NPA : de l’anticapitalisme à la révolution ?

, par GIUDICELLI Vanina

Il y a une raison très simple à la difficulté de définir précisément le Nouveau parti anticapitaliste : une de ses caractéristiques est d’être un parti en mouvement.

Il ne s’agit pas seulement d’exprimer ainsi qu’il est voué à évoluer, car ce devrait être le propre de tout parti un peu en prise avec la réalité d’un système dynamique. Ni non plus de qualifier ainsi le fait que ce soit un parti en construction. Le NPA sera un parti en mouvement d’une manière plus fondamentale : il devra être l’outil d’une double médiation. Il s’agit d’en faire l’instrument d’une reconstruction du mouvement ouvrier du XXIe siècle. Cet objectif devrait être commun à tous ceux et celles qui s’engageront à construire ce parti. C’est ce qui fournit d’ailleurs la base de ses délimitations programmatiques principales. Mais, pour les révolutionnaires, ce parti devra aussi être une médiation pour construire une direction révolutionnaire.

Ces deux médiations sont différentes, et nous devons trouver les moyens de faire qu’elles ne soient non seulement pas contradictoires mais qu’elles s’articulent et se nourrissent.

Nouvelle période, nouveau parti

L’histoire du capitalisme a vu, parallèlement au développement de la classe ouvrière, la structuration d’un mouvement ouvrier avec ses organisations, notamment des syndicats et des partis. Au sein de ce mouvement, différentes directions se sont affrontées, parfois au sein des mêmes organisations, parfois cristallisées dans des organisations séparées. Pour les révolutionnaires, le concept de front unique correspondait alors a la nécessité d’articuler la construction de l’unité du mouvement ouvrier dans sa lutte contre la classe dirigeante avec le combat contre les directions réformistes puis staliniennes au sein de ce mouvement. Mais, mises à part certaines périodes révolutionnaires où les directions traditionnelles ont été bousculées par l’émergence de mouvements de masse, les directions bureaucratiques réformistes ou staliniennes sont restées la plupart du temps hégémoniques dans ce mouvement ouvrier.

Pour des raisons dont l’analyse n’est pas l’objet de cet article, la nouveauté historique de la période contemporaine réside dans le fait que le mouvement ouvrier est largement déstructuré. Les « institutions de classe, par la classe et pour la classe [ouvrière] ont été décimées » — pour reprendre les termes du sociologue Loïc Wacquant [1] — et les directions traditionnelles de ce mouvement sont entrées dans une crise profonde. Les liens sont aujourd’hui de plus en plus distendus entre celles-ci et la nouvelle classe ouvrière. Cette tendance s’auto-alimente puisque, de moins en moins soumises aux pressions des travailleurs, ces directions traditionnelles, syndicales comme politiques, le sont de plus en plus à celles de la logique du Capital. D’où le phénomène du social-libéralisme, l’évolution de la direction de la CGT après celle de la CFDT, etc. Évolution qui les rend de moins en moins aptes à répondre aux aspirations de l’ensemble des travailleurs.

Cette impuissance des directions traditionnelles et le retour des luttes Poussent dans tous les pays d’Europe des centaines de milliers de jeunes et de travailleurs vers la recherche d’une nouvelle direction, tout en créant les conditions pour la reconstruction du mouvement ouvrier. Telle est la signification fondamentale des percées électorales de la gauche radicale, avec notamment en France 1,5 million de voix pour Olivier Besancenot lors de la dernière campagne présidentielle.

Mais si les campagnes électorales que nous menons démontrent les potentialités de la période, elles révèlent également leurs limites. L’écho rencontré provient davantage de l’opposition sans concession aux attaques de la classe dirigeante, de l’indépendance affirmée vis-à-vis du PS et des revendications concrètes portées, que d’une adhésion à une perspective révolutionnaire. Par ailleurs, il existe un écart disproportionné entre l’audience médiatique de notre porte-parole Olivier Besancenot et les forces militantes dont nous disposons (ou même que nous influençons).

Une nouvelle direction pour un nouveau mouvement ouvrier

C’est dans ces grandes coordonnées de la période que le projet de NPA prend son sens. Il s’agit de regrouper les éléments qui existent déjà au moins partiellement, forgés notamment dans l’expérience des luttes de ces dernières années, au sein des syndicats, des différents fronts de lutte, dans la jeunesse, pour les unir autour d’un combat contre la logique d’ensemble du capitalisme, perspective abandonnée par les directions traditionnelles du mouvement ouvrier. C’est cette exigence qui impose les délimitations anticapitalistes pour le nouveau parti proposées à l’issue de notre congrès, situant le centre de gravité de l’action politique dans les mobilisations et non dans les institutions, définissant un programme d’action qui implique une confrontation d’ensemble avec la classe dirigeante et précisant l’indépendance résolue du nouveau parti vis-à-vis des forces qui veulent gérer le capitalisme, en premier lieu le Parti socialiste.

Les attaques de la classe dirigeante, même partielles, sont des attaques politiques au sens où elles sont les éléments d’une offensive globale pour revenir sur tous les acquis de la classe ouvrière et affaiblir sa cohésion potentielle et ses capacités de résistance. C’est pour cette raison que le regroupement des éléments les plus combatifs du mouvement ouvrier et du mouvement social autour d’une contestation elle-même globale, et donc politique, de la logique capitaliste est devenu une nécessité pour les luttes elles-mêmes.

En se donnant ainsi les moyens de construire cette direction alternative aux directions traditionnelles du mouvement ouvrier, le NPA sera un élément décisif pour la restructuration de ce mouvement sur des bases de classe et sur des bases de lutte. Cette tâche n’est pas un détour pour les révolutionnaires. Parler de socialisme et de perspective révolutionnaire hors de cette base relève de l’abstraction totale. La perspective d’une autre société exige que se construisent, au sein même du système que l’on combat, les éléments d’une autre structuration (sociale, politique et idéologique) de la société que les cadres imposés par la classe dirigeante. Comme l’exposait le révolutionnaire italien Antonio Gramsci dans les termes des années 1920 : « Le métallo, le menuisier, ouvrier du bâtiment, etc., doivent penser non seulement en tant que prolétaires et non plus en tant que métallo, menuisier, ouvrier du bâtiment, etc., mais il leur faut encore accomplir un pas de plus ; ils doivent penser en tant qu’ouvriers, membres d’une classe qui se propose de diriger les paysans et les intellectuels, une classe qui ne peut vaincre et instaurer le socialisme que si elle a l’accord et le soutien de la grande majorité de ces couches sociales. Si l’on n’y parvient pas, le prolétariat ne peut pas devenir une classe dirigeante, et ces couches, restant soumises à la domination bourgeoise, permettent à l’État de résister à l’élan prolétarien et de le briser. [2] »

Pour autant il ne s’agit pas pour nous d’être nostalgique des périodes durant lesquelles les organisations traditionnelles structuraient le mouvement ouvrier, car l’Histoire a démontré à maintes reprises qu’elles l’utilisaient pour le contrôler et le canaliser dans le cadre de la société établie. Le fait que les mobilisations actuelles aient de plus en plus recours à leurs propres mécanismes de structuration (coordinations, réseaux, etc.) pourrait ainsi constituer un pas en avant si elles ne butaient pas en permanence sur l’absence d’accumulation des forces militantes. Mais notre but stratégique en tant que révolutionnaires, l’émancipation des travailleurs par les travailleurs eux-mêmes, est indissociable de la construction de tous les cadres qui permettent de combattre les obstacles vers cette émancipation : un nouveau parti, les syndicats, les cadres d’auto-organisation, etc. Ou comme le formulent Marx et Engels dans le Manifeste du Parti communiste : « Les communistes ne forment pas un parti distinct en face des partis ouvriers. Ils n’ont pas d’intérêts distincts de ceux du prolétariat dans son ensemble. Ils ne posent pas de principes particuliers d’après lesquels ils prétendent modeler le mouvement prolétarien. Voilà ce qui distingue les communistes’des autres partis prolétariens : d’une part, dans les diverses luttes nationales des prolétaires, ils mettent en avant et font valoir les intérêts communs du prolétariat tout entier, sans considération de nationalité ; d’autre part, dans les diverses phases de lutte entre le prolétariat et la bourgeoisie, ils représentent toujours l’intérêt du mouvement dans son ensemble. Pratiquement, les communistes sont donc la partie la plus résolue des partis ouvriers de tous les pays, la fraction qui va toujours de l’avant ; du point de vue théorique, ils ont sur le reste de la masse prolétarienne l’avantage de comprendre les conditions, la marche et les résultats généraux du mouvement ouvrier. » [3]

Médiation vers une direction révolutionnaire

La LCR, avec ses 3 000 membres, est un acquis précieux. Mais c’est une évidence qu’elle ne peut prétendre être la direction, ne serait-ce que potentielle, de la classe ouvrière et de ses millions de membres. C’est avec un parti d’un quart de million de membres que le parti bolchevik a pu donner une direction à une classe ouvrière forte de 3 millions de travailleurs lors de la Révolution russe de 1917. Pour donner une direction à des millions de personnes, il nous faut un parti fort de centaines de milliers de révolutionnaires. De ce point de vue, François Sabado a raison de dire que la construction du NPA offre « un cadre ou une médiation pour construire les directions révolutionnaires de demain » [4].

Trotsky lui-même avait envisagé la fondation d’organisations transitoires par des révolutionnaires. C’est le cas aux Etats-Unis, à la fin des années 1930, où surgit la nécessité et la possibilité d’un parti des travailleurs. Cet exemple est décrit et analysé par Daniel Bensaïd dans sa brochure Stratégie et Parti :

« Aux militants révolutionnaires qui lui demandent pourquoi ils iraient contribuer à fonder un parti réformiste, il répond qu’il ne s’agit pas de créer un parti réformiste, mais un parti de classe, indépendant de la bourgeoisie. Au-delà, l’avenir est ouvert. Ce qu’il adviendra de ce parti dépendra de la lutte des classes, des rapports de forces, des expériences, de l’intervention des révolutionnaires en son sein. A ceux qui lui disent : il faut créer un parti des travailleurs avec des références révolutionnaires, il rétorque que c’est abstrait et formel. Dans le contexte de l’époque, 5/500 travailleurs assistant à une réunion publique sont prêts à comprendre qu’il faut un parti des travailleurs indépendant, cinq peut-être, pas plus, sont prêts à comprendre qu’il faut détruire l’État et combattre le stalinisme. Les cinq peuvent être recrutés à la section de la IVe Internationale, et les 500 au parti des travailleurs. Chacun répond à un niveau de conscience différent » [5].

Car, évidemment, la construction de partis révolutionnaires de masse se pose différemment selon les rapports de forces sociaux et politiques. Elle doit correspondre à la fois aux possibilités de la période et à la place qu’occupent les révolutionnaires. C’est la raison pour laquelle elle prend des formes diverses à travers l’Histoire et selon les pays, et que les révolutionnaires ont été amenés à mettre en œuvre des orientations diverses pour y parvenir. Mais elle doit rester une préoccupation centrale. Je ne résiste pas à l’envie de faire un clin d’œil approbateur à Léonce Aguirre, pour un texte qu’il a rédigé il y a quelques années, dans lequel il cite Ernest Mandel et John Ross : « Voilà un des fondements de la dialectique des révolutions que Lénine fut le premier à comprendre et à mettre en pratique : la dialectique entre la création d’une organisation de cadres et l’émergence d’un parti de masse révolutionnaire. L’idée qu’il faille attendre de grands événements avant de commencer à construire le parti de l’Internationale révolutionnaires est en rupture totale avec cet aspect fondamental du léninisme, et une rechute dans le spontanéisme qu’il avait si ardemment combattu » [6].

Comment rassembler le meilleur des traditions ?

Le travail militant des différentes sections a permis, en quelques mois seulement, de rassembler plusieurs milliers de personnes dans les comités pour le NPA. Dans les comités les plus avancés, les militant-e-s de la LCR représentent moins d’un tiers des effectifs. C’est déjà en soi une confirmation positive de notre orientation, et un encouragement à poursuivre dans cette voie. Mais la base anticapitaliste de ce nouveau parti est loin de résoudre tous les problèmes.

Notre porte-parole résume en général notre démarche par la volonté de rassembler le meilleur des traditions libertaires, communistes, socialistes... Or, « rassembler », et « le meilleur », constitue en soi une dialectique complexe !

En laissant délibérément ouverte la question de la prise du pouvoir, afin de rassembler au-delà des marxistes-révolutionnaires, nous reconnaissons - et surtout nous le traduisons en tant qu’ouverture au rassemblement dans le NPA - des acquis dans différentes traditions. C’est une rupture salutaire avec la tendance à la fragmentation et au sectarisme dans la gauche radicale. Mais il n’en reste pas moins que déterminer ce qui est le meilleur des différentes expériences suppose des critères (une théorie) à Partir desquels cela peut être estimé. Cela exclut donc d’emblée le moindre relativisme vis-à-vis de la nécessité d’une théorie révolutionnaire, surtout si nous voulons que le NPA soit une médiation vers la construction des directions révolutionnaires de demain.

Il y a alors deux écueils possibles face aux difficultés que ce « rassemblement du meilleur » représente.

Le premier serait de préciser dans un sens marxiste révolutionnaire, dès le départ, les délimitations politiques pour assurer que le processus ne dégénère pas dans une force politique incapable de relever les défis de la période. Écueil d’autant plus tentant que nous occupons au début de ce processus une place prépondérante. Dans ce cas, la LCR aura fait une grosse campagne de recrutement, plus ouverte et plus offensive que d’habitude.

Or, nous devons garder à l’esprit que nous sommes susceptibles de connaître plusieurs vagues « d’adhésion » au projet de NPA. Dans un premier temps nous parvenons en général à rassembler notre périphérie proche, pour qui il s’agit souvent de la première expérience politique militante (les fameux « anonymes » dont parle fréquemment Olivier Besancenot dans les meetings). Mais notre projet interpelle également une série de militant-e-s syndicaux, associatifs ou même politiques, qui souvent pour l’instant restent attentifs aux évolutions du processus pour avoir la garantie que ce qu’ils gagneraient à le rejoindre est supérieur à ce qu’ils pensent perdre en termes « d’indépendance politique ».

Il faut donc nous mettre en disposition de maintenir la démarche de rassemblement — au sens de l’ouverture permanente et de notre capacité à accepter de remettre en débat une série de nos acquis stratégiques ou programmatiques — y compris lorsque le congrès de fondation sera passé. Sans cela, nous risquons de passer à côté de l’opportunité d’aller vers la construction d’un parti de masse, regroupant une direction alternative aux directions traditionnelles du mouvement ouvrier.

Le deuxième écueil serait de penser que le processus sélectionnera naturellement, de lui-même, à partir des délimitations de départ et des expériences, spontanément, le « meilleur » de ces différentes traditions. En bref, ce qui légitime le parti vis-à-vis de la classe en général (l’idée que le développement spontané des luttes ne suffit pas, qu’il faut regrouper les éléments les plus avancés pour faire progresser l’ensemble) cesserait de jouer au sein du parti lui-même. Or, nous rassemblons et rassemblerons dans les comités des personnes qui arrivent avec l’intégralité de leurs idées, voire de leurs théories, sur différents sujets (jusqu’à celui de la prise du pouvoir elle-même). Parmi les anticapitalistes, il y a des autonomes, qui rejettent les pratiques de compromis et de manœuvres des politiques réformistes, privilégient les formes d’action à la base et contestent de façon prioritaire les appareils bureaucratiques. Mais ils sont également critiques de toute forme de centralisation et de centralité de certaines questions et pensent que le système peut être combattu par la simple addition de différents groupes qui s’auto-organisent. Il y a aussi des réformistes radicaux, qui pensent que nous avons effectivement besoin de stratégie et de tactique, d’un certain degré de centralisation, mais parfois teintée de parlementarisme en estimant que nous, nous ne ferions pas les mêmes erreurs au pouvoir. Il y a également des partisans de la décroissance, ceux qui pensent qu’il n’y aura pas de changement sans éducation préalable des gens, etc.

Organiser la confrontation avec les acquis du marxisme

Les révolutionnaires du XXIe siècle auront certainement à inventer. Parce que le capitalisme du XXIe siècle n’est pas celui du XXe et encore moins celui du XIXe. Mais ils ne repartent heureusement pas de zéro. Le mouvement ouvrier, et le monde entier, ont payé cher les échecs des périodes révolutionnaires du XXe siècle, les illusions parlementaristes, la domination du réformisme et la contre-révolution stalinienne. Nous ne voulons pas construire un nouveau parti pour refaire cet apprentissage comme si le capitalisme venait de naître. De nombreuses idées qui existent dans le mouvement, et qui peuvent y compris se donner l’étiquette d’anticapitalisme, reprennent, sous des formes nouvelles, de vieilles lunes du passé. L’éducation d’une nouvelle direction révolutionnaire ne pourra certes faire l’économie des tests de la réalité et de nombreux débats ne pourront être tranchés que par l’expérience. C’est aussi au travers de cela que se forgera la théorie révolutionnaire. Il n’en reste pas moins que la confrontation avec les acquis du marxisme révolutionnaire sera indispensable dans ce processus. Et cette confrontation ne pourra pas se faire seulement dans le domaine des idées, mais aussi dans celui des modes d’action, des formes d’organisation. Pour que ces acquis bénéficient au processus, qu’ils puissent s’enrichir de son expérience, qu’ils se transmettent, il y faudra une volonté collective des révolutionnaires qui y sont impliqués, une capacité à y construire une cohérence commune.

J’ai utilisé, avec d’autres, le concept de front unique pour aborder cette combinaison entre regroupement sur des bases anticapitalistes et médiation vers une direction révolutionnaire. Cela a suscité des débats, mais qui ont davantage porté sur le concept lui-même que sur la nécessité et les moyens de l’articulation entre ces deux objectifs.

Ceci dit, la discussion sur cette combinaison ne peut se mener dans le ciel abstrait de la théorie. Elle doit tenir évidemment compte de la réalité.

Par exemple, si la nature du projet de Die Linke est critiquée au sein de la LCR, peu de camarades peuvent contester la nécessité pour les courants révolutionnaires d’y participer tout en conservant (pour cette raison même), de manière organisée, leur capacité de critique et de combat interne.

En France la situation est très différente. Grâce à notre audience, nous avons pu prendre la responsabilité de regrouper les éléments potentiels d’une nouvelle direction pour l’ensemble des travailleurs et des opprimés. Nous faisons le pari, raisonné, que les expériences qui seront faites dans ce cadre seront nécessaires pour forger une direction révolutionnaire. Notre place prépondérante (au moins dans une première phase) dans ce processus nous interdit donc de fonctionner comme une fraction, de fait dominante, décidant parallèlement aux structures du nouveau parti la politique et les orientations de celui-ci. Un tel type de fonctionnement serait en contradiction avec le processus.

Mais l’organisation par les révolutionnaires, au sein du nouveau parti et en toute transparence, de lieux (sous forme de revues comme de réunions) de confrontation avec les acquis du marxisme révolutionnaire, devra se faire sous des formes souples relevant davantage de l’apport d’analyses et d’expériences que du combat organisé pour des orientations précises.

Il est évident que ces formes ne peuvent être définies précisément au stade où nous en sommes. Elles seront par ailleurs évolutives et à discuter collectivement.