L’abîme entre les illusions et les effets de la ZLÉA

, par KATZ Claudio

La ZLÉA a commencé à s’esquisser, il y a sept ans, mais elle est restée gelée jusqu’à 1998. L’initiative a connu un nouvel élan sous la présidence de Bush et lors des sommets récents de Buenos Aires et Québec, la proposition d’avancer la date du début de l’accord à 2003 est apparue. La motivation immédiate des Etats-Unis est la recherche d’un soulagement commercial externe face au ralentissement de leur économie. Contrairement à l’Europe et l’Asie, la région est une niche pour les exportations des compagnies nord-américaines, qui pourraient augmenter sensiblement leurs ventes si le dollar commence à décliner au cours de la prochaine période [1].

La ZLÉA vise à freiner la concurrence européenne en entravant les négociations d’autres accords de libre-échange, promus particulièrement par l’Espagne à travers les sommets ibéro-américains. Face à ce défi, les 500 corporations des Etats-Unis les plus liées à l’Amérique latine ont exercé des pressions pour accélérer la ZLÉA, d’après le modèle de l’Accord de libre-echange nord-américain (ALÉNA), les clauses commerciales de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et la discipline financière du FMI. Les négociations, initialement secrètes, sont passées dans le domaine public et font face à une forte opposition à l’intérieur des Etats-Unis de la part du secteur non internationalisé de l’industrie, qui perdrait des plumes avec l’accord. Ses représentants ont réussi à faire en sorte que le Congrès ne concède pas au président Clinton (et jusqu’à maintenant au président Bush) le « fast track » requis pour signer les accords sans délai.

Le poids de la motivation politico-militaire pour signer la ZLÉA est moins visible, mais plus décisif. Depuis quelques années déjà, une escalade de révoltes populaires, rurales et urbaines, avec un haut niveau d’organisation et des revendications sociales claires secoue plusieurs pays d’Amérique latine. Ces mouvements accentuent l’érosion de différents systèmes politiques, qui ont perdu de la légitimité à cause de leur incapacité à répondre aux revendications populaires. Cette incrédulité face aux régimes en place précipite l’interruption de mandats (Pérou), la désagrégation de gouvernements (Equateur), l’effondrement d’Etats (Colombie) et la désintégration de partis traditionnels (Vénézuela, Mexique). « Préserver la stabilité » face à ces convulsions est une priorité pour le gouvernement des Etats-Unis, qui identifie cette crise avec l’affaiblissement de sa « responsabilité pour la sécurité continentale ». Par le biais de la ZLÉA, Washington cherche à renforcer son intervention militaire couverte en Colombie, le réarmement régional lié à la lutte contre le trafic de stupéfiants, les exercices de guerre comme Vieques et la pression diplomatique pour que les pays latino-américains appliquent les sanctions contre les pays démonisés par le Département d’Etat (Cuba, Irak, Libye, Corée du Nord). Les Etats-Unis cherchent à désactiver le développement nucléaire indépendant du Brésil et de l’Argentine et maintenant ils prétendent généraliser ce rappel à l’ordre sur le plan international, pour avancer le projet du bouclier antimissiles.

Les vieux arguments du néolibéralisme

Personne ne met en doute que la ZLÉA est un projet hégémonique des Etats-Unis. Or, après une décennie de primauté néolibérale on retrouve des voix qui idéalisent cette domination. Si traditionnellement la suprématie d’une grande puisssance faisait l’objet de critiques immédiates et d’accusations d’impérialisme et de colonialisme, de nos jours on entend des arguments favorables à cette domination. Des justifications anthropologiques, géographiques, ou raciales sont invoquées par ceux qui affirment que la ZLÉA servira comme contrepoids à l’absence d’esprit d’entreprise chez les Latino-américains. Ils prédisent que si la région perd l’occasion de se ranger derrière le leadership nord-américain, elle ne pourra pas échapper à son destin de pauvreté et décadence [2]. Or, on peut difficilement démontrer que l’Amérique latine était autrefois dissociée de ce parrainage, surtout pas au cours de la dernière décennie de régression économique et sociale. Les quatres grands déséquilibres qu’a connus la région lors de cette période -– l’endettement externe, la spécialisation des exportations, l’interéchange inégal et la contraction du pouvoir d’achat -– ne sont pas la conséquence d’un éloignement des Etats-Unis ; c’est, au contraire, l’expression du resserrement des rapports de subordination face à cette puissance. Les crises économiques éprouvées par la région n’obéissent pas à des tares endémiques chez les Latinoaméricains, mais à l’insertion de plus en plus dépendante de la zone dans le marché mondial [3].

D’autres analystes prétendent qu’on n’arrive plus à sortir du sous-développement par le biais des marchés internes et précisent que la ZLÉA contribuera à perfectionner notre compétence exportatrice et favorisera l’entrée de la région dans le plus grand marché du monde [4]. Mais quels sont les symptômes d’épuisement des marchés internes ? L’opulence du pouvoir d’achat et des niveaux de consommation de la population ? Et comment feront les produits latino-américains pour pénétrer le marché le plus concurrentiel et exigeant du monde ? Comment combler les différences de productivité béantes qui jusqu’à maintenant ont frustré cette entrée ? Chacune de ces questions met en doute les croyances naïves en un décollage régional soutenu par la ZLÉA. Or, les faiseurs d’opinion ne mesurent pas leurs illlusions au cours réel des événements ; ils ne font que réitérer leur confiance en la croissance des exportations et l’afflux des investissements.

Plusieurs promoteurs de la ZLÉA sont également des partisans de la dollarisation, même s’ils n’apportent pas de preuve de son opportunité pour les économies d’Amérique centrale qui ont adopté cette politique de change (Guatemala, El Salvador). Ils ne notent pas non plus qu’en Equateur cette orientation a été mise en œuvre comme un recours d’urgence devant l’effondrement financier. Le seul pays qui l’a expérimentée pendant une période prolongée (Le Panama) ne peut guère être cité comme un modèle d’éradication de la pauvreté et du chômage. Au cours des dernières décennies cette nation a dû se soumettre – comme n’importe quel autre débiteur régional – à 17 programmes de stabilisation du FMI [5]. C’est indubitable que la dollarisation est associée au projet de la ZLÉA mais elle n’en est pas la condition, notamment parce qu’au sein du gouvernement des Etats-Unis il y a de fortes divergences quant à la pertinence de ce choix. Pour cela, jusqu’à maintenant, les nations latino-américaines qui ont renoncé à la maîtrise de leur monnaie n’ont obtenu, en échange, aucun engagement de la part de la Réserve fédérale d’agir comme prêteur de dernière instance face aux crises bancaires. Si, dans les économies de petite taille, commercialement intégrées aux Etats-Unis, l’impact de cette asymétrie peut être tolérable, pour l’Argentine ou le Mexique une inégalité de cet ordre aurait des conséquences dévastatrices. Pour le moment, l’intérêt des Etats-Unis face à la ZLÉA est avant tout commercial et n’est pas assujetti à l’avancée de la dollarisation. Comme toute initiative patronale, le lancement de la ZLÉA a été entouré d’une grande opération de marketing. Par le biais de cette campagne de vente, on cherche à renouveler les fantasies qui ont accompagné les plans de privatisation des années 1990. Or, comme c’est toujours le cas avec le néolibéralisme, le bien-être qu’on fait miroiter est une promesse d’avenir, tandis que les sacrifices exigés pour son application sont immédiats.

Neuf aires de concessions sans contrepartie

Au fur et à mesure des négociations, on entend moins de plaidoyers en faveur de la « fraternité » et de « l’intégration » des Américains et plus de réclamations des entreprises des Etats-Unis dans les différents secteurs de l’économie. Sur le plan des services, les corporations des Etats-Unis cherchent des entrées dans les marchés des assurances, de l’enseignement et de la santé. Ce sont des activités particulièrement rentables parce que la classe moyenne supérieure de la région a tendance à avoir recours au secteur privé devant la débâcle des services publics. Dans le domaine des investissements, une loi est en débat qui donnera aux entreprises étrangères le droit de faire appel aux tribunaux internationaux avec des pouvoirs plus grands que les systèmes juridiques nationaux. Ces régimes étaient déjà en vigueur dans l’ALÉNA et ont validé les exigences d’indemnisation de différentes entreprises en litige contre le Canada et le Mexique [6].

Sur le plan des achats du secteur public, l’on parle d’éliminer les mécanismes d’achat préférentiel de biens chez les fournisseurs locaux. Surtout dans le secteur du bâtiment, les consortiums US pourraient barrer la route à tout concurrent sans un accès comparable au crédit international [7]. Sur le plan douanier, les négociateurs des Etats-Unis cherchent à obtenir l’ouverture totale des économies latino-américaines sans accepter un plus grand afflux d’importations en retour. Les barrières para-douanières des Etats-Unis comprennent 34 % de la nomenclature des douanes et fonctionnent selon un système discriminatoire de dénonciation de dumping. Par exemple, en vertu de ce régime, les exportations argentines de miel ont récemment subi des pénalités de l’ordre de 60 %.

L’agriculture est le secteur-clé de l’accord, parce que pendant qu’on avance vers la destruction des réglementations protectrices des petits paysans latino-américains, les corporations de l’agro-business bloquent tout soupçon de libre concurence chez eux. Le secrétaire du commerce des Etats-Unis, D. Evans, a déclaré que les subventions agricoles de l’ordre de 97 000 millions de dollars par an aux Etats-Unis ne font pas partie des discussions de la ZLÉA [8]. Cette décision ne dépend pas, par ailleurs, des négociations avec l’Amérique latine, mais plutôt des pourparlers avec la Communauté européeenne pour qu’elle réduise les subventions équivalentes. Si cette lutte ce maintient, toutes les attentes des exportateurs argentins face à la ZLÉA resteront frustrées. Déjà, certaines estimations prévoient que le bilan final de cette convention pour l’Argentine conduirait à une augmentation de 30-35 % des importations et une réduction de 4 % des exportations [9].

La ZLÉA consacrera définitivemente les droits de brevet (de « propriété intellectuelle »), qui apportent tant de bénéfices aux secteurs high tech nord-américains après l’extinction du développement informatique local en Argentine et au Brésil. Maintenant il est question des rentes qui rapportent tant au commerce pharmaceutique, surtout face au malaise des corporations suscité par le programme brésilien de lutte contre le Sida. Ce plan sauve des vies et soigne des malades, mais il ne satisfait pas les exigences lucratives des laboratoires internationaux. Finalement, la ZLÉA autorise les Etats-Unis à continuer à violer les traités de protection de l’environnement. L’ALÉNA a converti différentes zones frontalières du Mexique en cloaques toxiques et l’on estime que 40 % des forêts de l’Etat de Guerrero ont été détruites comme conséquence de l’avancée de la pollution [10]. La ZLÉA provoquera aussi une plus grande flexibilité salariale, selon le modèle implanté dans les « maquiladoras » mexicaines. Si l’on observe les effets de l’accord dans tous les domaines, il ne fait pas de doute que la ZLÉA favorise la dépendance du cycle économique régional par rapport à l’évolution du PIB des Etats-Unis, ce qui accentuera la vulnérabilité de l’activité productrice de la région.

L’échec du Mercosur

Dans sa forme actuelle, la ZLÉA implique la disparition du Mercosur, parce que l’union douanière sous-régionale ne peut pas subsister à l’intérieur d’une zone générale de libre-échange. Pour les corporations US, le Mercosur constitue un terrain de litige avec les rivaux européens et un cadre obsolète pour la protection de leurs activités, avec des droits de douane et subventions nationales ou régionales. L’intention US de briser l’association sud-américaine s’est clairement exprimée dans les propositions d’accords bilateraux avec le Chili, récemment étendus à l’Argentine. Or, la situation des deux pays est très différente, parce que le Chili a une base manufacturière étroite et a développé un commerce complémentaire aves les EU à travers les ventes minières, fruitières et forestières. Par contre l’Argentine conserve toujours un certain développement industriel propre, qui subirait un coup de grâce avec la ZLÉA [11].

Or, il ne fait pas de doute que l’artillerie lourde des Etats-Unis vise le Brésil, qui a le marché le plus appétissant et le complexe industriel le plus autonome face aux corporations nord-américaines. Contrairement aux autres nations, le Brésil ne peut pas s’accomoder de la ZLÉA sans renoncer aux positions qu’il a conquises sur tous les marchés. Ainsi, son gouvernement cherche à ralentir l’entrée en vigueur du traité et envisage une alliance stratégique avec le Vénézuela. Ces pressions centrifuges accentuent la tendance désintégratrice interne du Mercosur. En son dixième anniversaire, l’affaiblissement de cette association est reconnu par tous ses promoteurs. Elle n’a pas pu avancer vers la formation d’une monnaie unique, ni vers la mise en place d’institutions politiques et juridiques régionales. Les accords douaniers ne se réaliseront pas non plus parce que le système douanier commun n’a jamais réussi à s’implanter, aucune instance d’arbitrage des conflits n’a pu être créée et les divergences au sujet des subventions et des systèmes d’achat gouvernementaux n’ont pas été résolues [12].

Or, ces divergences s’approfondissent avec la réaction de chaque pays face à la crise de sa dette. Tandis que le Brésil a opté pour dévaluer le real et augmenter les tarifs, l’Argentine a misé sur la convertabilité et l’ouverture. Toute la gamme d’économistes et personnalités politiques [13] qui continuent à proposer l’entrée à la ZLÉA après le Mercosur, n’a pas réussi à expliquer comment cette négociation conjointe pourra s’articuler si à la fin d’une décennie on n’a pas réussi à réaliser des accords beaucoup plus élémentaires.

Proposition pour l’autre monde possible

À la différence de la Communauté européenne, la ZLÉA ne crée pas de zones homogènes : aucun pays arriéré ne se rapprochera de l’économie motrice de l’accord. Il n’y a pas de provision pour des transferts budgétaires du Nord au Sud et le fossé de niveau de vie qui sépare n’importe quel pays latino-américain des Etats-Unis se maintiendra. La cause des différences entre la Communauté européeenne et la ZLÉA est évidente : la première association se projette comme un bloc dominant qui défie les Etats-Unis, tandis que la seconde est une pièce de la domination nord-américaine pour affronter cette bataille. Pour cela, c’est tout à fait pertinent de caractériser cette initiative comme un projet impérialiste et recolonisateur de l’Amérique latine. Si ce processus se réalise, la nature de la bourgeoisie régionale changera complètement et la discussion actuelle autour de sa nature dépendante ou transnationale sera tranchée [14]. L’incapacité de la classe dominante latino-américaine à réaliser un projet intégrateur propre est évidente. Les pactes andins et centroaméricains connaitront le même échec que celui que vit le Mercosur en ce moment. Si au cours de tout le XXe siècle les bourgeoisies régionales n’ont pas pu développer le programme de Bolivar, à l’heure actuelle elles ont perdu tout intérêt envers cet objectif parce que leur degré d’association avec le capital métropolitain est substantiellement plus grand.

Les 10 ans du Mercosur étaient également marqués par des atteintes sans précédent aux conditions de vie des travailleurs. Au lieu de réglementations du travail communes et des mesures de protection des salariés, dans les pays impliqués on a développé la précarisation du travail et le chômage. Cette expérience nous permet de conclure qu’un véritable projet d’intégration des peuples devra partir d’autres principes. En premier lieu, il devra se fonder sur la satisfaction des revendications fondamentales comme l’augmentation du salaire minimum, l’assurance-chômage et la gratuité de l’éducation et de la santé. La coordination des politiques pour atteindre ces objectifs doit étayer la solidarité et non pas la compétitivité, encourager la stabilité du travail et non pas la mobilité du capital, promouvoir l’amélioration du niveau de vie et non pas l’efficacité du commerce.

En second lieu, il n’y a pas d’intégration véritable sans enlever l’obstacle que constitue la dette externe pour le développement soutenu comme l’a démontré la crise mexicaine de 1995, brésilienne de 1998 et argentine de 2000-2001. La cessation de paiements détruit tout effort de progrès régional et les interminables ajustements du FMI empêchent une reconstruction complémentaire des économies latinoaméricaines dégradées.

Finalement, l’intégration doit se situer dans la perspective d’un processus de transformation socialiste, parce que le capitalisme constitue un obstacle insurmontable pour le dépassement de la condition périphérique des pays de la région. Il y a un lien entre le vieux rêve d’unité latino-américaine et l’établissement de nouvelles formes de propriété et de gestion collective de l’économie.

Le débat sur ces propositions s’insère dans le nouveau climat politique créé par les protestations contre la mondialisation. Les négociateurs de la ZLÉA ont déjà affronté directement cette hostilité de la rue à Buenos Aires et au Québec. La nouveauté est qu’un grand nombre de manifestants ne se limitent plus à proclamer qu’un autre monde est possible, ils définissent la nature de cet univers désirable et comment y parvenir.

Claudio Katz, économiste, chercheur, enseignant à l’Université de Buenos Aires et du Conicet, participe à l’Université populaire des Mères de la Plaza de Mayo. Ce texte a été écrit pour la revue Nueva Sociedad (Venezuela) n° 174 de juillet-août 2001 et a été également publié dans le mensuel uruguayen Corriente de Izquierda n° 3 de juillet 2001 (publication du Courant de gauche, un regroupement radical au sein du Frente Amplio d’Uruguay) d’où nous l’avons traduit.

P.-S.

Inprecor – n° ? (à retrouver) – Reprise RISAL.

Notes

[1Cf. Luis Bilbao, « Democracia amurallada », Le Monde Diplomatique (édition argentine) mai 2001, Buenos Aires.

[2Cf. Andres Oppenheimer : « Geografia y cultura : factores de progreso ? », La Nación, 1er août 2000, Buenos Aires ; « La posible partición de las Américas », La Nación, 6 août 2000 ; et « Que se espera para América Latina », La Nación, 2 janvier 2001.

[3Nous développons ce thème dans Claudio Katz : « Les nouvelles turbulences de l’économie latino-américaine », Periferias, n° 8, 2e semestre de 2000, Buenos Aires, traduit dans Inprecor n° 457 d’avril 2001.

[4Mariano Grondona, « América Latina : se salvará con el ALCA ? », La Nación, 12 avril 2001.

[5Sebastian Edwards, « El dolar no es la cura mágica », Clarín 13 mai 2001, Buenos Aires.

[6Maude Barlow, « Zone de libre-échange et menace pour les programmes sociaux », Le Conseil des Canadiens, 2001.

[7IDEP, « Los capitales únicos ciudadanos del ALCA » en Nosotros-ATE, mars 2001, Buenos Aires.

[8Cité dans Pagina 12, 10 avril 01, Buenos Aires.

[9Eduardo Lucita, « ALCA un proyecto hegemónico », Realidad Económica n° 178, 2 mars 2001.

[10Document du Comité Argentino contra el ALCA, mars 2001, Buenos Aires.

[11Ce que sera la position définitive de l’Argentine est un mystère, parce que le pays se retrouve au bord de la cessation de paiement et d’un possible écroulement déflationniste. Jusqu’à ce qu’on émerge de ce chaos le gouvernement ne tranchera pas en faveur du Mercosur ou de la ZLÉA. Dans la crise actuelle on adopte des moyens qui semblent choisir l’une ou l’autre des options, mais en réalité ce sont des moyens improvisés qui ne poursuivent aucun objectif clair.

[12Cf. Roberto Bouzas, « El bloque puede desaparecer », Pagina 12, 12 avril 2001.

[13Marcela Bordenave, « Mercosur o ALCA », Pagina 12, 10 avril 2001 ; et Alieto Guadagni, « El ALCA desde el Mercosur », La Nación, 29 mars 2001.

[14James Petras suggère que ce changement s’est déjà produit. Voir Rebelion, 17 mars 2001, et Pagina 12, 13 mai 2001.