233;coule reste la force motrice du capitalisme, que la crise est d'abord une crise de profitabilit&#233;, la crise chez KEYNES renvoie implicitement &#224; &#171; l'insuffisance &#187; de demande effective, de demande globale. Mais d'o&#249; vient cette carence ? Du &#171; mauvais comportement &#187; des consommateurs ? D'une &#171; incitation &#224; investir &#187; d&#233;faillante de la part des entrepreneurs (pouvant &#234;tre due par exemple &#224; un manque d'&#233;pargne ?). Pas de v&#233;ritable explication. Constater l'insuffisance de demande globale, en d&#233;crire certaines de ses manifestations, ne peut en aucun cas constituer une explication des causes de la crise elle-m&#234;me&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb12' class='spip_note' rel='footnote' title='Voir sur ce point, DILEO Petrino [2009] : &#8220;The Return of Keynes ?&#8221;. (...)' id='nh12'&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'insuffisance de demande est un sympt&#244;me, un r&#233;sultat, pas une cause de la crise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malgr&#233; tout, nous percevons ici la filiation directe entre &#171; l'insuffisance de demande globale &#187; keyn&#233;sienne et l'approche &lt;strong&gt;sous-consommationniste&lt;/strong&gt; de l'explication des crises dont le caract&#232;re univoque avait d&#233;j&#224; stigmatis&#233; en son temps par Marx dans &lt;i&gt;Le Capital&lt;/i&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb13' class='spip_note' rel='footnote' title='Citons-le une fois encore : &#171; C'est pure tautologie que de dire : les (...)' id='nh13'&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Nous ne reprendrons pas ici cette discussion bien connue sur &lt;i&gt; &lt;strong&gt;l'origine&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; des crises : pour Marx, la &#171; surproduction &#187; occasionn&#233;e par la qu&#234;te insatiable du profit, pour Keynes, la &#171; sous-consommation &#187; due &#224; l'insuffisance de demande des travailleurs. La sup&#233;riorit&#233; de l'analyse marxiste &#233;tait de consid&#233;rer que surproduction et sous-consommation constituaient deux manifestations d'un m&#234;me processus dont l'origine se trouvait dans les contradictions de la mise en valeur du capital et les difficult&#233;s de r&#233;alisation de la plus-value et du profit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'un point de vue aussi bien th&#233;orique qu'analytique, les deux &#171; mod&#232;les &#187; paraissent donc difficilement conciliables&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb14' class='spip_note' rel='footnote' title='Certains &#233;conomistes semblent pourtant avoir depuis longtemps tranch&#233; le (...)' id='nh14'&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Marx insistait, &#224; juste titre, sur les antagonismes de classe et l'impossibilit&#233; de concilier les int&#233;r&#234;ts du travail et du capital. Keynes &#233;tait certainement conscient de cette contradiction mais il l'avait d&#233;clar&#233; sans ambigu&#239;t&#233; dans une formule bien connue : si conflit de classes il y a, il se trouvera, lui, &#171; &lt;i&gt;du c&#244;t&#233; des riches et de la bourgeoisie instruite&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a un apparent paradoxe &#224; constater l'engouement &#171; m&#233;diatique &#187; pour Keynes et le peu de solutions &#171; pratiques &#187; que ses conceptions sont susceptibles d'apporter aujourd'hui &#224; l'explication et &#224; la &#171; r&#233;solution &#187; d'une crise qui n'a cess&#233; de s'approfondir depuis maintenant plus de quatre ans. Nous ne ferons ici que pr&#233;senter les probl&#232;mes et leurs enjeux car chacun d'entre m&#233;riterait un d&#233;veloppement beaucoup plus d&#233;taill&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un pan important du &#171; keyn&#233;sianisme pratique &#187; s'est trouv&#233; rel&#233;gu&#233; au second plan : tout ce qui concerne &lt;strong&gt;la politique mon&#233;taire et ses &#171; instruments &#187;&lt;/strong&gt;. D&#232;s l'instant o&#249; la gravit&#233; de la situation a impos&#233;, d'abord &#224; la FED am&#233;ricaine puis &#224; la Banque centrale europ&#233;enne de fournir &#224; guichet ouvert des liquidit&#233;s aux banques et aux Etats, l'action sur les variables de la masse mon&#233;taire ou l'utilisation des taux d'int&#233;r&#234;t n'avait plus gu&#232;re de sens. Que le &#171; prix de l'argent &#187; soit tomb&#233; aussi bas, que les d&#233;tenteurs de capitaux soucieux de valoriser leurs avoirs aient &#233;t&#233; contraints d'accepter des rendements proches de z&#233;ro (le &#171; &lt;i&gt;taux d'int&#233;r&#234;t de la peur&lt;/i&gt; &#187; disent aujourd'hui les banquiers) n'est &#233;videmment pas un signe de prosp&#233;rit&#233; ou &#171; d'incitation &#187; &#224; l'investissement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En fait, Keynes n'avait jamais vraiment envisag&#233; une telle situation. La crise, la d&#233;flation des prix, des salaires et des dettes qui peut en r&#233;sulter n'entre pas dans sa probl&#233;matique&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb15' class='spip_note' rel='footnote' title='Dans la Th&#233;orie G&#233;n&#233;rale..., voir les chapitres 14 et 15, l'un sur la &#171; (...)' id='nh15'&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Notons aussi que l'action du &#171; politique &#187; et des Banques centrales nationales sur ces variables reste essentiellement con&#231;ue dans un cadre national, ce qui, &#224; l'heure d'une mondialisation croissante lui fait perdre toute efficacit&#233;. C'est la raison pour laquelle les propositions &#171; n&#233;o-keyn&#233;siennes &#187; de politiques mon&#233;taires ou fiscales ne peuvent aujourd'hui se situer que dans le cadre d'hypoth&#233;tiques programmes &#171; euro-keyn&#233;siens &#187; de relance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La plupart des keyn&#233;siens en vue, pour tenter de justifier le peu d'efficacit&#233; de leurs pr&#233;conisations mon&#233;taires ou fiscales ont consid&#233;r&#233; que leurs &#171; recettes &#187; n'avaient pas &#233;t&#233; si mises en &#339;uvre avec suffisamment de rapidit&#233; et d'ampleur. Ainsi, Paul Krugman, se r&#233;f&#233;rant &#224; l'exp&#233;rience &#171; orthodoxe &#187; d&#233;sastreuse de la FED am&#233;ricaine en 1930-31 o&#249; la liquidit&#233; fournie &#224; l'&#233;conomie avait &#233;t&#233; restreinte, a-t-il propos&#233; encore r&#233;cemment d'amplifier, aux Etats-Unis, les plans de relance et le &#171; quantitative easing &#187;, s'&#233;levant &#233;galement contre la politique de Banque Centrale europ&#233;enne, trop longtemps r&#233;ticente &#224; suivre l'exemple am&#233;ricain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui subsisterait, dans le domaine mon&#233;taire, c'est l'analyse de &lt;strong&gt; &lt;i&gt;l'instabilit&#233; financi&#232;re&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; et de cette &#171; &#233;conomie-casino &#187; tant d&#233;cri&#233;e. La condamnation des &#171; bulles financi&#232;res &#187; et de la sp&#233;culation a, depuis 2008, donn&#233; naissance &#224; une &#233;norme litt&#233;rature, politiquement tr&#232;s &#233;clectique, g&#233;n&#233;ralement avec la pr&#233;occupation l&#233;gitime d'en revenir &#224; un capitalisme &#171; assagi &#187;, susceptible de renouer avec l'investissement productif. Cette tentative de jonction avec MARX avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; tent&#233;e par certains auteurs qualifi&#233;s de &#171; keyn&#233;siano-marxistes &#187; comme Hyman MINSKY. Ils condamnaient, eux aussi, l'instabilit&#233; cong&#233;nitale du capitalisme. Mais, comme a pu le noter un critique, les pr&#233;occupations ne sont pas les m&#234;mes : &#171; &lt;i&gt;Minsky, dans l'esprit de Keynes, consid&#232;re l'&#233;conomie du point de vue du Conseil d'administration d'une Banque d'investissement de Wall Street, alors que MARX le fait du point de vue des int&#233;r&#234;ts du travail&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb16' class='spip_note' rel='footnote' title='CARCHEDI G. [2011] : &#8220;Behind and beyond the crisis&#8221;, International Socialism, (...)' id='nh16'&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pour Minsky, l'instabilit&#233; financi&#232;re na&#238;t de la nature subjective des anticipations des entrepreneurs sur l'&#233;volution &#224; venir des investissements. Chez Marx, elle est inh&#233;rente &#224; la nature m&#234;me du capitalisme et &#224; la tendance historique &#224; la crise de l'&#233;conomie &#171; r&#233;elle &#187;, en partie d&#233;termin&#233;e &#224; partir de la baisse tendancielle du taux de profit. Ce sont donc deux visions difficilement conciliables, pour ne pas dire antinomiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deuxi&#232;me th&#232;me tr&#232;s actuel de discussion : &lt;strong&gt;la nature et la fonction de la &#171; d&#233;pense publique &#187;&lt;/strong&gt;. D&#233;j&#224; &#233;voqu&#233;e &#224; propos du &#171; militarisme &#224; la Keynes &#187;, la d&#233;pense publique, y compris dans sa &#171; d&#233;finition keyn&#233;sienne &#187;, peut, dans un contexte rest&#233; capitaliste, &#234;tre compl&#233;tement d&#233;tourn&#233;e de son objectif, pour le plus grand b&#233;n&#233;fice du secteur priv&#233;. On se souvient de la &#171; fable &#187; du Chapitre 10 de la &lt;i&gt;Th&#233;orie G&#233;n&#233;rale&lt;/i&gt; et des moyens de relancer la &#171; demande effective &#187;. Keynes sugg&#232;re que le ch&#244;mage pourrait &#234;tre r&#233;solu par un gouvernement finan&#231;ant le remplissage de vieilles bouteilles avec des billets de banque, enterrant ensuite ces bouteilles dans des mines de charbon abandonn&#233;es. Les &#233;pigones ont surtout retenu le m&#233;canisme &#171; redistributif &#187; li&#233; au paiement des salaires par l'Etat mais oubli&#233; qu'apr&#232;s &#171; &lt;i&gt;que les mines d&#233;saffect&#233;es aient &#233;t&#233; combl&#233;es par des d&#233;chets urbains&lt;/i&gt; &#187; (d&#233;j&#224; la pr&#233;occupation &#233;cologique ?), c'est &lt;strong&gt;l'entreprise priv&#233;e&lt;/strong&gt; qui serait charg&#233;e de r&#233;cup&#233;rer les billets, &#171; &lt;i&gt;suivant les principes &#233;prouv&#233;s du laisser-faire&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb17' class='spip_note' rel='footnote' title='Certes dit Keynes, &#171; il serait plus sens&#233; de construire des maisons ou autre (...)' id='nh17'&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La d&#233;pense dite &#171; publique &#187; n'aurait ici de sens que par rapport aux besoins du capital priv&#233; et de sa r&#233;alisation. Le d&#233;bat actuel autour des &#171; nationalisations &#187;, qu'il s'agisse des banques ou des entreprises, doit &#234;tre, dans le cadre d'un r&#233;gime rest&#233; capitaliste, reconsid&#233;r&#233; dans ce contexte. Plus g&#233;n&#233;ralement, le &#171; multiplicateur &#187; d'investissement, panac&#233;e de la vulgate keyn&#233;sienne de la &#171; relance &#187; ne serait, au bout du compte, par le biais de d&#233;cisions politiques &#171; l&#233;gales &#187; comme l'adjudication ou la concession, que le moyen indirect de maintenir la rentabilit&#233; du capital investi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien que tr&#232;s partiels, ces quelques exemples r&#233;v&#232;lent la n&#233;cessit&#233; de caract&#233;riser, du point de vue des int&#233;r&#234;ts du travail, les politiques &#233;conomiques (certaines &#171; inspir&#233;es &#187; de Keynes) impos&#233;es par les gouvernements actuels, notamment en Europe. S'agit-il seulement, comme l'estiment encore certains &#233;conomistes &#171; radicaux &#187;, de &#171; mauvais choix, de politiques incoh&#233;rentes ou stupides mises en &#339;uvre par des politiciens incomp&#233;tents ? Dans une logique keyn&#233;sienne, les mesures d'aust&#233;rit&#233;, la politique de r&#233;duction des salaires, de retour aux &#233;quilibres fiscaux et budg&#233;taires, de remboursement des dettes ne peuvent en effet avoir qu'un effet d&#233;pressif sur la demande, donc sur la croissance et l'emploi. Serait-il alors suffisant pour &#171; relancer &#187; la machine &#233;conomique de prendre le contrepied de ces politiques : favoriser le revenu (salaire) et l'embauche, relancer la consommation (par exemple gr&#226;ce au cr&#233;dit et &#224; la d&#233;pense publique) ? Evidemment non, car dans un syst&#232;me r&#233;gi par les lois du profit et de la rentabilit&#233;, les int&#233;r&#234;ts des salari&#233;s sont incompatibles avec ceux des titulaires du profit. Si les premiers doivent l&#233;gitimement d&#233;fendre leurs salaires et leurs emplois et donc lutter pour une meilleure r&#233;partition en leur faveur de la richesse produite, ils ne pourront le faire qu'au d&#233;triment des profits, profits qui sont eux-m&#234;mes une condition de la poursuite de la mise en valeur des capitaux investis. Dans un cadre rest&#233; capitaliste, les conditions de &#171; reproduction &#187; &#171; &#233;conomique du syst&#232;me, sa possibilit&#233; de surmonter la crise, s'en trouveront affect&#233;es d'autant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certes des gains de productivit&#233; nouveaux pourraient, pour un temps, venir satisfaire les uns et les autres. Mais accro&#238;tre la productivit&#233;, c'est aussi mettre en &#339;uvre des technologies nouvelles, plus &#171; capitalistiques &#187;, c'est-&#224;-dire r&#233;duisant encore la part de la main d'&#339;uvre (donc des salaires) dans la production.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En fait, avec l'exacerbation de la concurrence capitaliste au niveau international, avec l'approfondissement de la crise qui en r&#233;sulte, c'est illusion de penser que les Etats puissent aujourd'hui &#171; pr&#233;server &#187; les salari&#233;s des effets ravageurs de cette crise sur les salaires et l'emploi et &#171; arbitrer &#187; en leur faveur. Non seulement cela, mais parce qu'ils continuent &#224; repr&#233;senter les exigences des &#171; march&#233;s &#187; sur le plan politique, ces Etats doivent maintenant, comme en France, sous la pression directe des milieux d'affaires et du patronat organis&#233;, mettre en place de nouvelles mesures &#171; d'aust&#233;rit&#233; &#187; et autres &#171; pactes de comp&#233;titivit&#233; &#187;. Pour les classes dominantes, il s'agit, vaille que vaille, non seulement de tenter de pr&#233;server ou de r&#233;tablir la rentabilit&#233; du capital d&#233;j&#224; investi mais aussi, par tous les moyens, y compris la mise en place de r&#233;gimes &#171; forts &#187; et la militarisation des &#233;conomies, de conqu&#233;rir de nouveaux march&#233;s afin de continuer &#224; extraire et &#224; r&#233;aliser la plus-value. Politiquement, il ne s'agit rien d'autre que d'assurer la survie du syst&#232;me. Mais cette survie, et l&#224; les enseignements de Marx restent parfaitement actuels, ne pourrait se faire que par la poursuite du processus d&#233;j&#224; engag&#233; de d&#233;valorisation-destruction massive de capital et de travail, avec toutes ses cons&#233;quences.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est donc bien directement la transformation sociale qu'il faut penser et l'av&#232;nement d'un nouveau r&#233;gime productif qu'il faut envisager. Les modalit&#233;s et les &#233;tapes de la transition vers un r&#233;gime socialiste sont complexes, elles ne sont pas &#233;crites d'avance. Dans cette perspective, KEYNES ne nous sera pas d'un grand secours puisqu'il n'a jamais eu d'autre souci que de rafistoler le capitalisme pour le sauver contre lui-m&#234;me. MARX nous sera encore bien utile. Il nous a aid&#233;s &#224; penser l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align:right;&quot;&gt;Le 12 Novembre 2012.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; Keynes &#233;crira &#224; ce sujet : &#8220;&lt;i&gt;President Roosevelt has been wonderfully right&lt;/i&gt;&#8221;. L'Angleterre avait certes d&#233;j&#224; d&#233;valu&#233; la livre en 1931 mais la politique am&#233;ricaine de 1933 ne pouvait que nuire &#224; ses int&#233;r&#234;ts nationaux. &lt;br /&gt; Sur cette p&#233;riode, mais dans une vision plut&#244;t apolog&#233;tique, voir CLARKE Peter : &lt;i&gt;The Keynesian Revolution in the Making. 1924-1936&lt;/i&gt;. Clarendon Press. Oxford.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; Friedrich HAYEK dira &#224; propos de &lt;i&gt;How to Pay for the War&lt;/i&gt; : &#171; Il est rassurant de constater que nous sommes profond&#233;ment en accord sur la n&#233;cessaire &#233;conomie de raret&#233;, m&#234;me si nous divergeons sur ses modalit&#233;s d'application &#187;. Dans R. SKIDELSKY : &lt;i&gt;J.M. Keynes (1883-1946). Economist, Philosopher, Statesman&lt;/i&gt;, McMillan, p. 588.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; MATTICK Paul : [2010]. &lt;i&gt;Marx et Keynes. Les limites de l'&#233;conomie mixte&lt;/i&gt;. Gallimard, p. 149-150.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; BRINKLEY Alan [1995] : &lt;i&gt;The End of Reform. New Deal Liberalism in Recession and War&lt;/i&gt;, A. Knopf ed., New York.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; MANDEL Ernest [1997] : &lt;i&gt;Le troisi&#232;me &#226;ge du capitalisme&lt;/i&gt;, Editions de la Passion, p. 234-36.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; Cette d&#233;marche pr&#233;tend logiquement rompre avec la probl&#233;matique &#171; d'&#233;quilibre &#187; simpliste de type &#171; comptabilit&#233; nationale &#187; et mod&#232;le IS-LM bas&#233;e sur les flux, l'outil essentiel de la litt&#233;rature post-keyn&#233;sienne &#233;tant la mod&#233;lisation stock-flux coh&#233;rente (SFC, Stock-Flow-Consistant).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='footnote'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; Les &#233;l&#233;ments de ce d&#233;bat sont disponibles dans &lt;i&gt;Revue de la R&#233;gulation. Capitalisme, institutions, pouvoirs&lt;/i&gt;, n&#176; 10, 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; semestre 2011. MSH. Voir notamment l'article de R. BOYER : &#171; Post-keyn&#233;siens et r&#233;gulationnistes : une alternative &#224; l'&#233;conomie standard ? &#187; et celui de A. ASENSIO, S. CHARLES, D. LANG et E. LE HERON : &#171; Les d&#233;veloppements r&#233;cents de la macro&#233;conomie post-keyn&#233;sienne &#187;, documents en libre acc&#232;s sur le site web de la revue : &lt;a href=&quot;http://regulation.revues.org/&quot; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;http://regulation.revues.org/&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='footnote'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; Il s'agit ici d'int&#233;grer les apports de Minsky, un &#171; marxo-keyn&#233;sien &#187; qui a d&#233;velopp&#233; l'approche keyn&#233;sienne de la sp&#233;culation et de l'instabilit&#233; financi&#232;re (voir plus loin). R. BOYER questionne la viabilit&#233; d'un mod&#232;le &#171; financiaris&#233; &#187; qui pourrait constituer une alternative possible au mod&#232;le fordiste (voir en ce sens : &lt;i&gt; &lt;strong&gt;Les financiers d&#233;truiront-ils le capitalisme ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;, Economica [2011].&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='footnote'&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; C'est cette d&#233;marche analytique qui est aujourd'hui reprise par les keyn&#233;siens les plus &#233;minents. En t&#233;moigne le &#171; Manifesto for Economic Sense &#187; lanc&#233; conjointement en juin 2012 par Paul KRUGMAN (prix Nobel et chroniqueur attitr&#233; du New York Times) et Richard LAYARD (London School of Economics). Ce texte, contresign&#233; par d'&#233;minents professeurs et &#233;conomistes (surtout anglo-saxons), consid&#232;re que la crise actuelle d&#233;coule principalement de la chute des d&#233;penses des m&#233;nages cons&#233;cutive &#224; l'&#233;clatement de la bulle immobili&#232;re aux Etats-Unis. C'est cette baisse qui a engendr&#233; &#224; son tour une baisse de la production et des recettes fiscales, ce qui a aggrav&#233; la dette publique. Le secteur priv&#233; &#171; &lt;i&gt;&#233;tant engag&#233; dans un effort collectif pour d&#233;penser moins&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;les politiques publiques devraient agir comme force stabilisatrice en essayant de soutenir la demande&lt;/i&gt; &#187;. Certes, il faudra &#224; moyen terme un plan pour r&#233;duire le d&#233;ficit public mais s'il est &#171; trop brutal &#187;, il sera &#171; contre-productif &#187;. &#192; cette &#233;tape, ce sont les coupes budg&#233;taires qui retardent la reprise et l'aust&#233;rit&#233; qui emp&#234;che le retour de la confiance des march&#233;s et des entreprises. Du c&#244;t&#233; de &#171; l'offre &#187;, &#171; &lt;i&gt;la production n'&#233;tant pas limit&#233;e par des d&#233;s&#233;quilibres structurels&lt;/i&gt; &#187;, le probl&#232;me c'est &lt;i&gt; &lt;strong&gt;l'insuffisance g&#233;n&#233;rale de la demande&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;. La r&#233;f&#233;rence aux ann&#233;es 1930-1940 vient &#233;tayer l'argumentation puisqu'il est constat&#233; que c'est l'augmentation des d&#233;penses publiques &lt;i&gt; &lt;strong&gt;entre 1940 et 1942&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; qui aurait permis de relancer la production de 20%. C'est donc bien l'&#233;conomie de guerre, tout comme l'&#233;conomie nazie pr&#233;c&#233;demment, qui aurait &#233;t&#233; un excellent support de la &#171; relance &#187; keyn&#233;sienne...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh10' class='spip_note' title='Notes 10' rev='footnote'&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; Un seul exemple, celui de Martin WOLFF, &#233;ditorialiste du r&#233;put&#233; quotidien d'affaires &lt;i&gt;Financial Times&lt;/i&gt; de Londres : &#171; &lt;strong&gt;&#192; pr&#233;sent nous sommes tous des keyn&#233;siens&lt;/strong&gt; &#187;, repris dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; du 6 janvier 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb11'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh11' class='spip_note' title='Notes 11' rev='footnote'&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; &#171; Nous appellerons &#8220;demande effective&#8221; le montant du produit attendu D au point de la courbe de la demande globale o&#249; elle est coup&#233;e par celle de l'offre globale. Ceci constitue &lt;strong&gt;l'essentiel&lt;/strong&gt; de la &#8220;Th&#233;orie G&#233;n&#233;rale de l'emploi que nous nous proposons d'exposer&#8221; &#187;, KEYNES : Th&#233;orie g&#233;n&#233;rale de l'emploi, de l'int&#233;r&#234;t et de la monnaie&lt;/i&gt;, &#233;ditions Payot, 1977, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p. 50.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb12'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh12' class='spip_note' title='Notes 12' rev='footnote'&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; Voir sur ce point, DILEO Petrino [2009] : &#8220;&lt;strong&gt;The Return of Keynes ?&lt;/strong&gt;&#8221;. &lt;i&gt;International Socialist Review&lt;/i&gt;, n&#176;63, January.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb13'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh13' class='spip_note' title='Notes 13' rev='footnote'&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; Citons-le une fois encore : &#171; &lt;i&gt;C'est pure tautologie que de dire : les crises proviennent de ce que la consommation solvable ou les consommateurs capables de payer font d&#233;faut. Le syst&#232;me capitaliste ne connait d'autres modes de production que payants, &#224; l'exclusion de ceux de l'indigent et du filou&lt;/i&gt;. &#187; [K. Marx : &lt;i&gt;Le Capital&lt;/i&gt;, &#201;ditions sociales, Livre II, tome V, p. 63. Sur les fondements de la crise capitaliste : Louis GILL : &#171; &lt;a href=&quot;http://classiques.uqac.ca/contemporains/gill_louis/a_origine_des_crises/a_origine_des_crises_texte.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&#192; l'origine des crises : surproduction ou sous-consommation ?&lt;/a&gt; &#187;, Revue &lt;i&gt;Carr&#233; Rouge&lt;/i&gt;, n&#176; 40, avril 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb14'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh14' class='spip_note' title='Notes 14' rev='footnote'&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; Certains &#233;conomistes semblent pourtant avoir depuis longtemps tranch&#233; le d&#233;bat. Ainsi, d&#232;s 2001, Michel HUSSON nous met-il en garde et invite-t-il &#224; distinguer entre &#171; l'anti-capitalisme &#187;, consid&#233;r&#233; comme irr&#233;aliste, du &#171; r&#233;formisme radical &#187; dont il se pr&#233;vaut. Il faut donc &#234;tre &#171; r&#233;alistement r&#233;formiste &#187; et int&#233;grer &#171; le corpus keyn&#233;sien &#187; au projet radical (marxiste ?) &#171; &lt;i&gt;car il y a entre les deux plus une hi&#233;rarchie qu'une opposition &#187;... il nous semble... qu'on ne peut &#234;tre radical sans incorporer les propositions du corpus keyn&#233;sien : il n'y a pas de contradiction logique entre les deux projets&lt;/i&gt; &#187;, &lt;i&gt;Le grand bluff capitaliste&lt;/i&gt;, [2001], La Dispute, p. 167 et 170.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb15'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh15' class='spip_note' title='Notes 15' rev='footnote'&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; Dans la &lt;i&gt;Th&#233;orie G&#233;n&#233;rale...&lt;/i&gt;, voir les chapitres 14 et 15, l'un sur la &#171; th&#233;orie classique &#187; de l'int&#233;r&#234;t, l'autre sur les &#171; motifs de la liquidit&#233; &#187;. &#192; la diff&#233;rence de KEYNES, Irving FISCHER avait, dans les ann&#233;es 1930, envisag&#233; les m&#233;canismes destructeurs de la d&#233;flation et du d&#233;sendettement (voir notre texte : &#171; &lt;strong&gt;La crise de l'euro, une nouvelle phase de la crise de l'&#233;conomie mondiale&lt;/strong&gt; &#187;. 22 pages. D&#233;cembre 2011).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb16'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh16' class='spip_note' title='Notes 16' rev='footnote'&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; CARCHEDI G. [2011] : &#8220;Behind and beyond the crisis&#8221;, &lt;i&gt;International Socialism&lt;/i&gt;, n&#176; 132, octobre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb17'&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh17' class='spip_note' title='Notes 17' rev='footnote'&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; Certes dit Keynes, &#171; il serait plus sens&#233; de construire des maisons ou autre chose d'utile mais, si des difficult&#233;s politiques et pratiques s'y opposent, le moyen pr&#233;c&#233;dent vaut encore mieux que rien &#187; &lt;i&gt;Th&#233;orie G&#233;n&#233;rale...&lt;/i&gt;, Ed. Payot, 1977, p. 145.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> </item>
<item
xml:lang="fr"><title>Arafat Jaradat, &#171; un martyr qui s'ajoute &#224; une longue liste &#187; ?</title><link>http://www.preavis.org/breche-numerique/article2606.html</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.preavis.org/breche-numerique/article2606.html</guid> <dc:date>2013-04-28T21:20:54Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>SALINGUE Julien</dc:creator> <dc:subject>Fatah</dc:subject> <dc:subject>Palestine</dc:subject> <dc:subject>Mahmoud Abbas dit Abou Mazen</dc:subject> <dc:subject>prisonniers &#8211; Isra&#235;l-Palestine</dc:subject> <dc:subject>Benjamin Netanyahu</dc:subject> <dc:subject>droits de l'homme</dc:subject> <dc:subject>Isra&#235;l</dc:subject> <dc:subject>justice</dc:subject> <description>Col&#232;re, condamnations, mais aussi recueillement, 48 heures apr&#232;s la mort du d&#233;tenu palestinien dans une prison isra&#233;lienne, Arafat Jaradat, dont les fun&#233;railles se sont d&#233;roul&#233;es ce lundi 25 f&#233;vrier pr&#232;s de H&#233;bron en Cisjordanie. La branche arm&#233;e du Fatah a d&#233;nonc&#233; un &#171; crime horrible &#187; qui ne restera pas &lt;a href=&quot;http://www.preavis.org/breche-numerique/article2606.html&quot; class='spip_in pts_suite'&gt; (...)&lt;/a&gt;
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&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/rubrique469.html" rel="directory"&gt;RFI (Radio France Internationale)&lt;/a&gt;
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&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot352.html" rel="tag"&gt;Fatah&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot252.html" rel="tag"&gt;Palestine&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot241.html" rel="tag"&gt;Mahmoud Abbas dit Abou Mazen&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot431.html" rel="tag"&gt;prisonniers &#8211; Isra&#235;l-Palestine&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot450.html" rel="tag"&gt;Benjamin Netanyahu&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot478.html" rel="tag"&gt;droits de l'homme&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot599.html" rel="tag"&gt;Isra&#235;l&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot921.html" rel="tag"&gt;justice&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Col&#232;re, condamnations, mais aussi recueillement, 48 heures apr&#232;s la mort du d&#233;tenu palestinien dans une prison isra&#233;lienne, Arafat Jaradat, dont les fun&#233;railles se sont d&#233;roul&#233;es ce lundi 25 f&#233;vrier pr&#232;s de H&#233;bron en Cisjordanie. La branche arm&#233;e du Fatah a d&#233;nonc&#233; un &#171; crime horrible &#187; qui ne restera pas impuni. Et des milliers de personnes se sont donc rassembl&#233;es pour ces obs&#232;ques. Julien Salingue, docteur en science politique &#224; l'universit&#233; Paris VIII, r&#233;pond aux questions de Caroline Par&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;RFI : Arafat Jaradat est cet homme de 30 ans, qui a succomb&#233; samedi 23 f&#233;vrier. Est-il un nouveau martyr de la cause palestinienne ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Julien Salingue :&lt;/strong&gt; En tout cas, c'est v&#233;cu comme tel dans les Territoires palestiniens puisque de toute &#233;vidence, si le jeune Jaradat &#226;g&#233; d'une trentaine d'ann&#233;es est d&#233;c&#233;d&#233;, c'est suite aux interrogatoires qu'il a subis par les services isra&#233;liens et c'est interpr&#233;t&#233; par les Territoires palestiniens comme un &#233;ni&#232;me cas de mort sous la torture dans les prisons isra&#233;liennes, puisque ce sera le 73e Palestinien mort sous la torture depuis 1967. Donc oui, un martyr de plus qui s'ajoute &#224; une longue liste.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Justement, les r&#233;sultats officiels de l'autopsie n'ont pas encore &#233;t&#233; publi&#233;s. R&#233;guli&#232;rement, les organisations de d&#233;fense des droits de l'homme s'alarment de la situation de ces prisonniers palestiniens.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;dl class='spip_document_687 spip_documents spip_documents_left'
style='float:left;'&gt;&lt;dt&gt;&lt;img
src='http://www.preavis.org/breche-numerique/local/cache-vignettes/L344xH257/reuters_entterjaradat_25022013-18e7d.jpg' width='344' height='257' alt='JPEG - 28.5&#160;ko' /&gt;&lt;/dt&gt;&lt;dt
class='crayon document-titre-687 spip_doc_titre' style='width:344px;'&gt;&lt;strong&gt;Des Palestiniens portent le corps de Arafat Jaradat pour ses fun&#233;railles, le 25 f&#233;vrier 2013.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;&lt;dd
class='crayon document-descriptif-687 spip_doc_descriptif' style='width:344px;'&gt;&#169; Reuters / Whiteside.&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt; &lt;p&gt; Oui, depuis 2003, il y a eu plus de 700 plaintes qui ont &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;es pour des faits de torture dans les prisons isra&#233;liennes et aucune enqu&#234;te diligent&#233;e par les autorit&#233;s. Les ONG, que ce soient les ONG palestiniennes ou isra&#233;liennes ou m&#234;me internationales (comme &lt;a href=&quot;http://www.amnesty.fr/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Amnesty International&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://www.hrw.org/fr&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Human Right Watch&lt;/a&gt;), n'arr&#234;tent pas d'alerter sur la situation des prisonniers, qu'il s'agisse de faits de torture ou tout simplement de conditions de d&#233;tention, le fait qu'il y ait des d&#233;tenus mineurs, et la situation assez dramatique d'un certain nombre de prisonniers qui sont &#224; l'isolement, sans m&#234;me parler de ceux qui sont en ce moment en gr&#232;ve de la faim pour exiger leur lib&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Puis un autre &#233;l&#233;ment que d&#233;noncent r&#233;guli&#232;rement les d&#233;fenseurs des droits de l'homme, c'est la d&#233;tention administrative. Autrement dit, des gens emprisonn&#233;s sans inculpation...&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;La d&#233;tention administrative, c'est un emprisonnement sans inculpation, sans motif, sans charge et sans &#234;tre d&#233;f&#233;r&#233; devant un juge. Ce sont des p&#233;riodes de six mois renouvelables &#224; l'infini. Aujourd'hui, on a &#224; peu pr&#232;s 200 prisonniers palestiniens qui sont dans cette situation, ce qui est l'arbitraire le plus total puisque la justice militaire isra&#233;lienne n'a pas besoin de pr&#233;senter de preuves ou de motifs d'accusation, et ils peuvent garder des gens pendant un an, deux ans, trois ans, cinq ans dans les prisons, sans qu'ils soient jug&#233;s, sans qu'ils sachent s'ils vont &#234;tre un jour lib&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;C'&#233;tait le cas d'ailleurs pour Arafat Jaradat ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Il venait tout juste d'&#234;tre arr&#234;t&#233;, et cinq jours apr&#232;s, il est mort dans les prisons. Les Isra&#233;liens disent qu'il est mort d'un arr&#234;t cardiaque, mais ce qu'on lit dans la presse palestinienne, c'est que c'est quelqu'un qui avait une trentaine d'ann&#233;es, qui &#233;tait en bonne forme physique. Il attendait un troisi&#232;me enfant. Donc, il y a de forts soup&#231;ons quant aux conditions dans lesquelles il est d&#233;c&#233;d&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Il y a eu de nombreuses r&#233;actions c&#244;t&#233; palestinien. Ce matin par exemple, Mahmoud Abbas, le pr&#233;sident de l'Autorit&#233; palestinienne, a accus&#233; Isra&#235;l de vouloir cr&#233;er le chaos. Pourquoi ces d&#233;clarations ? Est-ce qu'elles relayent le sentiment g&#233;n&#233;ral ou bien c'est une forme de surench&#232;re politique ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Non, Mahmoud Abbas se contente de &#171; coller &#187; &#224; la col&#232;re qu'il y a dans les Territoires palestiniens mais qui pr&#233;c&#233;dait en r&#233;alit&#233; la mort de Jaradat. La question des prisonniers, c'est une question essentielle dans la soci&#233;t&#233; palestinienne. Il y a des d&#233;tenus qui sont en gr&#232;ve de la faim depuis maintenant plusieurs mois dans les prisons isra&#233;liennes. La veille de la mort de Jaradat, il y avait des manifestations de solidarit&#233; dans les Territoires palestiniens avec ces d&#233;tenus. Il y a eu une centaine de bless&#233;s dans ces manifestations. Donc il y a une col&#232;re qui monte dans les Territoires palestiniens et c'est &#171; logique &#187; que Mahmoud Abbas s'aligne sur cette col&#232;re l&#224; pour ne pas &#234;tre en d&#233;calage une fois de plus avec l'&#233;tat d'esprit de la population.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Hier, il y avait une double r&#233;action c&#244;t&#233; isra&#233;lien : appel au calme et puis dans le m&#234;me temps, ce d&#233;blocage de fonds, ces taxes collect&#233;es par Isra&#235;l et qui &#233;taient bloqu&#233;es depuis que la Palestine avait acc&#233;d&#233; au statut d'observateur &#224; l'ONU. Est-ce une forme d'aveu ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Quelque part il y a une logique, mais en m&#234;me temps une certaine hypocrisie. La logique, c'est que c'est de l'argent qu'Isra&#235;l doit &#224; l'Autorit&#233; palestinienne. Ce n'est pas un cadeau qu'ils leur font, mais c'est de l'argent qu'ils leur doivent. Cet argent sert principalement &#224; payer les salaires des fonctionnaires. Et les fonctionnaires &#233;taient soit &#224; moiti&#233; pay&#233;s ou pas du tout pay&#233;s, depuis plusieurs mois. Et l&#224;, Isra&#235;l demande dans le m&#234;me temps &#224; l'Autorit&#233; palestinienne de maintenir le calme, c'est-&#224;-dire en gros de faire appel &#224; ses forces de police pour maintenir le calme dans les Territoires palestiniens. Il ne manquerait plus qu'on leur demande de maintenir le calme sans &#234;tre pay&#233;s. Quelque part, oui, c'est un aveu d'une chose, c'est que tout simplement l'Etat d'Isra&#235;l compte une fois de plus se d&#233;charger de ses responsabilit&#233;s en exigeant que ce soit l'Autorit&#233; palestinienne qui maintienne le calme alors que les responsables du chaos qu'il pourrait y avoir dans les Territoires palestiniens sont les autorit&#233;s isra&#233;liennes.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;On peut d'ailleurs noter que ces derni&#232;res 48 heures, Benyamin Netanyahu est rest&#233; tr&#232;s discret, par exemple sur ces annonces. Ce n'est pas lui qui les a faites hier, mais un des porte-parole du gouvernement. Il faut dire qu'il est toujours emp&#234;tr&#233; dans ses tractations pour monter un gouvernement, n'est-ce pas ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Il y a les deux aspects. Il est en train de n&#233;gocier pour son gouvernement, donc il ne faut pas qu'il s'expose trop. Et puis tout simplement, il y a un vrai risque d'embrasement dans les Territoires palestiniens et des d&#233;clarations de Benyamin Netanyahu pourraient contribuer &#224; enflammer. Et du coup, il pourrait porter la responsabilit&#233; directement d'un &#233;ventuel embrasement des territoires occup&#233;s, ce qu'il ne veut &#233;videmment pas faire parce que cela serait une reconnaissance de sa politique, qui en r&#233;alit&#233; conduit la population palestinienne &#224; chaque jour un peu plus protester contre la situation qui leur est faite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> </item>
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xml:lang="fr"><title>10 raisons de ne pas la faire !</title><link>http://www.preavis.org/breche-numerique/article2610.html</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.preavis.org/breche-numerique/article2610.html</guid> <dc:date>2013-04-28T20:56:00Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>CAVME (Comit&#233; contre une guerre du Viet-n&#226;m au Moyen-Orient)</dc:creator> <dc:subject>pacifisme</dc:subject> <dc:subject>Irak</dc:subject> <dc:subject>Saddam Hussein</dc:subject> <description>Le Comit&#233; contre une guerre du Viet-n&#226;m au Moyen-Orient (CAVME) a publi&#233; cet argumentaire contre l'intervention am&#233;ricaine dans le Golfe. &lt;br /&gt;1- Nous sommes sur le point d'entrer en guerre, &#224; moins que nous soyons assez nombreux &#224; la refuser. &lt;br /&gt; Nous assistons au plus grand d&#233;ploiement de forces &lt;a href=&quot;http://www.preavis.org/breche-numerique/article2610.html&quot; class='spip_in pts_suite'&gt; (...)&lt;/a&gt;
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&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/rubrique1046.html" rel="directory"&gt;&#201;tats-Unis&lt;/a&gt;
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&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot883.html" rel="tag"&gt;pacifisme&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot656.html" rel="tag"&gt;Irak&lt;/a&gt;,
&lt;a href="http://www.preavis.org/breche-numerique/mot698.html" rel="tag"&gt;Saddam Hussein&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Comit&#233; contre une guerre du Viet-n&#226;m au Moyen-Orient (CAVME) a publi&#233; cet argumentaire contre l'intervention am&#233;ricaine dans le Golfe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1- Nous sommes sur le point d'entrer en guerre, &#224; moins que nous soyons assez nombreux &#224; la refuser.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; Nous assistons au plus grand d&#233;ploiement de forces am&#233;ricaines depuis le Viet-n&#226;m. 500 000 soldats sont pr&#234;ts &#224; participer &#224; une guerre dans le Golfe !&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le co&#251;t de l'intervention am&#233;ricaine est de 25 millions de dollars par jour, et ce prix sera d&#233;multipli&#233; si la guerre &#233;clate (2,5 milliards de dollars ont &#233;t&#233; d&#233;pens&#233;s entre le 2 ao&#251;t et le 30 septembre 1990).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2- Une guerre dans le Golfe, comme au Viet-n&#226;m, sera longue et se d&#233;roulera sur plusieurs fronts.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; Elle co&#251;tera un nombre incalculable de vies humaines.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Cela ne sera pas l'affaire de deux jours, comme au Panama et &#224; Grenade.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 200 millions d'Arabes, le plus souvent pauvres, vivent dispers&#233;s dans 22 Etats diff&#233;rents. La grande majorit&#233;, d'apr&#232;s l'ancien fonctionnaire de l'administration Carter, Zbigniew Brzezinski &#171; &lt;i&gt;bouillent d'hostilit&#233; envers les Etats-Unis&lt;/i&gt; &#187; et sont du c&#244;t&#233; de l'Irak (&lt;i&gt;Newsweek&lt;/i&gt; du 24 ao&#251;t 1990).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3- L'intervention nord-am&#233;ricaine se fait au d&#233;triment des besoins de la population.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; Pour 1990, le d&#233;ficit du budget atteindra le niveau record de 220 milliards de dollars. Pour financer l'intervention au Moyen-Orient, le budget militaire s'accro&#238;t d&#233;mesur&#233;ment ; or, en revanche, les fonds pour le logement, l'&#233;ducation, la sant&#233;, et d'autres programmes sociaux seront amput&#233;s d'autant.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le niveau de vie des Am&#233;ricains a continuellement baiss&#233; durant la demi&#232;re d&#233;cennie, jusqu'&#224; des proportions inqui&#233;tantes dans de nombreux endroits.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;4- Nous nous battrons pour les pro&#64257;ts des compagnies p&#233;troli&#232;res.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; Un conseiller tr&#232;s proche de Bush a ouvertement expliqu&#233; dans le &lt;i&gt;Times&lt;/i&gt; (20 ao&#251;t 1990) pourquoi les Etats-Unis se pr&#233;paraient &#224; faire la guerre : &#171; &lt;i&gt;M&#234;me un idiot comprendrait ce principe : nous avons besoin du p&#233;trole. C'est beau de parler de la d&#233;fense de la libert&#233;, mais le Kowe&#239;t et l'Arabie saoudite ne sont pas vraiment des mod&#232;les de d&#233;mocraties.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le prix du p&#233;trole a augment&#233; en fl&#232;che imm&#233;diatement apr&#232;s l'intervention du 2 ao&#251;t 1990. L'augmentation de 7,1 cents par gallon [1 gallon = 3,785 1itres], le 6 ao&#251;t, a rapport&#233; 1 milliard de dollars aux compagnies p&#233;troli&#232;res. Si la guerre &#233;clate, les sp&#233;culateurs pr&#233;voient que le prix du baril passerait de 60 &#224; 80 dollars.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Quatre des dix plus grandes multinationales des Etats-Unis sont des compagnies p&#233;troli&#232;res et leurs pro&#64257;ts sont parmi les plus &#233;lev&#233;s du monde.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;5- La politique am&#233;ricaine fait fi du droit &#224; Pautod&#233;termination du peuple arabe.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; Apr&#232;s la Premi&#232;re Guerre mondiale, les puissances occidentales ont arbitrairement cr&#233;&#233; des Etats-nations au Moyen-Orient afin de pr&#233;server leurs propres int&#233;r&#234;ts.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; En 1928, l'Accord de la &#171; ligne rouge &#187; a partag&#233; les richesses p&#233;troli&#232;res du monde arabe entre les principales puissances occidentales. Durant pr&#232;s de cinquante ans, les Etats-Unis, &#224; travers l'Aramco Corp., ont contr&#244;l&#233; les principaux champs p&#233;troliers de la r&#233;gion.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les Etats-Unis et les autres puissances occidentales ont pill&#233; les ressources de la r&#233;gion, contre la volont&#233; du peuple arabe. Ils n'avaient absolument aucun droit juridique, moral, ou politique d'intervenir au Moyen-Orient. C'est au peuple arabe, et non aux anciens pouvoirs coloniaux, de d&#233;cider des fronti&#232;res de la r&#233;gion.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;6- L'imminence de la guerre alimente le racisme.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; Pour justi&#64257;er la logique de guerre, le gouvernement et les m&#233;dias utilisent des pr&#233;jug&#233;s culturels et encouragent le racisme.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mais le racisme prend d'autres formes : 40 % des jeunes Noirs en &#226;ge de travailler sont au ch&#244;mage. La crise &#233;conomique a conduit des dizaines de milliers de Noirs et de Latino-Am&#233;ricains immigr&#233;s &#224; s'engager dans l'arm&#233;e ; aujourd'hui, ils sont au front en Arabie saoudite. Ce seront les premiers &#224; mourir si la guerre &#233;clate.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;7- Cette guerre conduira au retour de la conscription.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; Les forces de r&#233;serve sont limit&#233;es. Les Etats-Unis ne peuvent pas assurer une guerre prolong&#233;e au Moyen-Orient sans r&#233;instaurer la conscription, abandonn&#233;e apr&#232;s la guerre du Viet-n&#226;m. &lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les jeunes Am&#233;ricains auxquels on demandera de se battre ne doivent pas &#234;tre sacrifi&#233;s pour prot&#233;ger les super-profits des compagnies p&#233;troli&#232;res.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;8- Nous ferions la guerre pour les rois f&#233;odaux et les &#233;mirs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; 60 % des 1,9 million de Koweitiens n'ont aucun droit civique.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#192; la mi-juillet 1990, le Parlement koweitien a &#233;t&#233; dissout par l'&#233;mir ; de toutes fa&#231;ons, il n'avait &#233;t&#233; &#233;lu que par 6 % des Koweitiens.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 90 % du total des investissements koweitiens est contr&#244;l&#233; par 18 familles multimillardaires.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; En Arabie saoudite, l'esclavage n'a &#233;t&#233; aboli qu'en 1962. Les femmes n'ont pas le droit de conduire, de parler &#224; des hommes (sauf s'ils appartiennent &#224; la famille proche) ni d'avoir un emploi.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;9- La politique des Etats-Unis tient un double langage.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; Les Etats-Unis ont viol&#233; les lois intemationales en envahissant Panama et Grenade et en annant les contras nicaraguayens. Ces actions ont &#233;t&#233; condamn&#233;es par une majorit&#233; des membres des Nations-Unies.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les Etats-Unis ont ignor&#233; l'utilisation de gaz toxiques pour massacrer 5 000 Kurdes irakiens et la longue s&#233;rie de violations des droits de l'homme de Saddam Hussein ; mais, &#224; l'&#233;poque, il servait les int&#233;r&#234;ts am&#233;ricains en menant sa guerre meurtri&#232;re contre l'lran.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Hussein a re&#231;u des millions de dollars d'armement des nations occidentales, y compris des Etats-Unis, trois mois &#224; peine avant l'invasion du Koweit.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;10- Nous devrions d&#233;velopper des sources d'&#233;nergie renouvelables et non polluantes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; Notre environnement est menac&#233; par le transport et par la combustion du p&#233;trole. Selon de nombreux experts, les changements climatiques qui en r&#233;sultent pourraient cr&#233;er un &#171; effet de serre &#187;, qui mettrait en danger toute vie humaine.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Certaines lois sur la protection de l'environnement (par exemple, des restrictions sur le forage &lt;i&gt;off-shore&lt;/i&gt; seront vraisemblement assouplies &#224; la suite de l'intervention am&#233;ricaine dans le Golfe.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Novembre 1990 &lt;br /&gt;San Francisco&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> <enclosure
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