Dollar faible, Euro fort...

, par HUSSON Michel

La retranscription manuscrite

Pascale Fourier : Notre invité du jour est Michel Husson, de l’institut de recherches économiques et sociales. Alors là, je n’y comprenais plus rien : le dollar était trop faible, l’euro était trop fort ; avant, on disait que l’euro était trop faible... enfin bref je n’y comprenais rien ! Je suis allée voir Michel Husson pour lui demander de nous expliquer un peu les choses. Voici donc la réponse qu’il m’a faite.

Michel Husson : L’euro vient de récupérer le cours qu’il avait à son lancement, il y a deux, trois ans. Il avait beaucoup baissé, à la surprise générale et il a récemment remonté, et d’une certaine manière on peut dire que c’est le dollar qui bouge, et l’euro qui s’ajuste. C’est lui qui donne l’impulsion. Et donc là il y a une énorme question : quand on reprend un peu de recul, le dollar a eu des fluctuations considérables. Par exemple, en 1985, de mémoire, le dollar était monté jusqu’à 11 francs, l’euro n’existant pas à l’époque ; donc c’est vraiment le sommet, et il est redescendu jusqu’à la moitié quasiment. Ce sont des fluctuations considérables, si on raisonne sur une période relativement longue, alors que par exemple si l’on prend les monnaies européennes entre elles avant de constituer l’euro, elles se sont mises à fluctuer dans un « serpent », comme on disait à l’époque, de plus en plus étroit jusqu’à constituer une monnaie unique. Donc il y a un vrai mystère qui est en grande partie compliqué à expliquer, mais qui tient au fait, principalement, je pense qu’on peut dire ça comme ça, que les Etats-Unis sont la puissance dominante, et que d’une certaine manière ils peuvent faire avec leur monnaie des choses qu’aucun autre pays, qu’aucune autre monnaie ne pourrait faire. Par exemple, si un pays quelconque en Europe avait le déficit commercial abyssal des Etats-Unis, qui représente aujourd’hui de l’ordre de 5 % du produit intérieur brut, ce pays serait dénoncé comme gérant mal son économie, comme vivant au-dessus de ses moyens, et sa monnaie chuterait ; sa monnaie serait extraordinairement déstabilisée par cette situation. Or le dollar est une monnaie qui a déconnecté d’une certaine manière, enfin pas complètement, l’évolution du dollar des « fondamentaux », comme disent les économistes, et des déterminations qui sont la règle pour les autres pays, parce qu’il y a une relation complètement asymétrique. On est en présence d’une monnaie dont l’évolution suit d’autres lois, ou disons échappe, se libère des lois qui d’habitude règlent d’habitude l’évolution des monnaies qui sont assez stables, c’est-à-dire qu’en gros une monnaie est menacée chaque fois qu’un pays a un déficit commercial jugé trop important. Si on prend par exemple les pays du Sud, pour prendre un exemple totalement inverse, toutes les crises financières qui ont pu se déclencher en Amérique latine ou en Asie du Sud-Est, ont pratiquement démarré par un creusement du déficit commercial qui rendait instable et qui jetait un doute sur la valeur de leur monnaie. Par exemple, l’Argentine, qui était justement indexée sur le dollar a explosé quand on a considéré que son déficit et le mauvais comportement de son économie ne rendaient absolument plus crédible du tout cette indexation stricte sur le dollar.

Pascale Fourier : Le déficit commercial, ça veut dire qu’il y a plus d’importations que d’exportations ?

Michel Husson : Oui, exactement.

Pascale Fourier : Je n’arrive pas bien à voir le lien entre le déficit commercial et l’évaluation d’une monnaie.

Michel Husson : Le lien est le suivant : le déficit commercial, potentiellement, implique qu’il y a des entrées de capitaux. Ces entrées de capitaux financent ce déficit commercial, mais ils le financent dans certaines proportions, et il faut que ces entrées de capitaux soient confortées dans leur choix de financer ce pays. Par exemple, pour reprendre l’exemple de l’Argentine, les capitaux ont cessé d’entrer, - ou au Mexique aussi - , pour ce genre de pays, les capitaux rentrent jusqu’à un certain point, attirés par des taux d’intérêt qu’on fait augmenter pour crédibiliser leurs placements dans ce pays, mais à partir du moment où le déficit commercial devient trop important, cette crédibilité disparaît, les capitaux se retirent et précipitent la situation. Alors pourquoi y- a-t-il un lien entre le déficit commercial et la monnaie ? En fait, la monnaie est une espèce de prix du commerce extérieur : quand il y a un déficit entre l’offre et le demande des marchandises du pays, on les ajuste en dévaluant de manière à rétablir, à rendre plus compétitif la situation de l’économie de ce pays. En gros, c’est une espèce de loi de l’offre et de la demande, avec beaucoup de parasites, si on peut dire, qui fait que, fondamentalement, c’est la monnaie qui ajuste le déficit du commerce extérieur, c’est-à-dire que tendanciellement c’est la valeur de la monnaie qui permet d’ajuster les deux.

Pascale Fourier : Quelle est la raison pour laquelle les Etats-Unis ont un déficit commercial si important ?

Michel Husson : Ce déficit commercial n’a pas toujours existé. C’est une configuration relativement inédite. C’est la puissance dominante, mais dans le passé la puissance dominante, l’Angleterre par exemple, était au contraire exportatrice de capitaux. Elle avait un excédent commercial, et donc elle n’avait pas besoin de le financer par des entrées de capitaux, mais au contraire cet excédent commercial signifie que ces excédents de capitaux étaient placés à l’extérieur. Les Etats-Unis ont une espèce de situation qui est paradoxale, si on peut dire, à savoir que c’est la puissance dominante, mais une puissance dominante qui est déficitaire commercialement, c’est-à-dire que sa domination ne passe pas par sa capacité à dégager des excédents commerciaux. Par exemple, on pourrait opposer la puissance monétaire de l’Allemagne, qui est d’une certaine manière un fait du passé, - et pendant tout un temps la puissance dominante monétaire de l’Allemagne était assise sur un excédent commercial considérable. Le Japon , qui a un excédent commercial important, a renforcé sa monnaie par cet excédent commercial. Or les Etats-Unis, d’une certaine manière, ont une capacité à s’extraire de cette détermination : en gros, leur monnaie peut continuer à baisser ou à monter en fonction de leurs intérêts, et relativement indépendemment de la situation de leur commerce extérieur. En gros, la situation récente peut s’analyser de la manière suivante : pendant un temps, jusqu’en gros 2001, le dollar a plutôt monté, s’est renforcé, parce qu’il y avait une capacité de draîner des capitaux, renforcée d’ailleurs par la crise financière de l’Asie du Sud-Est, et un mécanisme de repli des capitaux vers des endroits plus sûrs ; et donc il y avait une espèce de surpuissance qui faisait qu’avec des taux d’intérêt stables et jugés très stables les capitaux affluaient. Il y avait une espèce de contrat mondial où le reste du monde, principalement le Japon et l’Europe, acceptait d’une certaine manière de financer, - enfin les capitaux émanant de ces régions, acceptaient de financer ce déficit parce que ce déficit était jugé d’une autre nature, au fond, que ce qui aurait eu lieu dans une économie classique, une économie qui est censée, à moyen terme, ne pas avoir de déficit structurel.

Pascale Fourier : Je n’arrive pas bien à comprendre pourquoi des gens acceptent de financer le déficit. Quel est leur intérêt ? Je n’arrive pas à suivre...

Michel Husson : Parce que la rentabilté qui est apportée à ces capitaux qui se placent est à la fois supérieure et moins risquée, à un niveau qui est plus garanti que dans d’autres secteurs, et donc c’est une image un peu de la financiarisation, c’est-à-dire qu’il y a de plus en plus de capitaux qui ont un comportement autonome de placement et qui vont aller sur le marché des Etats-Unis pour acheter des bons du Trésor parce qu’au fond cet espèce d’énorme volant de capitaux de type spéculatifs raisonne en disant qu’au fond c’est aux Etats-Unis qu’il y a la plus grande sécurité et la meilleure rentabilité. D’une certaine manière il y a une espèce de cycle vertueux qui fait que cet afflux de capitaux a financé l’investissement à l’intérieur des Etats-Unis, ce qu’on a appelé la « nouvelle économie », et a fait remonter pendant un temps les bases objectives de leur rentabilité, c’est-à-dire le taux de croissance, enfin la rentabilité des entreprises, ce qui fait que ça a auto-entretenu ce mécanisme, alors que dans un autre pays, un pays disons dominé ou plus dépendant que les Etas-Unis, il y aurait eu au contraire un cercle vicieux qui se serait mis en place : le reflux des capitaux aurait amené l’économie à une marge de croissance inférieure et une rentabilté moins importante et moins attractive, comme on dit, pour les capitaux.

Pascale Fourier : Vous avez utilisé le mot de « bons du Trésor » si j’ai bien entendu. Qu’est-ce que c’est exactement cette chose-là ?

Michel Husson : Les bons du Trésor, c’est ce qui est émis pour financer l’endettement public. A un moment, aux Etats-Unis, il y a eu ce qu’on a appelés les « déficits jumeaux », les twin deficit, donc il y avait à la fois un déficit commercial important, et un déficit budgétaire qui était extrêmement important, et qui était financé par des émissions de bons du Trésor qui étaient considérés comme un des meilleurs placements au monde (, mais il n’y a pas que cette forme de placement, il y a aussi des placements financiers plus généraux(. Cette espèce de bouclage n’est possible que s ‘il y a une expansion des produits financiers qui permet d’absorber l’énormité des capitaux. Il faut qu’institutionnellement, en somme...c’est allé de pair avec le développement des investisseurs institutionnels, les fonds communs de placement, c’est-à-dire ce qui aux USA offrait un débouché à ces capitaux. Il faut qu’il y ait non seulement un besoin de capital, mais aussi les circuits dans lesquels ils puissent pénétrer et se diffuser dans l’économie.

Pascale Fourier : Alors je dois avoir la comprenette particulièrement difficile aujourd’hui, surtout parce que ça parle de monnaie, mais je n’arrivais très très bien à comprendre comment une monnaie pouvait être forte, si effectivement il y avait un excédent commercial important, comme en Allemagne comme vous le disiez tout-à-l’heure, du moins avant la crise que l’Allemagne peut connaître actuellement,oui, mais franchement je n’arrive toujours pas bien à comprendre comment c’est possible pour les USA.... comment avec un gros déficit commercial, comment ça se fait que la monnaie soit forte, alors qu’on n’arrête pas de nous répéter que le déficit en Europe doit être inférieur à 3%.Je n’arrive pas bien à comprendre la logique de l’affaire...

Michel Husson : Parce que c’est l’économie dominante. La loi un peu subsidiaire, c’est de dire que si une économie a du déficit, ce déficit est toléré tant que les capitaux trouvent que c’est intéressant d’aller se placer dans ce pays pour combler ce déficit. Ce qui a donné un semblant de durabilité à ce schéma, c’est ce qu’on a appelé la « nouvelle économie », le fait que ces entrées de capitaux ont dopé l’économie des Etats-Unis, au point qu’elle était considérée comme le moteur de l’économie mondiale, et au point où on pensait tout-à-fait raisonnable d’aller se placer sur cette économie. Donc on avait un système qui restait complètement asymétrique.

Pascale Fourier : Ils se disaient d’une certaine façon : « Certes, actuellement il y a du déficit, mais je place mes économies dans une économie qui est porteuse par l’intermédiaire de la nouvelle économie, donc à terme ce n’est pas grave, il y a peut-être des déficits, mais à terme je retrouverais mes intérêts »...

Michel Husson : Oui, exactement. Tant que la monnaie est forte, la rentabilité est élevée, il n’y a pas de prime de risque. Ce qui menace les gens qui placent dans un pays avec une monnaie plus fragile, c’est le risque d’une dévaluation, c’est-à-dire une perte de rentabilité réelle, alors qu’avec le dollar, ce risque existe peu. En plus, ce cercle vertueux voulait dire que ces capitaux se plaçaient, finançaient un modèle avec de vrais investissements qui généraient apparemment des profits qui justifiaient ce déficit et donc justifiaient la croyance en des rendements importants. Aujourd’hui, ce qui est frappant, c’est qu’il y a eu un changement, - il y a un débat entre économistes pour savoir si c’est délibéré ou pas, moi je pense que oui- , un changement clair de politique des Etats-Unis, au sens qu’ils ont décidé qu’il valait mieux faire baisser le dollar, c’est-à-dire réduire un petit peu le déficit extérieur parce que quand le dollar baisse les produits américains sont plus compétitifs et donc regagnent des parts de marché et réduisent ce déficit commercial. En revanche, de manière symétrique, c’est très mauvais pour l’Europe parce que ça veut dire qu’une monnaie, contrairement au dogme monétariste, une monnaie forte, un euro qui remonte est très mauvais pour le commerce extérieur européen, et c’est cet effet qui l’emporte, sur les effets favorables, du genre le pétrole coûte moins cher parce qu’il est payé en dollars et que le dollar baisse par rapport à l’euro, - mais l’effet dominant qui l’emporte, c’est le dynamisme des exportations européennes qui est cassé, qui est très sensible à ce ratio, à ce taux de change entre euro et dollar. Ce que ça veut dire, c’est que les Etats-Unis pensent que leur système était dérivé et que la nouvelle économie a plongé et a cassé le bel agencement de ce système, et par conséquent ils doivent changer un peu leur fusil d’épaule et commencer à essayer de récupérer des parts de marché en acceptant une baisse du dollar, y compris au prix de difficutés pour le reste de l’économie mondiale qui se voit concurrencer par un dollar en baisse. Et ce n’est pas la première fois qu’ils font ça : par rapport au yen, on peut fixer ça historiquement aux accords dits « de Plazza », qui est le nom d’un hôtel de New York, je crois... - en tout cas c’était en 1985 ; c’était une conférence entre les grands style G7-, qui d’une certaine manière ont imposé au Japon une espèce de surévaluation tout-à-fait conséquente de leur monnaie, qui ont plombé le commerce extérieur japonais et permis aux Etats-Unis de récupérer un peu des parts de marché, y compris sur le dos de l’Europe à l’époque où le dollar avait déjà dévalué de manière tout-à-fait significative, y compris par rapport aux monnaies européennes. Ensuite il est remonté, en gros, c’était la « nouvelle économie ». Il y avait d’autres moyens de justification,. Il redescend parce que la nouvelle économie a stagné ou a montré qu’elle n’était pas un régime durable, et donc on baisse le dollar pour être plus compétitif de manière classique, en somme, et on reporte en gros sur le reste du monde les risques de récession. Et c’est ça qui est le plus clair dans la conjoncture européenne actuelle, c’est qu’il y a les sources internes de faible croissance auxquelles se rajoutent des sources externes, c’est-à-dire l’étouffement des exportations liées à un taux de change défavorable.

Pascale Fourier : Et quand vous dites : « Les Etats-Unis ont décider de dévaluer », est-ce-ce que l’on peut dire réellement que ce sont les Etats-Unis ? Est-ce que ce n’est pas plutôt le jeu normal du marché ?

Michel Husson : C’est un peu le débat... Il y a un double débat. Est-ce-que c’est délibéré : et ça il y a des éléments sur la politique de la banque de réserves, c’est-à-dire le fait qu’ils laissent des taux d’intérêt très bas et inférieurs à ce qu’il y a en Europe, c’est un message, un signe objectif consistant à dire qu’on a choisi de ne pas défendre le dollar. Ca veut dire qu’on accepte que le dollar soit moins attractif et donc qu’il baisse pour cette raison. S’ils avaient voulu défendre la monnaie, il fallait que la Banque Fédérale remonte le taux d’intérêt, qui est à un niveau très bas aujourd’hui. Donc c’est ceci qui permet de dire qu’ils acceptent de laisser le dollar se dévaluer. Evidemment il y a le marché qui détermine en dernière instance, mais il n’y a pas de contre-feu, et on laisse la dérive s’installer. Ca c’est le premier point. Et le deuxième élément, c’est que du côté européen, - et ça c’est plus grave du point de vue européen -, effectivement il n’y a pas de repère sur quel serait le bon taux de change. C’est-à-dire qu’il y a un discours très contradictoire : quand vous lisez certains grands quotidiens du soir, il y avait un numéro où il y avait une page qui se réjouissait du renforcement de l’euro, ça c’était la page financière, et dans la page économique on disait que c’était très mauvais pour les exportations et pour l’industrie. Donc il y a un effet comme ça et du coup on ne sait pas quel est le bon compromis entre ces aspects positifs et ces aspects négatifs et fondamentalement ça révèle un creux dans la construction européenne, à savoir que la Banque Centrale Européenne n’a pas au fond de cible en ce qui concerne le taux de change vis-à-vis du dollar. Et ça c’est un point très faible qui laisse ouverte la possibilité que les Etats-Unis, qui ont quand même la maîtrise de ce taux de change, reportent sur l’Europe le poids, disons les tensions récessives pour se garantir les conditions de leur propre croissance.

Pascale Fourier : Est-ce-qu’il y aurait une bonne raison pour laquelle les Etats-Unis devraient être particulièrement coopératif avec l’Europe en particulier et le monde d’une façon générale ?

Michel Husson : Il y a plein d’excellentes raisons pour lesquelles ils pourraient le faire. Parce que fondamentalement s’installe un fonctionnement très chaotique. Il n’y a qu’à voir le Japon. Le Japon, c’était le modèle, et notamment pour cette raison, mais c’est pas la seule, notamment pour cette raison il y a a un aspect qui est un enfoncement, un enlisement du Japon. Au fond, d’une certaine manière, l’Europe est menacée par un modèle à la japonaise de ce point de vue-là, et il y a une volonté, une absence plutôt de volonté de coopération, et notamment, c’est ce qui s’est traduit à Evian où il y avait en filigranes cette question. Et fondamentalement cette question n’a pas été traitée, c’est-à-dire que ce qui est posé pour le fonctionnement de l’économie mondiale, le fonctionnement plus régulé, ce serait de donner des règles du jeu sur comment doivent évoluer les taux de change des grandes monnaies, c’est-à-dire le Yen, l’Euro et le dollar. Il n’y en a pas, et du coup, c’est l’affirmation de la primauté des intérêts de l’économie américaine sur le reste du monde. Et c’est peut-être ça qui domine le plus la conjoncture actuelle. C’est l’affirmation un peu impériale on pourrait dire, consistant à dire : « On relance à tout prix, on est protectionniste quand ça nous arrange, on dénonce les accords de Kyoto quand ça nous arrange, etc et on baisse le dollar parce que ça nous arrange , donc c’est croissance chez nous et le reste on s’en fiche ». Il n’y a aucune vision de régulation un peu planétaire, de coopération pour essayer de trouver des systèmes qui ne reportent pas forcément sur les autres ces tendances récessives, mais qui organisent l’économie mondiale. Donc on est sur un fonctionnement potentiellement très chaotique et potentiellement très conflictuel entre l’Europe et les Etats-Unis.

L’émission radiophonique (au format mp3)

L’entretien intégral avec Michel Husson
Format mp3 - Durée : 24’41’’ - Téléchargeable ici