Un an après le krach

Anatomie d’un effondrement

, par CHESNAIS François

Peu après la faillite de la banque d’investissement Lehman Brothers, en septembre 2008, l’idée que nous vivions « la crise la plus grave depuis celle des années 1930 » s’est transformée en lieu commun. La référence à 1929 a gagné les discours politiques. Dans un but précis. L’évocation, après tant d’années, d’une crise dont très peu de gens étaient en mesure de discuter les raisons, mais dont le souvenir continuait à hanter la mémoire populaire, permettait de taire le débat sur ses causes. Elle offrait surtout l’avantage de présenter comme « inéluctables » les politiques de sauvetage des banques avec l’argent public et de prêts massifs à de grandes entreprises, mais aussi les licenciements annoncés par celles-ci. Une fois de plus, il fallait « s’adapter ».

Et pourtant : d’août 2007 à fin septembre 2008, la plupart des économistes invités à s’exprimer dans les médias ont minimisé la gravité du krach financier et nié la possibilité qu’il débouche sur une récession d’assez grande ampleur. Ils ont ensuite quelque peu adapté leur discours, mais en prenant soin le plus souvent d’éviter l’évocation de 1929. Du flot de livres sur la crise parus au premier semestre 2009 [1], il ressort que les appréhensions les plus sérieuses sont d’ordre géopolitique : la place prise par la Chine et son rôle attendu, le déclin relatif des Etats-Unis, celui absolu et prévisible de l’Europe. Pour le reste, moyennant des aménagements du système financier, l’économie mondiale pourrait repartir en gros sur les mêmes bases qu’auparavant. Michel Aglietta et Sandra Rigot se démarquent de cette position. Mais c’est pour en appeler à la responsabilité des investisseurs financiers institutionnels, dont ils attendent qu’ils abandonnent la « logique de la valeur actionnariale ». André Orléan, qui ne nourrit pas ce genre d’illusion, réclame le rétablissement de barrières dissuasives à la mobilité des capitaux. Il n’y a que Frédéric Lordon pour penser en permanence aux dégâts humains de la crise.

  • Le Cercle des économistes (sous la dir. de Pierre Dockès et Jean-Hervé Lorenzi), Fin de monde ou sortie de crise ?, Perrin, Paris, 2009, 334 pages, 19,80 euros.
  • Anton Brender et Florence Pisani, Les Déséquilibres financiers internationaux, La Découverte, coll. « Repères », Paris, 2009, 121 pages, 8,50 euros.
  • Patrick Artus et Marie-Paule Virard, Est-il trop tard pour sauver l’Amérique ?, La Découverte, coll. « Cahiers libres », Paris, 2009, 140 pages, 10 euros.
  • Michel Aglietta et Sandra Rigot, Crise et rénovation de la finance, Odile Jacob, Paris, 2009, 365 pages, 27,90 euros.
  • Frédéric Lordon, La Crise de trop. Reconstruction d’un monde failli, Fayard, Paris, 2009, 303 pages, 19 euros.
  • André Orléan, De l’euphorie à la panique : penser la crise financière, Éditions Rue d’Ulm - Ecole normale supérieure, coll. « Cepremap », Paris, 2009, 110 pages, 15 euros.

L’injection de sommes massives dans le sauvetage des banques et de grandes entreprises aux Etats-Unis et dans de nombreux pays européens, combinée avec la résilience des économies chinoise et indienne, est venue limiter dans l’immédiat l’ampleur de la récession mondiale. Les institutions économiques internationales peuvent donc annoncer, sinon la fin des intempéries, au moins une reprise plus tôt que prévu. Elles paraissent donner raison à tous ceux qui ont expliqué que la crise n’appelait que des aménagements dont on pouvait discuter calmement la nature et l’ampleur. Très représentatif à cet égard a été le livre publié par le Cercle des économistes, club très œcuménique dont seuls les économistes de l’école de la régulation ont choisi de ne pas faire partie.

Coordonné par Pierre Dockès et Jean-Hervé Lorenzi, le livre est construit sur l’opposition entre deux interprétations. Dans la première, la crise est un moment classique du cycle économique et a surtout une fonction d’assainissement. Dans la seconde, elle marque la rupture d’un régime de croissance, la nécessité d’« accoucher d’un nouveau monde ». L’opposition relève surtout de la mise en scène, exception faite de la contribution de Dockès à l’appui de la seconde position.

La neuvième réunion du Cercle a produit en juillet une déclaration affichant la volonté de se démarquer de la « vision rassurante, inopérante et dangereuse du “business as usual” ». Elle appelle à l’élaboration « de réformes institutionnelles et des coordinations indispensables à l’émergence d’un nouveau modèle de croissance ». Les dix propositions formulées par les auteurs n’y contribuent guère. Voici un pot-pourri de banalités où la pression de la finance se fait sentir assez fortement. Ainsi le « renforcement de la régulation bancaire et financière » supposerait l’abrogation des accords négociés à la Banque des règlements internationaux (BRI), notamment celui dit « Bâle II », coupable d’avoir poussé les banques vers les opérations hors bilan avant d’avoir aggravé la tempête financière.

Bien que la crise nous réserve encore des surprises, une de ses conséquences au moins relève de la certitude : le déplacement de l’axe du capitalisme mondial vers l’Asie. Le mouvement était déjà largement amorcé avant 2007, mais que les Etats-Unis aient été l’épicentre de l’ouragan financier et que leur système productif l’ait subi de plein fouet du fait de vulnérabilités antérieures en accélère le rythme. Le calendrier et surtout la vigueur de toute relance mondiale dépendent en grande partie de la Chine. D’où le malaise qu’expriment, chacun à sa manière, les livres traitant surtout des équilibres économiques mondiaux.

Le premier, d’Anton Brender et Florence Pisani, présente avec un raffinement considérable une thèse qui impute à Pékin une part de responsabilité dans le déclenchement de la tourmente et décrit l’empire du Milieu comme le débiteur moral des Etats-Unis, alors même qu’il en est le créancier. Le scénario écrit dans les années 1990 voulait que cette économie émergente serve de champ de valorisation au capital des fonds de pension privés des pays avancés [2]. Le flux des capitaux de placement devait se faire dans le sens Nord-Sud. Il a pris le chemin inverse. Brender et Pisani réservent aux Etats-Unis le beau rôle. La globalisation financière dont ils ont été les architectes a « permis aux régions émergentes (Asie, pays du Golfe) d’accumuler une forte épargne sans en porter les risques [...]. Comment les régions à fort excédent commercial auraient-elles pu dépenser moins qu’elles ne gagnaient, si d’autres (les Etats-Unis, le Royaume-Uni, etc.) n’avaient pas dépensé plus ? ».

De même, comment auraient-elles pu placer leurs liquidités sans que les systèmes bancaires occidentaux « ne prennent les risques financiers que les régions émergentes n’ont pas pris ? ». D’une présentation théorique très sophistiquée des « chaînes globales de prise de risque financier » émerge ainsi un récit dans lequel les emprunteurs hypothécaires et les consommateurs à crédit américains incarnent des quasi-héros sans lesquels la croissance asiatique, et celle de la Chine en particulier, n’aurait pas eu lieu ; et où ce qu’on nomme le shadow banking system (« système bancaire de l’ombre », tout ce qui est « hors bilan » dans les comptes des sociétés financières) aurait été l’agent indispensable de prises de risque qui, au total, auraient été bénéfiques pour le monde entier.

La recette ordinaire associe un réquisitoire implacable et des propositions lilliputiennes

Il est également beaucoup question du déplacement de l’axe du capitalisme mondial vers l’Asie dans le livre de Patrick Artus et Marie-Paule Virard, dernière livraison dans la série des essais à sensation qu’ils proposent chaque année à leurs lecteurs [3]. La méthode est toujours la même. Le travail débute par un réquisitoire propre à couper l’herbe sous les pieds des altermondialistes et s’achève sur des propositions d’une modestie déconcertante. S’agissant de la situation des États-Unis au moment où M. Barack Obama entamait sa présidence, le bilan dressé est le suivant : une désindustrialisation avancée du fait d’un sous-investissement chronique dans la production et de délocalisations industrielles très difficilement réversibles ; un délabrement profond des infrastructures, autre conséquence du sous-investissement public et privé ; un endettement public et privé confinant à l’insolvabilité ; des déficits budgétaires et commerciaux structurels ; une société minée par des inégalités insupportables ; un système de protection santé lacunaire ; le système des retraites gravement menacé.

Pour les auteurs, les États-Unis ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Ils ont transféré une partie de leur industrie manufacturière à l’étranger. Sans polémiquer directement avec Brender et Pisani, le livre souligne que « 60 % des importations en provenance des pays émergents sont produits par des firmes américaines installées dans ces pays (c’est notamment le cas en Chine, où la hausse des exportations doit être mise sur le compte des entreprises étrangères qui y sont installées) ». Et Artus et Virard de remarquer à juste titre qu’il y a « peu de chance de voir les grandes firmes américaines, telles Nike, Hewlett-Packard ou Motorola, qui ont transféré des capacités de production vers ces pays, les rapatrier ». Les États-Unis auraient adopté un modèle « bipolaire » comportant une spécialisation extrême aux deux bouts de la chaîne : les activités hautement qualifiées (finance, management, développement) et les bad jobs, sous-rémunérés, précaires et sans couverture sociale, dont beaucoup relèvent des services à la personne. Ils auraient ainsi vidé leur économie d’une bonne partie de la substance qui en faisait la force.

Vient ensuite, comme chaque fois, la pirouette intellectuelle guidée par la froide réalité. Le titre du sixième chapitre contient le message du livre, « il faut sauver le soldat Obama ». Pour cela, il incombe aux pays à fortes réserves de change de « décider, en dépit de l’épisode des subprime et autres ABS [produits financiers titrisés], de prendre le risque d’être à nouveau spoliés afin de permettre le redressement de l’économie américaine ». Il faudrait en particulier que la Chine suive une « pratique coopérative » sans demander trop en échange.

Depuis plus longtemps que bien d’autres, Aglietta porte une grande attention à la Chine [4]. Aussi, dans le livre cosigné avec Sandra Rigot, il se montre confiant : les dirigeants chinois tiendront leurs engagements en matière de relance et contribueront ainsi à bloquer le processus de récession mondial. Mais il faudrait qu’ils adoptent aussi les mesures nécessaires pour asseoir un régime de croissance mondial, dont les investisseurs institutionnels des pays à systèmes de retraite privés demeureraient le pivot. Il s’agirait d’entreprendre « une phase de construction d’une sorte d’économie sociale de marché régulée par l’État », comportant d’« énormes investissements sociaux, d’éducation, d’infrastructures, de réduction des coûts environnementaux et d’économie de ressources non renouvelables, poursuivis pour au moins une décennie ». Des investissements si élevés qu’ils absorberaient toute l’épargne domestique, de sorte que l’empire du Milieu ferait enfin appel aux capitaux des fonds de pension des pays à retraite par capitalisation. Les changements politiques prônés par les auteurs paraissent aussi importants qu’incertains. C’est l’une des raisons qui poussent Aglietta à prévoir une récession longue et une reprise suivie de taux de croissance mondiaux faibles — l’autre raison majeure étant le montant de l’endettement privé et étatique.

Régulation, rénovation de la finance... Peu importe le flacon pourvu qu’on stabilise le système

Toutefois, le principal propos du livre est ailleurs. Il porte sur la conversion attendue des gestionnaires financiers. Aglietta est l’un de ceux qui ont annoncé le plus tôt la probabilité d’une crise financière [5]. Ses explications sur la titrisation et le shadow banking system comptent parmi les plus claires et les plus critiques. Il n’est pas prêt à oublier la violence de la secousse qui a suivi la faillite de la banque Lehman Brothers en septembre 2008 et juge possible de nouveaux soubresauts brutaux. Mais, quand il apprécie l’avenir, l’économiste pointe la nécessité d’offrir enfin des assises stables à ce qu’il a baptisé voici dix ans le « régime de croissance patrimonial [6] ». Après avoir déploré les « dérives du capital financier [7] », il voudrait contribuer à la « rénovation de la finance ». Aglietta est loin de l’antilibéralisme, plus encore de l’anticapitalisme. Son livre dissipe les illusions que certains de ses lecteurs ont pu entretenir à cet égard.

Pourquoi la rénovation, et pas davantage ? Parce que « le pouvoir prépondérant des actionnaires va rester, parce que nul ne veut ni ne peut mettre en cause la globalisation et parce que la transition démographique ne peut que donner un poids croissant aux investisseurs institutionnels qui ont des engagements de long terme de garantie des retraites ». Pour remédier aux dérives du partage de la valeur ajoutée, un des facteurs qui ont préparé la crise, on ne peut pas « revenir à la régulation des revenus dans le cadre de la gouvernance des entreprises managériales des années de la croissance fordiste ». De l’avis d’Aglietta et Rigot, « un nouveau contrat social compatible avec la poursuite de la globalisation financière » ne pourrait voir le jour que s’il émergeait de la crise des fonds de pension disposés à assumer « leurs responsabilités d’investisseurs à long terme ».

« Faire entrer en grand, dans la sphère des rapports économiques, l’exigence démocratique radicale »

Dans ce livre, il est assez peu question des régulations étatiques. On peut interpréter cette sobriété comme une appréciation de leur inefficacité totale et du degré de pouvoir atteint par les fonds de pension et de placement. D’où cet espoir, répété à longueur de pages, que surgissent des « investisseurs patients », prêts à exercer leur pouvoir d’actionnaire pour imposer d’autres critères que ceux de la valeur actionnariale, laquelle assigne au travail le rôle de variable d’ajustement en termes de rémunération et de précarité de l’emploi. Leur tâche serait de rechercher des rendements à long terme compatibles avec une progression parallèle des salaires réels et de la productivité. Aglietta et Rigot ne demandent aux « nouveaux investisseurs institutionnels » rien moins que de « discipliner la finance de marché ».

C’est plus qu’ils ne peuvent leur offrir eux-mêmes en termes de conseils pour y parvenir. Les dix recommandations formulées sont sans doute susceptibles d’aider un gestionnaire à réfléchir sur ses déboires récents. Elles relèvent de la gestion sensée, mais il est difficile d’y voir les fondements d’un « nouveau contrat social ». On est intéressé d’apprendre que le fonds de pension des employés de l’État de Californie (CalPERS) a constitué un portefeuille « plus robuste à la crise » que beaucoup d’autres, mais on ne trouvera pas dans ce livre un quelconque bilan de la présence des représentants syndicaux dans les conseils d’administration des fonds de pension [8]. Dans le cas des États-Unis, un « nouveau contrat social » supposerait par exemple de pouvoir interdire aux entreprises d’imposer à leurs salariés des plans d’épargne-retraite en lieu de droits à pension véritables. En deçà de rapports politiques entre capital et travail analogues à ceux du New Deal, on ne voit pas comment. Les concessions que le syndicat des travailleurs de l’automobile (United Auto Workers, UAW) a acceptées sur la réduction des droits à retraite, des salaires et de l’emploi, dans le cadre des plans de sauvetage de l’automobile, permettent de mesurer à quel point on en est loin. Derrière une maîtrise technique élevée des complexités de la finance, il est à craindre que les préconisations d’Aglietta et Rigot confinent à un chapelet de vœux pieux.

D’où le soulagement d’ouvrir le dernier livre de Frédéric Lordon. L’auteur partage la rage des « Conti » et des ouvriers de Caterpillar, de Celanese ou de Molex. Même s’il pense que la sortie du capitalisme « n’est pas a priori l’issue la plus probable de la crise », elle « n’en fait pas moins bel et bien partie des possibilités qui naissent du grand effondrement ». Son livre s’achève d’ailleurs sur une « projection », tentative de dessiner un au-delà du capitalisme qu’il nomme l’« horizon des récommunes ». Le terme renvoie à la res communa, la chose partagée. Il s’agit de « faire entrer en grand, dans la sphère des rapports économiques, l’exigence démocratique radicale ».

La démocratie, constate Lordon, « c’est toujours bon pour la comédie parlementaire, jamais pour les travailleurs associés », terme qui vient de Karl Marx et qui fut singulièrement délaissé par le marxisme officiel. L’auteur esquisse également des objectifs politiques immédiats suffisamment concrets pour que les salariés les comprennent et s’en emparent. C’est le cas en particulier de la proposition de création d’un système socialisé du crédit. Tout cela paraît sortir du cadre « régulationniste » classique...

Lordon a communiqué son enthousiasme à certains de ses collègues et amis. Ainsi, André Orléan tire de son dernier travail la conclusion qu’il faut recloisonner les différents métiers financiers et réintroduire des barrières aux mouvements du capital de placement. La situation exige, selon lui, « une régulation ayant pour but de fixer des bornes strictes à l’extension des marchés financiers, d’en restreindre l’application à des espaces économiques bien spécifiés. Il faut revenir sur la liberté totale de circulation laissée au capital ». Et Orléan de lancer : « Notre mot d’ordre est le cloisonnement. »

Beaucoup des propositions du livre de Lordon sont déjà connues. Certaines ont été présentées ici même [9]. Reste à poser la question de leur mise en œuvre. Atteindre les objectifs qu’il désigne et appliquer les mesures préconisées par Orléan exigerait une action politique de très grande ampleur portant sur des aspects centraux de ce que Lordon nomme le « capitalisme de basse pression salariale », à savoir les salaires, la précarité et le temps de travail. L’ampleur de la confrontation, pour autant que les forces nécessaires du côté des salariés parviendraient à se rassembler, ne poserait-elle pas la question du « qui doit décider de l’affectation des ressources productives et en vue de quels objectifs » ?

Notes

[1Outre les livres retenus pour examen dans cette recension, on citera inter alia Jacques Attali, La Crise et après ?, Fayard, Paris, 2008 ; Eric Bengel, Chronologie d’une crise. 2005-2009, Éditions de Verneuil, Paris, 2009 ; Philippe Dessertine, Ceci n’est pas une crise (juste la fin d’un monde), Anne Carrière, Paris, 2009 ; Gaël Giraud et Cécile Renouard (sous la dir. de), Vingt Propositions pour réformer le capitalisme, Flammarion, Paris, 2009 ; Jean-Louis Chambon (sous la dir. de), Repenser la planète finance. Regards croisés sur la crise financière, Les Échos/Éditions Eyrolles, Paris, 2009.

[2Le locus classicus de cette position a été un rapport très influent du cabinet de conseil McKinsey. Cf. McKinsey Financial Institutions Group, “The global capital market : Supply, demand, pricing and allocation”, Washington, DC, 1994.

[3Cf. notamment Patrick Artus et Marie-Paule Virard, Le capitalisme est en train de s’autodétruire, La Découverte, Paris, 2005, et Globalisation, le pire est à venir, La Découverte, Paris, 2008.

[4Michel Aglietta et Yves Landry, La Chine vers la superpuissance, Économica, Paris, 2007.

[5Michel Aglietta et Laurent Berrebi, Désordres dans le capitalisme mondial, Odile Jacob, Paris, 2007.

[6Michel Aglietta, « Le capitalisme de demain », notes de la Fondation Saint-Simon, n° 101, Paris, novembre 1998.

[7Michel Aglietta et Antoine Rebérioux, Dérives du capitalisme financier, Albin Michel, Paris, 2004.

[8Cf. sur le bilan de l’« activisme actionnarial » des syndicats américains, Catherine Sauviat, « Les fonds de pension et les fonds mutuels : acteurs majeurs du nouveau pouvoir actionnarial », dans La finance mondialisée. Racines sociales et politiques, configuration, conséquences, La Découverte, Paris, 2004.

[9Frédéric Lordon, « Enfin une mesure contre la démesure de la finance, le SLAM ! », Le Monde diplomatique, février 2007. Lire aussi son blog La pompe à phynance.

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