Besancenot pas candidat : « Ce n’est pas un retrait ! »

, par MARTIN Myriam

Myriam Martin, nouvelle porte-parole du NPA répond aux questions de Maël Thierry.

Olivier Besancenot et Myriam Martin. © AFP
  • Besancenot qui renonce à être candidat en 2012, c’est une surprise pour vous ?

Pas complètement. On savait tous que c’était de l’ordre du possible. On le sentait. Je suis déçue qu’il n’aille pas jusqu’au bout mais c’est le choix d’Olivier et, moi et mes camarades, on le respecte. C’est vrai que dans la période, pas facile, j’aurais aimé qu’il fasse un autre choix. On est un jeune parti et c’est important d’avoir un pilier sur lequel s’appuyer...

  • Comment expliquez-vous sa décision ?

Il avait envie de passer la main et ce n’est pas une nouveauté. Il a répété qu’il fallait lutter contre la personnalisation. Et il a pris une décision qui permet de le faire. Mais ce n’est pas du découragement ni un retrait. Il sera présent durant la présidentielle, quel que soit le cas de figure.

  • Cette décision ne fragilise-t-elle pas beaucoup le NPA qui n’était déjà pas très en forme ?

Cela peut être compliqué pour une partie des militants qui espéraient une troisième candidature. Ça va désarçonner un temps. Mais il y a déjà de nouveaux porte-parole, ce n’est pas la terre brûlée derrière. L’effet de sidération passé, les choses vont rebondir.

-* Le NPA aura-t-il un candidat en 2012 ?

Il sera présent, plus que jamais. On poursuit une démarche de rassemblement des anticapitalistes. À ce titre, nous avons rencontré le Front de gauche hier (alliance du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, du PCF et de la Gauche unitaire de l’ex-LCR Christian Picquet). Nous voulons discuter du programme, des questions stratégiques. Mais pour nous, le leader d’un parti ne peut être le candidat du rassemblement anticapitaliste.

  • Vous êtes le nom le plus cité comme la candidate possible du NPA en 2012. Êtes-vous tentée ?

On n’est pas tentée par ce genre de choses. On fait face ou pas.

Fin mars, le NPA s’est choisi deux nouvelles porte-parole, Myriam Martin, professeur en lycée professionnel à Toulouse et Christine Poupin, technicienne dans l’industrie chimique. L’une et l’autre étaient à la LCR.

P.-S.

Interview de Myriam Martin par Maël Thierry Le Nouvel Observateur.