Extrême-gauche

« Si Rouillan veut adhérer au NPA, c’est qu’il rejette la lutte armée »

, par KRIVINE Alain

Leader historique de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Alain Krivine rappelle que son courant s’est toujours opposé à la lutte armée. Si l’ancien terroriste Jean-Marc Rouillan souhaite rejoindre le Nouveau parti anticapitaliste poussé par Olivier Besancenot, c’est, estime Krivine, parce qu’il a abandonné l’idée du recours à la violence.

AFP - Jean-Loup Gautreau
Alain Krivine (à droite) avec Olivier Besancenot, en 2001.

Cette interview est un non-événement pour nous, notamment parce que Jean-Marc Rouillan ne représente que lui-même. Il a purgé sa peine et s’il souhaite adhérer au NPA [Nouveau parti anticapitaliste, NDLR] à Marseille et que les militants marseillais le souhaitent, alors ils en discuteront ensemble dans le cadre du NPA.

  • Mais sa position ambiguë sur la lutte armée ne dessert-elle pas le NPA ?

Si Rouillan souhaite adhérer au NPA, c’est qu’il a radicalement changé sur cette question de la lutte armée et je le souhaite. La lutte armée n’est pas au programme du NPA et personne ne la prône. Déjà, dans les années 1970, la LCR condamnait le recours à la lutte armée et nous avions raison de le faire. Maintenant, si certains sont tentés de criminaliser le NPA avec cette histoire, ils auront du mal...

P.-S.

Article paru dans L’Express, édition du 1er octobre 2008.

Mots-clés